
Faut-il acheter l’action AB Science ? Prévisions 2026
| Stock | Symbol | Price | 52 Week Range | Dividend Rate | Dividend Yield | Industry | Country | EPS | Shares | Last Updated | Currency | Type |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
AB SCIENCE AB.PA | AB.PA | 0,851 € | 0,00 | 0,00% | Drug Manufacturers - Specialty & Generic | France | 0,03 | 69.776.233 | 2 heures ago | EUR | EQUITY |
| Information | Détail |
|---|---|
| Code ISIN | FR0010557264 |
| Code action | ORA |
| Secteur | Biotechnologies |
| Indice de référence | CAC 40 |
| Éligible PEA | Oui |
Faut-il acheter l’action AB Science ?
Si vous êtes prêt à accepter une volatilité extrême en échange d’un potentiel de gain massif, AB Science représente une opportunité de biotech pure à risque binaire. L’action se situe à un moment charnière de son existence : la société dispose désormais d’une visibilité financière suffisante pour mener à bien son essai confirmatif dans la SLA, et les données de survie publiées en avril 2026 constituent une avancée clinique majeure qui pourrait forcer une réévaluation complète par les autorités de santé.
Le masitinib se distingue par son approche unique de l’immunité innée dans des maladies neurodégénératives sans traitement efficace. Les résultats de survie à 5 ans dans la SLA placent la molécule dans une position de force inédite, avec un taux de 42,3 % là où les prévisions étaient bien moindres. L’identification récente d’un biomarqueur plasmatique capable de prédire la réponse au traitement renforce la solidité scientifique du dossier et pourrait lever les réticences historiques des régulateurs européens.
Les risques restent considérables : l’échec de l’essai confirmatif condamnerait probablement le programme humain, et la dilution continue des actionnaires par levées de fonds successives pèse structurellement sur le cours. L’historique de rejets réglementaires par l’EMA crée un climat de défiance qui ne sera levé que par des données cliniques incontestables. Le secteur des biotechs est l’un des plus imprévisibles de la bourse, et AB Science incarne ce profil à l’extrême.
👉 Notre avis : AB Science s’adresse exclusivement aux investisseurs avertis acceptant de perdre l’intégralité de leur mise en échange d’un potentiel de revalorisation de plusieurs centaines de pourcents en cas de succès clinique. Une position limitée dans un portefeuille diversifié peut se justifier, jamais un investissement concentré.
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Avantages de l’action AB Science en 2026
- Données de survie exceptionnelles dans la SLA avec un taux à 5 ans de 42,3 % publié en avril 2026,
- Identification d’un biomarqueur plasmatique prédictif de la réponse au masitinib dans la SLA,
- Assurance de financement d’essai clinique de 25 millions d’euros réduisant le risque de perte,
- Restructuration réussie de la dette avec gel des remboursements pour 12 à 24 mois,
- Approche thérapeutique unique ciblant l’immunité innée dans les maladies neurodégénératives,
- Portefeuille de brevets solide protégé jusqu’en 2040-2042 sur les principaux marchés,
- Potentiel de revalorisation massive si succès clinique avec objectifs analystes entre 2,70 € et 5,17 €.
Inconvénients de l’action AB Science en 2026
- Risque binaire extrême avec un échec clinique qui anéantirait la valeur du titre,
- Dilution continue des actionnaires par levées de fonds successives pour financer les essais,
- Historique de rejets réglementaires par l’EMA créant un climat de défiance persistant,
- Chiffre d’affaires marginal limité au Masivet vétérinaire sans revenus humains à court terme,
- Concurrence de laboratoires disposant de moyens financiers colossaux comme Biogen ou Sanofi,
- Chute boursière de 92,55 % sur cinq ans témoignant d’une volatilité extrême du titre.
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⚠️ L’équipe MoneyRadar vous rappelle que l’investissement en bourse comporte des risques. Notre contenu a une vocation informationnelle et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Nous vous encourageons à réaliser vos propres recherches (et à comparer différentes sources) avant d’investir. N’investissez que dans les limites de vos capacités financières, et veillez à assurer une épargne de sécurité avant tout !
Cours ab science en direct
Résultats financiers & objectifs ab science
L’exercice 2024 et le premier semestre 2025 reflètent une stratégie de survie rigoureuse pour AB Science, confrontée à l’absence de revenus issus de son pipeline humain. La société a réduit drastiquement ses coûts opérationnels tout en maintenant ses programmes cliniques prioritaires.
AB Science enregistre un chiffre d’affaires annuel 2024 de 1,072 million d’euros, en progression de 10,5 % par rapport à 2023. Ce niveau demeure modeste et repose exclusivement sur les ventes du Masivet®, médicament vétérinaire autorisé pour le traitement du mastocytome canin. La perte nette s’établit à 7,83 millions d’euros en 2024, contre 11,99 millions en 2023, témoignant d’une amélioration significative de la maîtrise des charges.
Le déficit opérationnel a été réduit de 55 % sur l’exercice, tombant à 6,1 millions d’euros contre 13,4 millions en 2023. Cette performance résulte principalement d’une baisse de 21,5 % des dépenses de R&D et d’une contraction de 31,1 % des frais administratifs au S1 2025. La trésorerie s’élevait à 8,0 millions d’euros fin 2024, renforcée par deux placements privés cumulés de 6,3 millions d’euros au second semestre 2025 et par le remboursement exceptionnel de 7,9 millions d’euros de crédits d’impôt recherche.
Voici quelques chiffres clés par segment d’activité sur cette période :
- Activité vétérinaire (Masivet®) : 1,072 million d’euros en 2024, seule source de revenus commerciaux. Le produit bénéficie d’une extension de conservation de 36 à 48 mois approuvée par l’EMA, nécessitant un reconditionnement logistique. Au S1 2025, les ventes s’établissent à 515 000 euros, en léger recul lié à ce changement d’unités.
- Pipeline Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) : Aucun revenu à date, mais le programme constitue la priorité absolue de l’entreprise. Les dépenses R&D 2025 se concentrent sur la phase 3 de confirmation du masitinib, sécurisée par une assurance CTFI de 25 millions d’euros (extensible à 39 millions) auprès de Lloyd’s, réduisant l’impact d’un échec clinique.
- Leucémie Myéloïde Aiguë (LMA) : Programme en phase 1/2 avec la molécule AB8939, positionné comme second axe stratégique. Les dépenses restent contenues, le programme étant conduit en partenariat avec des centres académiques pour optimiser les coûts.
- Autres indications (Alzheimer, Sclérose en Plaques, Mastocytose) : Mise en suspens ou dépriorisation complète. La société recherche activement des partenariats pour les phases 3 d’Alzheimer et SEP, estimant ne pas disposer des ressources marketing pour ces marchés de masse. Les programmes mastocytose sont gelés suite aux avis négatifs répétés de l’EMA.
Objectifs et perspectives 2026 :
AB Science vise une finalisation complète de la renégociation de sa dette bancaire et BEI d’ici fin 2026, avec un gel du remboursement en principal des PGE jusqu’à décembre 2026 et un report à 2028 pour la dette BEI (12 millions d’euros). Cette restructuration, conclue le 27 avril 2026, écarte le risque de défaut immédiat et donne de la visibilité jusqu’au démarrage de l’essai confirmatif SLA (AB23005).
L’année 2026 sera décisive sur le plan scientifique, avec la publication en avril 2026 de données de survie à 5 ans exceptionnelles dans la SLA (taux de survie de 42,3 % à 5 ans, survie médiane de 121 mois) et l’identification d’un biomarqueur plasmatique prédictif de la réponse au masitinib. Ces deux avancées renforcent la crédibilité du dossier réglementaire auprès de la FDA et de l’EMA. La société anticipe un besoin de financement additionnel de 10 à 15 millions d’euros en 2026-2027 pour couvrir le lancement de l’essai pivot, qui sera partiellement assuré par l’activation de l’assurance CTFI en cas de succès des étapes intermédiaires. Le maintien de la visibilité financière passe par de nouveaux placements privés, entraînant une dilution mécanique mais jugée acceptable par la direction compte tenu du potentiel de revalorisation massive en cas de succès clinique.
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Dividende action ab science
| Critères | Détail |
|---|---|
| Dividende Action AB Science | Rendement de 0,00% (2026) |
| Ratio de Distribution | 0% (aucun dividende versé) |
| Dates de Versement | Aucun versement prévu |
Quel dividende pour l’action AB Science ?
AB Science ne verse aucun dividende à ses actionnaires. Le rendement du dividende est de 0,00% pour l’année 2026. Aucun versement n’a été effectué depuis la création de la société en 2001, et aucun n’est prévu à court ou moyen terme. Cette politique reflète le modèle économique classique des biotechs en phase de développement clinique.
Pourquoi AB Science ne verse-t-elle pas de dividende ?
L’absence de dividende s’explique par le positionnement stratégique de la société :
- Réinvestissement total dans la R&D : La totalité des ressources financières est allouée aux essais cliniques de phase 3, notamment dans la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) et la leucémie myéloïde aiguë (LMA)
- Absence de rentabilité : Le résultat net consolidé s’établit à -7,8 millions d’euros en 2024 et -5,2 millions d’euros au premier semestre 2025, rendant impossible toute distribution aux actionnaires
Pour les investisseurs d’AB Science, la création de valeur repose exclusivement sur le potentiel de revalorisation du cours de l’action en cas de succès clinique ou de partenariats stratégiques. Le chiffre d’affaires actuel (1,07 million d’euros en 2024) provient uniquement de l’activité vétérinaire Masivet®, insuffisant pour dégager des bénéfices distribuables. Aucun dividende n’est envisagé avant une commercialisation réussie du masitinib dans les indications humaines, ce qui reste hypothétique à l’horizon 2026-2028.
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Action ab science : quelles prévisions pour 2026, 2027 et 2030 ?
Les perspectives d’AB Science pour les années à venir reposent entièrement sur les résultats des essais cliniques de phase 3 du masitinib dans la SLA et sur la capacité de la société à transformer ses données de survie exceptionnelles en autorisation de mise sur le marché. Voici les projections basées sur les catalyseurs cliniques, la restructuration financière d’avril 2026 et les attentes des analystes spécialisés.
2026-2027 : l’année décisive de l’essai confirmatif AB23005
L’année 2026 marque le lancement de l’étude de phase 3 confirmative dans la SLA, sécurisée par une assurance de financement d’essai clinique (CTFI) de 25 millions d’euros auprès de Lloyd’s. Cette période est celle du « tout ou rien » : si l’essai démontre un bénéfice statistiquement significatif sur la survie ou la fonction motrice dans la population identifiée par le biomarqueur plasmatique, le titre pourrait connaître une revalorisation massive. Le consensus des analystes spécialisés fixe un objectif de cours moyen à 5,17 €, soit un potentiel de hausse de plus de 345 % par rapport au cours actuel de 1,16 €. La restructuration de la dette finalisée en avril 2026 offre une visibilité de trésorerie jusqu’à fin 2027, éloignant le risque de défaut de paiement immédiat.
2028-2029 : soumission réglementaire et partenariats stratégiques
À cet horizon, AB Science devrait soumettre son dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) auprès de la FDA et de l’EMA si les résultats de phase 3 sont positifs. La société recherche activement des partenariats pour les programmes Alzheimer et sclérose en plaques, jugés trop coûteux pour ses capacités marketing. Un accord de licensing avec un laboratoire pharmaceutique majeur (Biogen, Sanofi, Roche) constituerait un catalyseur majeur, permettant de monétiser le pipeline sans dilution massive. Le segment vétérinaire devrait rester stable avec un chiffre d’affaires autour de 1,2 million d’euros annuel, tandis que l’activité humaine pourrait générer ses premiers revenus de milestones.
Les analystes de Maxim Group et Chardan tablent sur une approbation commerciale du masitinib dans la SLA à cet horizon, avec un pic de ventes potentiel de 300 à 500 millions d’euros annuels dans cette indication orpheline seule.
2030 et au-delà : un portefeuille multi-indications en neurologie
À long terme, AB Science ambitionne de positionner le masitinib comme un traitement de référence ciblant l’immunité innée dans plusieurs maladies neurodégénératives. Si les programmes Alzheimer et sclérose en plaques progressive aboutissent via des partenaires, la molécule pourrait devenir un blockbuster avec un chiffre d’affaires cumulé dépassant le milliard d’euros. Le portefeuille de propriété intellectuelle protège cette stratégie jusqu’en 2040-2042 dans les principales zones géographiques.
Cependant, ce scénario de long terme reste conditionné à la réussite des essais de phase 3, à l’acceptation réglementaire et à la capacité de la société à financer son développement sans dilution excessive. En cas d’échec clinique, le titre pourrait chuter vers son plus bas historique, reflétant uniquement la valeur résiduelle de l’activité vétérinaire.
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Analyse fondamentale ab science
Modèle économique biotech et sources de revenus
AB Science génère actuellement des revenus marginaux exclusivement issus de son activité vétérinaire. Le Masivet®, traitement du mastocytome canin, a permis d’enregistrer un chiffre d’affaires de 1,072 million d’euros en 2024, en progression de 10,5 % par rapport à 2023. Au premier semestre 2025, les ventes s’établissent à 515 000 euros, en léger recul dû à un reconditionnement logistique suite à l’extension de la durée de conservation de 36 à 48 mois accordée par l’EMA. L’activité humaine, qui concentre 100 % de la valeur potentielle du pipeline, ne génère aucun revenu commercial en 2026, toute la valorisation repose sur le succès futur des essais cliniques de phase 3 dans la SLA et la leucémie myéloïde aiguë.
Gestion des coûts et réduction du déficit opérationnel
La société a réalisé un effort spectaculaire de maîtrise des dépenses. Le déficit opérationnel a été réduit de 55 % en 2024, tombant à 6,1 millions d’euros contre 13,4 millions l’année précédente. Cette amélioration s’explique par une baisse de 21,5 % des frais de R&D, qui passent de 13,3 millions d’euros en 2022 à environ 10,5 millions en 2023, puis à 1,836 million d’euros au premier semestre 2025. Les frais administratifs suivent la même tendance avec une diminution de 31,1 %, s’établissant à 893 000 euros au S1 2025. Cette discipline budgétaire stricte reflète un recentrage stratégique sur les programmes cliniques prioritaires : SLA et leucémie myéloïde aiguë.
Structure financière et restructuration de la dette
La situation bilancielle reste tendue mais sécurisée à court terme grâce à une renégociation cruciale. Au 31 décembre 2024, la trésorerie s’élève à 8,0 millions d’euros, renforcée par des placements privés cumulant 6,3 millions d’euros entre août et octobre 2025. La dette financière brute comprend des PGE (3,5 millions d’euros) et un emprunt BEI (12 millions d’euros au total). L’accord signé en avril 2026 avec les créanciers gèle le remboursement du principal des PGE jusqu’à fin 2026 et reporte l’amortissement de la dette BEI à 2028, offrant une respiration financière vitale. Le free cash-flow de 3,76 millions d’euros en 2024 bénéficiait exceptionnellement du remboursement de 7,9 millions d’euros de crédits d’impôt recherche des années antérieures.
Propriété intellectuelle et avantage concurrentiel
Le masitinib se distingue par son mécanisme d’action unique ciblant l’immunité innée. Cet inhibiteur de tyrosine kinase hautement sélectif agit sur les mastocytes et la microglie, modulant l’environnement inflammatoire neuronal plutôt que la prolifération cellulaire oncologique. AB Science détient un portefeuille de brevets robuste protégeant le masitinib jusqu’en 2040-2042 aux États-Unis, en Europe et en Asie pour ses principales indications. En janvier 2026, un brevet japonais a été obtenu pour la sclérose en plaques progressive jusqu’en 2041. Cette protection intellectuelle constitue le principal actif immatériel de la société, valorisé par le marché bien au-delà de la simple capitalisation boursière actuelle de 76,5 millions d’euros.
Innovation financière : assurance de financement d’essai clinique
AB Science a introduit un mécanisme financier inédit dans le secteur biotech européen. La société a sécurisé une assurance CTFI (Clinical Trial Funding Insurance) de 25 millions d’euros, extensible jusqu’à 39 millions d’euros, auprès de MCI (Lloyd’s Syndicate 1902) pour couvrir les coûts de l’essai confirmatif de phase 3 dans la SLA en cas d’échec clinique. Ce dispositif réduit considérablement le risque de perte de capital pour les actionnaires et témoigne d’une confiance externe dans la solidité du design de l’étude. Annoncée en avril 2026, cette innovation financière a été bien accueillie par les analystes spécialisés, qui y voient un gage de crédibilité scientifique et une protection contre le risque binaire caractéristique des biotechs en phase 3.
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Facteurs influant sur le cours de l’action ab science
Le cours de l’action AB Science en 2026 est influencé par une combinaison de facteurs cliniques, réglementaires et financiers propres aux biotechnologies en phase de développement avancé.
Les résultats de l’essai confirmatif dans la SLA
L’essai de phase 3 AB23005 dans la sclérose latérale amyotrophique constitue le catalyseur décisif pour la valorisation du titre. Les données de survie à 5 ans publiées en avril 2026 sur medRxiv montrent un taux de survie de 42,3 % pour les patients traités au masitinib à 4,5 mg/kg/jour, avec une survie médiane observée de 121 mois. Le succès ou l’échec de cet essai confirmatif déterminera la viabilité commerciale de la molécule phare du groupe. L’identification d’un biomarqueur plasmatique en février 2026, capable de prédire la réponse au traitement, renforce la probabilité d’approbation réglementaire en définissant une population de répondeurs. Les investisseurs scrutent attentivement l’avancement de cet essai dont les résultats intermédiaires sont attendus avant la fin 2026.
La restructuration de la dette et la visibilité financière
L’accord de restructuration conclu le 27 avril 2026 avec les créanciers bancaires et la BEI représente une étape critique pour la survie opérationnelle. Le report de 24 mois des remboursements en principal des PGE (3,5 millions d’euros) et de 12 mois de la dette BEI (12 millions d’euros) éloigne le risque immédiat de défaut. Cette renégociation offre une visibilité de trésorerie jusqu’à fin 2026, mais la société reste dépendante de nouveaux financements dilutifs. Les placements privés successifs de 2025 (6,3 millions d’euros au total) ont permis de maintenir une trésorerie de 8 millions d’euros fin 2024. La capacité d’AB Science à lever des fonds additionnels sans dilution excessive ou à signer un partenariat stratégique avant l’épuisement du cash conditionne directement la confiance des investisseurs.
L’assurance de financement d’essai clinique (CTFI)
L’innovation financière que représente l’assurance CTFI de 25 millions d’euros (extensible à 39 millions) souscrite auprès de MCI (Lloyd’s Syndicate 1902) constitue un facteur de réduction du risque unique dans le secteur. Cette assurance couvre les coûts de l’essai de phase 3 dans la SLA en cas d’échec clinique, protégeant ainsi le capital des actionnaires. La mise en place de ce mécanisme témoigne d’une confiance extérieure dans le design de l’étude et améliore significativement le profil risque-rendement du titre. Les analystes de Maxim Group et Chardan ont relevé leurs objectifs de cours suite à cette annonce, considérant que le risque binaire traditionnel des biotechs est partiellement atténué. Cette structure financière originale pourrait servir de modèle pour d’autres sociétés du secteur.
Le positionnement face aux régulateurs européens
L’historique des refus de l’Agence européenne des médicaments (EMA) entre 2017 et 2024 pèse lourdement sur le sentiment des investisseurs. L’EMA exige désormais deux essais de phase 3 positifs pour une approbation complète, là où AB Science espérait une autorisation conditionnelle sur un seul essai. La crédibilité réglementaire du masitinib reste à reconstruire auprès des autorités européennes malgré des données cliniques robustes. En revanche, la FDA américaine a accordé le statut MUMS au Masivet® en février 2026 pour l’activité vétérinaire, démontrant une reconnaissance scientifique de l’approche thérapeutique. Les investisseurs surveillent les échanges avec les agences réglementaires : tout signal positif de l’EMA ou de la FDA sur le dossier SLA provoquerait une revalorisation immédiate du titre.
Le potentiel de partenariats stratégiques
AB Science recherche activement des partenariats pour les phases 3 dans la sclérose en plaques et la maladie d’Alzheimer, reconnaissant ne pas disposer des capacités marketing pour ces marchés massifs. La signature d’un accord de licence avec un groupe pharmaceutique majeur (Biogen, Sanofi, Roche) permettrait de sécuriser un financement non dilutif et de valider scientifiquement le pipeline. Tout partenariat incluant des paiements d’étape (milestones) et des redevances transformerait radicalement le profil financier de la société. Le portefeuille de propriété intellectuelle, avec des brevets s’étendant jusqu’en 2040-2042 dans les principales indications, constitue un actif négociable attractif. Les analystes de DNA Finance estiment qu’un partenariat sur Alzheimer pourrait justifier à lui seul une valorisation de 2,70 euros par action, soit plus du double du cours actuel.
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Où et comment acheter des actions ab science ?
Pour acquérir des actions AB Science, plusieurs options s’offrent à vous, chacune adaptée à des profils d’investisseurs variés.
Via un PEA-PME (Plan d’Épargne en Actions pour PME)
Le PEA-PME est particulièrement adapté pour acheter des actions AB Science, une small cap française. Vous pouvez ouvrir un PEA-PME auprès de votre banque ou d’un courtier en ligne (nous vous recommandons le PEA Boursobank, le meilleur PEA en 2026).
➡️ Plus d’informations dans notre classement des meilleurs PEA.
Via un courtier en ligne
Des plateformes telles que Trade Republic, XTB ou DEGIRO permettent d’acheter des actions AB Science en quelques étapes simples. Après l’ouverture et l’approvisionnement de votre compte, vous pouvez rechercher l’action AB Science à l’aide de son code mnémonique « AB » ou de son code ISIN « FR0010557264 » et passer un ordre d’achat.
Voici selon nous les meilleurs courtier en bourse pour investir sur AB Science :
Voici selon nous les meilleurs courtiers pour acheter l’action AB Science :
Par l’intermédiaire de votre banque
La plupart des banques traditionnelles proposent des services de courtage permettant l’achat d’actions. En vous rapprochant de votre conseiller bancaire, vous pouvez ouvrir un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou un compte-titres et acquérir des actions AB Science. Cette option offre l’avantage de centraliser vos opérations financières au sein d’un même établissement.
➡️ Plus d’informations dans notre comparatif des meilleures banques physiques.
Investissement via des fonds ou ETF
Une alternative à l’achat direct d’actions est d’investir dans des fonds communs de placement ou des ETF (Exchange-Traded Funds) qui incluent AB Science dans leur portefeuille. AB Science figure dans certains indices de niche français en avril 2026, notamment le CAC Small avec une pondération d’environ 0,20 %, mais reste absente des grands ETF généralistes en raison de sa capitalisation modeste. Cette action est principalement un titre de « stock picking » destiné aux investisseurs avertis.
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Quels ETF contiennent l’action ab science ?
En raison de sa capitalisation modeste (small cap) et de son statut de biotech en phase de recherche, AB Science est absente des grands ETF généralistes internationaux. La société figure toutefois dans certains indices français de niche :
- CAC Small : AB Science est incluse dans cet indice Euronext regroupant les petites capitalisations françaises, avec une pondération estimée inférieure à 0,20 %, reflétant sa capitalisation de 77 millions d’euros.
- CAC Mid & Small : L’action figure également dans cet indice élargi, bien que sa pondération demeure marginale (moins de 0,10 %), compte tenu de la prédominance des valeurs moyennes dans la composition de l’indice.
- Éligibilité PEA-PME : Bien qu’AB Science ne soit pas présente dans des ETF dédiés, l’action reste éligible au PEA-PME, ce qui soutient une base d’investisseurs particuliers français recherchant une exposition aux biotechnologies innovantes avec un cadre fiscal avantageux.
➡️ Voir notre sélection des meilleurs ETF en 2026.
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Historique ab science & principaux chiffres
Voici un aperçu des événements majeurs de l’histoire d’AB Science et de ses principaux chiffres financiers récents :
Événements majeurs :
| Date | Événement majeur |
|---|---|
| 11 juillet 2001 | Fondation d’AB Science par Alain Moussy et le Professeur Olivier Hermine, axée sur l’immunité innée. |
| 2009 | Première autorisation commerciale du Masivet® en Europe pour le traitement du mastocytome canin. |
| 21 avril 2010 | Introduction en bourse sur Euronext Paris, marquant l’accès aux marchés financiers pour la biotech. |
| Septembre 2016 | Succès de l’étude de phase 3 initiale du masitinib dans la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA). |
| Septembre 2017 | Rejet par l’EMA de la demande d’AMM pour la mastocytose, premier revers réglementaire majeur. |
| Février 2026 | Identification d’un biomarqueur plasmatique révolutionnaire capable de prédire la réponse au masitinib dans la SLA. |
| Avril 2026 | Publication sur medRxiv des données de survie à 5 ans dans la SLA (taux de 42,3%) et restructuration complète de la dette. |
Principaux chiffres financiers (2022-2025) :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires 2024 | 1,072 million d’euros (+10,5% vs 2023) |
| Chiffre d’affaires S1 2025 | 515 000 euros (-8,0% vs S1 2024) |
| Résultat net 2024 | -7,831 millions d’euros (amélioration de 35% vs 2023) |
| Résultat net S1 2025 | -5,177 millions d’euros (BPA : -0,09 €) |
| Frais de R&D S1 2025 | 1,836 million d’euros (-28,4% vs S1 2024) |
| Trésorerie (31 déc. 2024) | 8,0 millions d’euros (renforcée par CIR et placements privés) |
| Free Cash Flow 2024 | 3,76 millions d’euros (soutenu par remboursement CIR de 7,9 M€) |
| Dette financière totale | ~15,5 millions d’euros (PGE + prêts innovation + BEI) |
| Capitalisation boursière (27 avril 2026) | ~76,5 millions d’euros (cours : 1,156 €) |
| Effectif total (fin 2025) | 36 salariés (structure agile et focalisée) |
Ces données illustrent la capacité d’AB Science à naviguer entre contraintes financières et percées scientifiques majeures, avec une restructuration de dette réussie en 2026 et des données cliniques exceptionnelles qui positionnent le masitinib comme candidat sérieux dans la SLA.
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Le groupe ab science face à la concurrence
| Concurrent | Description | Marques principales | Chiffre d’affaires |
|---|---|---|---|
| Biogen | Leader mondial en neurosciences, spécialisé dans les maladies neurodégénératives | Qalsody (SLA), Tofersen | ~10 Mds$ (2025) |
| Sanofi | Géant pharmaceutique français avec un pipeline neuro-immunologie avancé | Dupixent, programmes SLA | 43,6 Mds€ (2025) |
| Amylyx Pharma | Biotech américaine focalisée sur la SLA et autres maladies neurodégénératives | Avexitide (phase 3), programmes LMA | 0$ revenus produits (2025) |
| Blueprint Medicines | Spécialiste oncologie et mastocytose systémique avec inhibiteurs de tyrosine kinase | Ayvakit | 480-710 M$ (2025) |
| Alector | Biotech ciblant l’immunité innée dans les maladies neurodégénératives | AL001 (phase 2), programmes Alzheimer | ~40 M$ (2024) |
AB Science évolue dans un environnement de recherche extrêmement compétitif où les géants pharmaceutiques et les biotechs innovantes se livrent une course intense aux traitements neuroprotecteurs. Le positionnement distinctif d’AB Science repose sur son approche unique de l’immunité innée via le masitinib, un inhibiteur de tyrosine kinase hautement sélectif ciblant les mastocytes et la microglie.
Contrairement à Biogen qui se concentre sur des cibles génétiques spécifiques comme le SOD1, ou à Sanofi qui privilégie l’immunothérapie classique, AB Science cible la neuroinflammation, un mécanisme pathologique commun à plusieurs maladies neurodégénératives. Cette approche transversale explique pourquoi le masitinib est testé simultanément dans la SLA, Alzheimer et la sclérose en plaques.
- Biogen domine le segment de la SLA avec Qalsody et son pricing agressif (~185 000$ par an). Le géant américain dispose d’une force commerciale et de ressources financières colossales qu’AB Science ne peut égaler seule. Cependant, les données de survie à 5 ans publiées par AB Science en avril 2026 (taux de survie de 42,3% contre 121 mois de survie médiane) surpassent les standards actuels et pourraient conférer un avantage compétitif décisif si confirmées en phase 3.
- Sanofi représente une menace mais aussi une opportunité stratégique. Avec 43,6 milliards d’euros de revenus en 2025 et une expertise reconnue en neuro-immunologie, le groupe français pourrait devenir un partenaire idéal pour AB Science dans les phases 3 d’Alzheimer ou de sclérose en plaques. La direction d’AB Science recherche activement de tels partenariats pour ces marchés massifs où elle estime ne pas posséder les capacités marketing nécessaires.
- Blueprint Medicines attaque le marché de la mastocytose avec Ayvakit, dont la croissance explose (+137% en 2025). Cette concurrence directe a conduit AB Science à déprioriser son programme dans cette indication en 2026, faute de ressources suffisantes pour rivaliser avec un concurrent bénéficiant d’une commercialisation déjà établie et de revenus substantiels.
L’avantage distinctif d’AB Science réside dans sa maturité clinique pour la SLA, avec des données de survie à long terme uniques parmi les candidats en phase 3 actuels. L’identification en février 2026 d’un biomarqueur plasmatique prédictif de la réponse au masitinib renforce ce positionnement différenciant. Aucun concurrent majeur ne dispose aujourd’hui d’un tel biomarqueur validé pour stratifier les patients répondeurs dans la SLA, ce qui pourrait faciliter considérablement l’approbation réglementaire et le ciblage commercial post-lancement.
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FAQ : Questions fréquentes sur l’action ab science
AB Science est-elle éligible au PEA-PME et quels sont les avantages fiscaux ?
Oui, AB Science est éligible au PEA-PME. Cette enveloppe permet de détenir l’action en franchise d’impôt après cinq ans de détention, avec seulement les prélèvements sociaux à acquitter sur les plus-values. Un avantage important pour les investisseurs particuliers qui souhaitent soutenir une biotech française innovante.
Qu’est-ce que l’assurance de financement d’essai clinique (CTFI) obtenue par AB Science ?
AB Science a sécurisé en 2026 une assurance de 25 millions d’euros (extensible à 39 millions) auprès de MCI (Lloyd’s Syndicate 1902) pour couvrir les coûts de l’essai de phase 3 dans la SLA en cas d’échec clinique. Ce mécanisme innovant réduit considérablement le risque financier pour les actionnaires et témoigne de la confiance d’un assureur externe dans le design de l’étude.
Le biomarqueur plasmatique identifié en 2026 change-t-il la donne pour le masitinib ?
L’identification en février 2026 d’un biomarqueur plasmatique capable de prédire la réponse des patients au masitinib dans la SLA représente une avancée majeure. Ce biomarqueur, qui sera intégré dans le programme de phase 3, pourrait faciliter l’approbation réglementaire en définissant précisément une population de patients « répondeurs », répondant ainsi aux exigences de l’EMA qui avaient motivé les refus précédents.
Comment AB Science fait-elle face au risque de dilution des actionnaires ?
AB Science recourt régulièrement à des placements privés pour financer ses essais cliniques (6,3 millions d’euros levés en 2025). Cette stratégie entraîne une dilution mécanique pour les actionnaires existants. Cependant, la restructuration de la dette en avril 2026 (gel des remboursements pour 12 à 24 mois) et l’assurance CTFI de 25 millions d’euros devraient réduire la pression sur les levées de fonds futures à court terme.

Fort d’une première expérience dans le commerce, je me consacre aujourd’hui à décrypter l’univers de la finance en ligne. Ma mission est double : d’une part, rendre les grands sujets économiques accessibles à tous, et d’autre part, analyser en profondeur les plateformes bancaires et d’investissement. Mon objectif est de vous fournir des éclairages clairs et factuels pour vous permettre de naviguer dans cet écosystème et de faire vos propres choix de manière éclairée.

