
Faut-il acheter l’action Thales ? Prévisions 2026, 2027, 2030
Commandes et chiffre d’affaires des neuf premiers mois de 2026 publiés par Thales le 22 octobre 2026
| Stock | Symbol | Price | 52 Week Range | Dividend Rate | Dividend Yield | Industry | Country | EPS | Shares | Last Updated | Currency | Type |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
THALES HO.PA | HO.PA | 232,00 € | 3,90 | 1,65% | Aerospace & Defense | France | 7,26 | 205.573.883 | 11 heures ago | EUR | EQUITY |
| Information | Détail |
|---|---|
| Code ISIN | FR0000121329 |
| Code mnémonique | HO |
| Place de cotation | Euronext Paris, compartiment A |
| Secteur | Défense, aérospatial, cybersécurité et identité numérique |
| Indices | CAC 40, SBF 120 |
| Dividende 2025 | 3,90 € par action |
| Éligibilité PEA | Oui |
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Faut-il acheter l’action Thales aujourd’hui ?
Oui pour un investisseur patient : l’activité n’a jamais été aussi solide, alors que le titre a nettement reculé. L’action cote 228 € au 23 octobre 2026, environ 17 % sous son plus haut des douze derniers mois.
Les commandes des neuf premiers mois progressent de 15 % à périmètre constant et les ventes de 8,1 %. Le 22 octobre, Thales a confirmé tous ses objectifs et vise désormais le haut de sa fourchette de croissance pour 2026, voire au-delà. La Défense, plus de la moitié du chiffre d’affaires, croît de 13 % portée par le réarmement européen.
Les analystes restent largement acheteurs, avec un objectif moyen d’environ 291 €, soit près de 28 % au-dessus du cours. Le dividende de 3,90 € rapporte environ 1,7 %, et l’acompte de décembre augmente de 10,5 %.
Trois points demandent de la vigilance : le rachat d’Exail pour environ 3,9 milliards d’euros, une branche Cyber & Digital qui stagne, et une valorisation qui reste supérieure à celle d’un industriel classique. Thales peut convenir à un investisseur qui vise plusieurs années, cherche une valeur de défense diversifiée et logeable dans un PEA, et accepte que le titre consolide encore.
Avantages de l’action Thales en 2026
- Commandes de 19,1 milliards d’euros sur neuf mois, en hausse de 15 % à périmètre constant, dont 29 contrats de plus de 100 millions d’euros,
- Défense en croissance organique de 13 % sur neuf mois, et de 12,8 % au seul troisième trimestre,
- Objectifs 2026 confirmés, avec une croissance désormais attendue dans le haut de la fourchette de 6 à 7 %, voire au-delà,
- Carnet de commandes record de 53,3 milliards d’euros fin 2025, soit plus de deux ans de chiffre d’affaires,
- Acompte sur dividende relevé de 10,5 %, à 1,05 € par action en décembre 2026,
- Action éligible au PEA et dividende de source française, sans retenue à la source étrangère.
Inconvénients de l’action Thales en 2026
- Valorisation d’environ 21 fois les bénéfices attendus pour 2026, au-dessus d’un industriel classique,
- Commandes de défense en recul de 6 % au troisième trimestre, face à une base de comparaison élevée,
- Cyber & Digital quasiment à l’arrêt (+0,2 % sur neuf mois), avec l’identité numérique encore en recul,
- Rachat d’Exail pour environ 3,9 milliards d’euros, dont l’effet sur la dette et les bénéfices n’est pas encore chiffré,
- Enquête préliminaire du parquet national financier rapportée par la presse en octobre 2026,
- Titre sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 séances, signe d’une tendance encore hésitante.
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⚠️ L’investissement en bourse comporte un risque de perte en capital. Ce contenu est informatif et peut contenir des erreurs. Il ne constitue pas un conseil en investissement : faites vos propres recherches, et n’investissez que l’argent dont vous n’aurez pas besoin à court terme.
Cours Thales en direct
Voici le cours de l’action Thales en direct :
Au 23 octobre 2026, l’action termine à 228 €, pour une capitalisation d’environ 46,9 milliards d’euros. Elle est quasiment stable depuis le début de l’année (229,80 € fin 2025), mais recule d’environ 9 % sur un an et reste à 18 % de son record de 279,30 €, atteint le 2 octobre 2025.
Le jour de la publication, le 22 octobre, le titre a reculé d’environ 1 % en début de séance malgré des chiffres meilleurs qu’attendu. Il évolue sous sa moyenne des 50 dernières séances (environ 235 €) et sous celle des 200 séances (environ 242 €). Après une hausse de 66 % en 2025, le marché fait une pause : il attend la preuve que les commandes record se transforment en bénéfices.
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Résultats & Perspectives
Neuf premiers mois de 2026 : des commandes en forte hausse
Thales a publié le 22 octobre 2026, avant l’ouverture de la Bourse, ses commandes et son chiffre d’affaires à fin septembre. Comme à chaque trimestre intermédiaire, le groupe ne publie ni bénéfice ni trésorerie : ils viendront avec les résultats annuels, le 2 mars 2027.
| Secteur | Commandes 9 mois 2026 | Évolution organique | Chiffre d’affaires 9 mois 2026 | Évolution organique |
|---|---|---|---|---|
| Aérospatial | 5 011 M€ | +29 % | 4 237 M€ | +4,0 % |
| Défense | 11 315 M€ | +14 % | 9 358 M€ | +13,0 % |
| Cyber & Digital | 2 724 M€ | −2 % | 2 742 M€ | +0,2 % |
| Total groupe | 19 122 M€ | +15 % | 16 422 M€ | +8,1 % |
Au seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires atteint 5 473 millions d’euros, en croissance organique de 8,7 %. Les ventes dépassent d’environ 2 % les attentes des analystes, et les commandes d’environ 9 %. La Défense reste le moteur, avec une croissance à deux chiffres (+12,8 %) malgré une base de comparaison élevée, notamment grâce à la défense aérienne.
Parmi les 11 grands contrats signés au troisième trimestre figurent les charges utiles gouvernementales des 330 satellites de la constellation européenne IRIS², le développement du nouveau radar du Rafale, le programme des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de troisième génération et 12 radars pour la Roumanie. Les commandes venues de France bondissent de 47 % sur neuf mois, celles du Proche et Moyen-Orient de 210 %, alors que l’Asie recule de 30 %.
💡 Tout n’est pas uniforme. Les commandes de défense du seul troisième trimestre reculent de 6 % à périmètre constant, à 3 964 millions d’euros, faute de contrat géant comparable à l’an dernier. Et dans le Cyber & Digital, la reprise de la cybersécurité (+4,3 % au troisième trimestre) est en partie effacée par le recul des activités d’identité numérique.
2025 : une année record
- Chiffre d’affaires : 22,14 milliards d’euros, en croissance organique de 8,8 %,
- Prises de commandes : 25,26 milliards d’euros, soit 1,14 fois le chiffre d’affaires,
- Marge opérationnelle ajustée : 12,4 %, contre 11,8 % en 2024 (2,74 milliards d’euros),
- Résultat net ajusté : 2,0 milliards d’euros, soit 9,76 € par action (8,15 € en données comptables),
- Trésorerie opérationnelle disponible : 2,58 milliards d’euros, et une dette nette ramenée à 1,62 milliard.
Objectifs 2026 confirmés et relevés
Le 22 octobre, Thales a confirmé l’ensemble de ses objectifs annuels et relevé le ton sur la croissance :
- Croissance organique du chiffre d’affaires : dans le haut de la fourchette de 6 à 7 %, voire au-delà, soit un chiffre d’affaires d’environ 23,3 à 23,6 milliards d’euros,
- Commandes : au moins 1,1 fois le chiffre d’affaires de l’année,
- Marge opérationnelle ajustée : entre 12,6 % et 12,8 %,
- Trésorerie opérationnelle disponible : entre 100 % et 110 % du résultat net ajusté.
La croissance supplémentaire arrive sans baisse de la marge visée : c’est le signe que Thales n’achète pas ses volumes par des rabais.
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Les facteurs influençant le cours
Le réarmement européen, premier moteur
La Défense pèse 55 % du chiffre d’affaires et c’est elle qui donne le ton. Les budgets militaires européens augmentent fortement, et Thales y vend ce que les armées achètent en priorité : radars, défense aérienne, systèmes navals, radios et effecteurs. Les commandes européennes progressent de 16 % sur neuf mois, et une partie est désormais financée par le programme européen SAFE, comme les 12 radars commandés par la Roumanie.
Le marché a cependant déjà intégré beaucoup de cette bonne nouvelle. Le titre a gagné 66 % en 2025 : chaque trimestre doit maintenant confirmer que la demande reste forte, ce qui explique les réactions modestes, voire négatives, à de bons chiffres.
L’aéronautique civile et le spatial
L’Aérospatial (environ un quart des ventes) regroupe l’avionique des avions de ligne et le spatial, via Thales Alenia Space. Ses commandes bondissent de 29 % sur neuf mois grâce au spatial institutionnel, avec sept contrats de plus de 100 millions d’euros dont IRIS². Les ventes progressent plus lentement (+4 %) : le ralentissement du trafic aérien, lié au conflit au Moyen-Orient, pèse un peu sur l’après-vente.
Le projet de rapprochement des activités spatiales d’Airbus, Thales et Leonardo, baptisé Bromo, est par ailleurs examiné par les autorités de la concurrence européennes, sans date de décision annoncée.
Le rachat d’Exail
Le 6 juillet 2026, Thales a signé un accord pour racheter les 35,51 % détenus par la famille Gorgé dans Exail, spécialiste des drones maritimes et de la navigation inertielle, à 134 € par action. Une offre publique obligatoire suivra au même prix sur le reste du capital, pour une valorisation totale d’environ 3,9 milliards d’euros, soit une prime de 44 % sur le cours d’avant l’annonce.
L’opération renforce Thales dans des domaines porteurs, mais elle coûte cher et augmentera la dette. La finalisation de l’achat du bloc est attendue d’ici le troisième trimestre 2027, sous réserve des autorisations, et la clôture de l’offre au plus tard début 2028. Son effet sur les bénéfices et la trésorerie n’a pas encore été chiffré par le groupe.
Le Cyber & Digital, le maillon faible
Thales a beaucoup investi dans la cybersécurité et l’identité numérique, avec Gemalto en 2019 puis Imperva en 2023. Le pôle stagne pourtant : +0,2 % de croissance organique sur neuf mois. La cybersécurité repart (+2,5 %, et +4,3 % au troisième trimestre) grâce à de nouveaux produits comme le module de chiffrement Luna 8, résistant aux attaques quantiques. Les activités digitales (cartes, connectivité mobile) reculent encore de 1,2 %.
Les risques judiciaires et de gouvernance
Selon Les Echos et Le Monde des 9 et 10 octobre 2026, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire en lien avec l’Azerbaïdjan. Aucune décision judiciaire n’est connue à ce stade, mais ce type de dossier peut peser sur l’image et, à terme, sur les comptes.
Côté gouvernance, la stabilité domine : Patrice Caine a été reconduit à la tête du groupe jusqu’en 2030 lors de l’assemblée générale de mai 2026, et l’État français comme Dassault Aviation restent les deux actionnaires de référence.
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Analyse fondamentale de Thales
Une valorisation redevenue plus raisonnable
Au cours de 228 €, Thales vaut environ 23 fois son bénéfice ajusté 2025 (9,76 € par action) et environ 21 fois celui attendu pour 2026. C’est moins que la médiane du secteur aéronautique et défense, autour de 25 fois, mais plus qu’un industriel européen classique.
Le calcul dépend beaucoup de la base retenue : en données comptables, le bénéfice 2025 n’est que de 8,15 € par action, soit 28 fois le cours. L’écart vient des ajustements liés aux acquisitions, que Thales exclut de son résultat ajusté. Les analystes eux-mêmes divergent sur le bénéfice 2026, de 8,74 € à 10,68 € par action selon le fournisseur.
Une rentabilité qui progresse d’année en année
La marge opérationnelle ajustée est passée de 11,8 % en 2024 à 12,4 % en 2025, et vise 12,6 à 12,8 % en 2026. La Défense dégage 13,2 %, le Cyber & Digital 13,7 % et l’Aérospatial 9,5 %, en nette amélioration (7,2 % en 2024). Le levier principal reste la montée en volume de la Défense, sur des contrats souvent indexés sur l’inflation.
Une forte génération de trésorerie et un bilan sain
En 2025, Thales a dégagé 2,58 milliards d’euros de trésorerie opérationnelle disponible, plus que son résultat net ajusté. Sa dette nette n’était plus que de 1,62 milliard d’euros fin 2025, soit moins d’une année de trésorerie dégagée. Pour 2026, le groupe vise une conversion de 100 à 110 % de son résultat net ajusté en trésorerie.
Cette solidité laisse de la marge pour financer Exail, même si la dette remontera une fois l’opération finalisée. Les acomptes versés par les clients de la Défense aident aussi : les armées paient souvent une partie des contrats à l’avance, ce qui finance la production.
Un carnet de commandes qui donne de la visibilité
Avec 53,3 milliards d’euros de commandes en carnet fin 2025, Thales dispose de l’équivalent de plus de deux ans de chiffre d’affaires déjà signé. Les commandes ont encore dépassé les ventes sur neuf mois (1,16 fois), donc le carnet continue de grossir. Le défi n’est plus de vendre, mais de produire assez vite, sans dérapage des coûts ni des délais.
Trois métiers aux cycles différents
Défense (55 % des ventes), Aérospatial (27 %) et Cyber & Digital (17 %) ne suivent pas les mêmes cycles. Cette diversité amortit les chocs : en 2026, la Défense compense la faiblesse du digital et le ralentissement de l’après-vente aéronautique. Elle explique aussi pourquoi Thales croît moins vite que des acteurs purement militaires comme Rheinmetall ou Saab, mais avec moins de volatilité.
Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital
Action Thales : prévisions 2026, 2027 & 2030
Un consensus acheteur et des objectifs assez groupés
Selon Yahoo Finance au 26 octobre 2026, 18 analystes suivent Thales : 12 recommandent l’achat, 5 de conserver et 1 de vendre. Leur objectif moyen est de 291,33 € (médiane 292,50 €), soit un potentiel d’environ 28 % par rapport au cours du 23 octobre. Les cibles vont de 250 € à 335 €.
Voici les objectifs publiés autour des résultats que nous avons pu recouper :
| Banque | Recommandation | Objectif de cours | Date |
|---|---|---|---|
| Citi | Achat | 317 € | 22 octobre 2026 |
| BofA Securities | Achat | 315 € (contre 312 €) | 13 octobre 2026 |
| Jefferies | Achat | 290 € | 22 octobre 2026 |
| Berenberg | Conserver | 275 € | 22 octobre 2026 |
Citi s’attendait à une réaction modérément positive du titre après des commandes supérieures de 9 % aux attentes. Berenberg reste la plus prudente des quatre, jugeant que la valorisation intègre déjà une bonne partie de la croissance.
Trois scénarios à douze mois
Voici les trajectoires possibles à un an, construites à partir des bornes des objectifs d’analystes. Ce sont des cadres de raisonnement, pas des prévisions :
| Scénario | Cours visé | Potentiel | Ce qu’il suppose |
|---|---|---|---|
| Bas de fourchette | 250 € | environ +10 % | Exécution moins convaincante, dérapage de coûts sur quelques contrats, Exail plus coûteux que prévu, multiples de valorisation qui restent comprimés |
| Central | 291 € | environ +28 % | Objectifs 2026 tenus, marge en hausse vers 13 % en 2027, conversion régulière du carnet de commandes |
| Haut de fourchette | 335 € | environ +47 % | Accélération des commandes européennes, reprise du Cyber & Digital et intégration réussie d’Exail |
⚠️ Même la borne basse des objectifs reste au-dessus du cours actuel. Cela ne protège pas d’une baisse : aucun analyste ne chiffre de scénario sous 228 €, mais un retard d’exécution, une issue défavorable des dossiers ouverts ou une baisse générale des valeurs de défense suffiraient à faire reculer le titre.
Fin 2026 : l’acompte de décembre et le Rafale F5
D’ici la fin de l’année, les rendez-vous sont peu nombreux mais concrets :
| Date | Événement | Enjeu |
|---|---|---|
| 2 décembre 2026 | Détachement de l’acompte sur dividende | 1,05 € par action, en hausse de 10,5 % |
| 4 décembre 2026 | Paiement de l’acompte | Versement aux actionnaires inscrits |
| Fin 2026 | Lancement attendu de la réalisation du Rafale F5 | Passage du développement à la production |
| 2 mars 2027 (avant Bourse) | Résultats annuels 2026 | Marge, trésorerie, dette et effet attendu d’Exail |
| 28 avril 2027 (avant Bourse) | Commandes et chiffre d’affaires du premier trimestre 2027 | Premier test de la croissance 2027 |
| 12 mai 2027 | Assemblée générale | Vote du solde du dividende 2026 |
| 21 juillet 2027 (avant Bourse) | Résultats semestriels 2027 | Conversion du carnet et marges |
2027-2028 : Exail et la poursuite de la hausse des marges
Les analystes anticipent un chiffre d’affaires d’environ 26 milliards d’euros en 2027 et 28 milliards en 2028, avec une marge opérationnelle qui grimperait vers 13,2 puis 13,5 %. Ces prévisions ne tiennent pas encore compte d’Exail, dont l’intégration commencera une fois l’opération finalisée, au plus tôt fin 2027.
Le dividende suivrait la même pente : environ 4,30 € au titre de 2026 et près de 5 € au titre de 2027 selon le consensus, Thales distribuant habituellement 40 % de son résultat net ajusté.
2030 : un champion européen de la défense et de la sécurité
À l’horizon 2030, la thèse repose sur la durée du cycle de réarmement européen et sur la capacité de Thales à rester le fournisseur de référence en électronique de défense, en spatial et en cybersécurité souveraine. Les besoins en défense aérienne, en surveillance et en communications sécurisées s’inscrivent sur des programmes de dix à vingt ans.
Le principal risque à long terme serait un retournement des budgets militaires après une éventuelle désescalade en Europe. Thales y serait moins exposé qu’un pur fabricant d’armement grâce à ses autres métiers, mais son cours, valorisé pour une croissance durable, réagirait nettement.
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Dividende action Thales
Thales verse un dividende en deux fois : un acompte en décembre, puis le solde après l’assemblée générale de mai. Le groupe distribue habituellement 40 % de son résultat net ajusté.
| Critère | Détails |
|---|---|
| Dividende au titre de 2025 | 3,90 € par action |
| Acompte 2025 | 0,95 €, payé en décembre 2025 |
| Solde 2025 | 2,95 €, détaché le 18 mai 2026 |
| Acompte 2026 | 1,05 €, détaché le 2 décembre 2026 et payé le 4 décembre 2026 |
| Rendement | environ 1,7 % au cours de 228 € |
| Politique de distribution | 40 % du résultat net ajusté |
Le rendement est modeste, mais la progression est régulière : 3,40 € au titre de 2023, 3,70 € au titre de 2024 puis 3,90 € au titre de 2025. La hausse de 10,5 % de l’acompte de décembre laisse attendre un nouveau dividende en progression au titre de 2026, autour de 4,30 € selon le consensus.
Le dividende est largement couvert : en 2025, il représentait environ 40 % du résultat net ajusté, et la trésorerie dégagée dépassait ce résultat. Comme Thales est une société française, aucun impôt étranger n’est prélevé à la source.
Où acheter des actions Thales ?
L’action Thales se négocie sur Euronext Paris sous le code HO et l’ISIN FR0000121329. À environ 228 € l’action, plusieurs solutions permettent de l’acheter, avec des frais et une fiscalité différents.
Les courtiers en ligne (recommandé)
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Le plan d’épargne en actions (PEA)
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Les banques traditionnelles
Votre banque habituelle permet aussi d’acheter des actions Thales, avec l’avantage d’un conseiller. Les frais de courtage et de garde y sont en général nettement plus élevés, ce qui pèse sur un investissement de long terme. Voir notre classement des meilleures banques traditionnelles.
💡 En compte-titres ordinaire, les dividendes et les plus-values sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif. Une taxe sur les transactions financières de 0,4 % (depuis le 1er avril 2025) s’applique aussi à l’achat d’actions Thales, quelle que soit l’enveloppe, comme pour toutes les grandes sociétés françaises.
ETFs contenant Thales
Un ETF permet de s’exposer à Thales tout en répartissant le risque. Les ETF consacrés à la défense européenne en font l’une de leurs premières lignes, alors qu’il ne pèse qu’environ 1 % d’un ETF CAC 40.
| Nom de l’ETF | Code ISIN | Pondération Thales | Type d’exposition |
|---|---|---|---|
| WisdomTree Europe Defence UCITS ETF EUR Unhedged Acc | IE0002Y8CX98 | 9,91 % au 27 août 2026 | Défense européenne |
| Amundi Stoxx Europe Defense UCITS ETF Acc | LU3038520774 | 9,66 % au 24 août 2026 | Défense européenne |
| VanEck Defense UCITS ETF A | IE000YYE6WK5 | 7,01 % au 31 août 2026 | Défense mondiale |
| Amundi CAC 40 UCITS ETF Acc | FR0013380607 | 1,23 % au 25 août 2026 | Indice CAC 40, éligible PEA |
Pour 10 000 € placés dans un ETF défense européen, l’exposition à Thales représente environ 1 000 €. Ces fonds concentrent leurs risques sur un seul secteur : vérifiez l’ISIN, l’éligibilité au PEA et le document d’informations clés avant de souscrire, et retrouvez notre sélection des meilleurs ETF.
Le cours de Thales a reculé de 18 % depuis son record d’octobre 2025
Historique et principaux chiffres
L’histoire de Thales remonte à la fin du XIXe siècle, à travers Thomson-CSF. Voici les grandes étapes :
| Année | Événement clé |
|---|---|
| 1893 | Création de la Compagnie Française Thomson-Houston, à l’origine du groupe |
| 1968 | Naissance de Thomson-CSF, par le rapprochement des activités professionnelles de Thomson-Brandt et de la CSF |
| 1982 | Nationalisation et recentrage sur l’électronique professionnelle et la défense |
| 1998 | Privatisation : la part de l’État passe d’environ 58 % à environ 40 % |
| 2000 | Rachat du britannique Racal ; Thomson-CSF prend le nom de Thales en décembre |
| 2007 | Création de Thales Alenia Space et entrée au capital de DCNS, devenu Naval Group |
| 2009 | Dassault Aviation devient actionnaire, à environ 26 % |
| 2019 | Rachat de Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique |
| 2023 | Rachat d’Imperva dans la cybersécurité |
| 2024 | Cession de l’activité transport à Hitachi Rail et rachat de Cobham Aerospace Communications |
| 2026 | Accord pour racheter Exail, commandes record sur neuf mois |
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires 2025 | 22,14 milliards d’euros |
| Chiffre d’affaires des neuf premiers mois 2026 | 16,42 milliards d’euros |
| Prises de commandes des neuf premiers mois 2026 | 19,12 milliards d’euros |
| Carnet de commandes (fin 2025) | 53,3 milliards d’euros |
| Résultat net ajusté 2025 | 2,0 milliards d’euros |
| Dette nette (fin 2025) | 1,62 milliard d’euros |
| Effectif | plus de 85 000 collaborateurs dans 65 pays |
| Capitalisation boursière (23 octobre 2026) | environ 46,9 milliards d’euros |
Les principaux concurrents de Thales
Thales se situe entre les géants intégrés de la défense, comme RTX et BAE Systems, et des spécialistes européens plus petits comme Saab. Leonardo est à la fois concurrent et partenaire, au sein de Thales Alenia Space et de Telespazio.
| Groupe | Chiffre d’affaires 2025 | Croissance 2025 | Capitalisation (23 octobre 2026) | Revenus d’armement 2024 (SIPRI) |
|---|---|---|---|---|
| Thales | 22,14 Md€ | +7,6 % | 52,5 Md$ | 11,8 Md$ |
| Leonardo | 19,50 Md€ | +9,8 % | 31,3 Md$ | 13,8 Md$ |
| BAE Systems | 28,34 Md£ | +7,7 % | 75,5 Md$ | 33,8 Md$ |
| RTX | 88,60 Md$ | +9,7 % | 257,8 Md$ | 43,6 Md$ |
| Saab | 79,15 Md de couronnes | +24,2 % | 35,1 Md$ | 5,6 Md$ |
Thales est plus diversifié que ses concurrents : l’armement ne représente qu’environ la moitié de son activité, contre plus de 90 % pour Saab. Cela explique une croissance moins spectaculaire que celle de Saab (+24 % en 2025) ou de Rheinmetall, mais aussi une plus grande stabilité. Leonardo réalise plus de revenus d’armement que Thales pour un chiffre d’affaires plus faible, et RTX comme BAE Systems jouent dans une autre catégorie de taille.
En France, Thales travaille souvent aux côtés de Safran et d’Airbus, sur le Rafale ou dans le spatial, plus en partenaire qu’en concurrent direct. Son terrain propre reste l’électronique : radars, guerre électronique, avionique, communications et cybersécurité.
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FAQ concernant l’action Thales
L’action Thales est-elle éligible au PEA ?
Oui. Thales est une société française cotée sur Euronext Paris : son action peut être logée dans un PEA. Après cinq ans de détention du plan, les plus-values et les dividendes échappent à l’impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux de 18,6 %.
Quand sera versé le prochain dividende Thales ?
Thales versera un acompte de 1,05 € par action le 4 décembre 2026, après un détachement le 2 décembre. Il faut donc détenir l’action au plus tard à la clôture du 1er décembre pour le percevoir. Le solde au titre de 2026 sera voté lors de l’assemblée générale du 12 mai 2027.
Quand Thales publiera-t-elle ses prochains résultats ?
Les résultats annuels 2026 seront publiés le 2 mars 2027, avant l’ouverture de la Bourse. Suivront les commandes et le chiffre d’affaires du premier trimestre 2027, le 28 avril 2027, puis les résultats semestriels le 21 juillet 2027.
Pourquoi Thales rachète-t-elle Exail ?
Exail est spécialisé dans les drones maritimes, notamment de lutte contre les mines, et dans la navigation inertielle, deux domaines en forte croissance. Thales a signé en juillet 2026 un accord pour racheter le bloc de la famille Gorgé à 134 € par action, avant une offre sur le reste du capital, pour une valorisation d’environ 3,9 milliards d’euros. L’opération doit être finalisée entre fin 2027 et début 2028.
Le dividende Thales bénéficie-t-il d’une prime de fidélité ?
Non, contrairement à Air Liquide ou L’Oréal, Thales ne propose pas de dividende majoré pour les actionnaires inscrits au nominatif depuis plus de deux ans. Tous les actionnaires reçoivent le même montant par action.
Quelle est la fiscalité des dividendes Thales ?
En compte-titres ordinaire, les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. L’abattement de 40 % ne s’applique que si l’on opte pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, une option globale qui vaut pour tous ses revenus de placement de l’année. Dans un PEA de plus de cinq ans, seuls les prélèvements sociaux restent dus au moment du retrait.
Qui contrôle Thales ?
L’État français et Dassault Aviation sont les deux actionnaires de référence et pèsent de façon déterminante sur les décisions stratégiques. Le président-directeur général, Patrice Caine, a été reconduit jusqu’en 2030 lors de l’assemblée générale de mai 2026.

Fort d’une première expérience dans le commerce, je me consacre aujourd’hui à décrypter l’univers de la finance en ligne. Ma mission est double : d’une part, rendre les grands sujets économiques accessibles à tous, et d’autre part, analyser en profondeur les plateformes bancaires et d’investissement. Mon objectif est de vous fournir des éclairages clairs et factuels pour vous permettre de naviguer dans cet écosystème et de faire vos propres choix de manière éclairée.

