
Action Stellantis : faut-il acheter après la chute ?
Résultats du premier semestre 2026 publiés par Stellantis le 30 juillet 2026. Cours de référence : clôture du 26 août 2026.
| Stock | Symbol | Price | 52 Week Range | Dividend Rate | Dividend Yield | Industry | Country | EPS | Shares | Last Updated | Currency | Type |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
STELLANTIS NV STLAP.PA | STLAP.PA | 4,52 € | 0,00 | 0,00% | Auto Manufacturers | Netherlands | 6,77 | 2.900.941.252 | 16 minutes ago | EUR | EQUITY |
| Information | Détail |
|---|---|
| Code ISIN | NL00150001Q9 |
| Mnémonique | STLAP à Paris, STLAM à Milan, STLA à New York |
| Place de cotation | Euronext Paris (également Borsa Italiana et NYSE) |
| Secteur | Automobile, constructeur généraliste multi-marques |
| Indices | CAC 40, CAC Large 60, SBF 120, Euronext 100, FTSE MIB |
| Siège social | Hoofddorp, Pays-Bas |
| Éligible PEA | Oui (société de droit néerlandais, donc européenne), SRD également |
| Effectif | environ 258 700 collaborateurs |
| Dividende | suspendu au titre de 2025 |
Faut-il acheter l’action Stellantis ?
Stellantis se paie aujourd’hui 0,23 fois ce que valent ses propres comptes. À 4,465 € le 26 août, le titre cote à 2 % de son plus bas de l’année et a perdu 57 % depuis son sommet des douze derniers mois. Pour une valeur comptable de 19,38 € par action, le marché en offre moins d’un quart. Une décote de cette ampleur signale soit une occasion rare, soit un doute profond sur la capacité du groupe à regagner de l’argent.
Le doute a une origine précise. En février 2026, Stellantis a passé 25,4 Mds € de charges exceptionnelles pour solder ses erreurs de stratégie électrique et sa crise de stocks américaine. Résultat : une perte annuelle de 22,3 Mds €, et la plus forte chute de séance de l’histoire du titre, -25,24 %. Le cours n’a jamais retrouvé son niveau d’avant.
Le retournement a pourtant commencé. Le premier semestre 2026 ramène pourtant le groupe dans le vert, avec 670 M€ de résultat net contre une perte de 2 256 M€ un an plus tôt. Mieux : le flux de trésorerie industriel est redevenu positif au deuxième trimestre, à +1,0 Md€. Et le bilan tient, avec 44,1 Mds € de liquidité et une dette nette industrielle négative : plus de trésorerie que de dette sur le périmètre automobile.
Mais la rentabilité reste faible. La marge opérationnelle ajustée n’atteint que 2,1 %, très loin des plus de 12 % que l’Amérique du Nord dégageait en 2022 et 2023, et l’Europe reste déficitaire malgré son premier rang en volumes. Les analystes le traduisent par une position d’attente : objectif moyen de 5,78 €, soit environ 29 % de potentiel, mais recommandation majoritaire de conserver et une vague de dégradations depuis les résultats.
L’action Stellantis relève du pari de retournement, pas du placement tranquille. Elle peut convenir à un investisseur offensif qui accepte une volatilité forte et un horizon de deux à trois ans, logée dans un PEA pour capter la plus-value. Elle ne convient ni à un profil prudent, ni à qui cherche du rendement : le dividende est suspendu et ne reviendra pas avant mai 2027 au mieux.
Action éligible au PEA et au SRD, accessible dès quelques euros.
Les comptes du premier semestre 2026 permettent de dresser le bilan suivant :
Avantages de l’action Stellantis en 2026
- Une décote de bilan rare : 0,23 fois l’actif net comptable de 19,38 € par action,
- Retour aux bénéfices au premier semestre 2026, avec 670 M€ de résultat net contre une perte de 2 256 M€ un an plus tôt,
- Flux de trésorerie industriel redevenu positif au deuxième trimestre, à +1,0 Md€,
- Un bilan solide : 44,1 Mds € de liquidité industrielle, soit 27 % du chiffre d’affaires, et une trésorerie nette industrielle positive,
- Amérique du Nord en net redressement : chiffre d’affaires en hausse de 32 % et livraisons de 38 % au deuxième trimestre,
- Deux zones très rentables qui amortissent : Amérique du Sud à 9,3 % de marge et Moyen-Orient-Afrique à 12,8 %,
- Éligible au PEA malgré le siège néerlandais, ce qui exonère la plus-value d’impôt sur le revenu après cinq ans.
Inconvénients de l’action Stellantis en 2026
- Marge opérationnelle ajustée à 2,1 % seulement, contre plus de 12 % en Amérique du Nord en 2022-2023,
- L’Europe élargie reste déficitaire (-0,6 % de marge) alors qu’elle est la première zone en volumes,
- Dividende suspendu, avec un retour hypothétique en mai 2027 et sous condition,
- Environ 3,6 Mds € de décaissements exceptionnels restent à payer d’ici 2029,
- Une facture douanière américaine estimée entre 1,0 et 1,2 Md€ pour 2026, susceptible de s’alourdir,
- Consensus majoritairement à conserver, avec des dégradations récentes : deux bureaux visent désormais moins que le cours actuel,
- Un titre à 2 % de son plus bas annuel, sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours.
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Offre soumise à conditions.
Cours de l’action Stellantis en direct
Au 26 août 2026, l’action Stellantis clôture à 4,465 €, en repli de 0,50 % sur la séance. Sur douze mois, la baisse atteint 45,1 %, dans une fourchette allant de 4,375 € à 10,494 €. L’action évolue donc à 2 % de son plancher annuel, largement sous sa moyenne mobile à 50 jours (4,96 €) comme sous celle à 200 jours (6,83 €).
La configuration technique reste dégradée. Tant que le cours n’a pas repris pied au-dessus de sa moyenne à 50 jours, le marché continue de traiter la valeur comme un rattrapage non confirmé, malgré le retour aux bénéfices publié fin juillet.
De 2021 à aujourd’hui : comment le titre a perdu 80 %
Comprendre la décote actuelle suppose de dérouler cinq ans d’histoire boursière. Stellantis n’est pas entrée en Bourse : elle est née le 16 janvier 2021 de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, et ses actions ont commencé à coter à Milan puis à Paris sans aucune levée de fonds.
| Période | Ce qui s’est passé | Résultat net de l’exercice |
|---|---|---|
| 2021-2023 | La machine à profits : synergies de fusion, marges records, rachats d’actions | 13,4 puis 16,8 puis 18,6 Mds € |
| Mi-2024 | Avertissement sur résultats, accumulation de stocks aux États-Unis | 5,5 Mds € |
| 1er décembre 2024 | Démission brutale de Carlos Tavares, le titre perd 7 % en séance | – |
| 21 juillet 2025 | Perte semestrielle de 2,3 Mds €, sous l’effet des droits de douane américains | – |
| 6 février 2026 | Annonce du « reset » : charges exceptionnelles massives, chute de 25,24 % en une séance | – |
| 26 février 2026 | Publication des comptes annuels : perte nette de 22,3 Mds € | -22,3 Mds € |
| 21 mai 2026 | Journée investisseurs, présentation du plan FaSTLAne 2030 | – |
| Juin-juillet 2026 | Plus bas de cinq ans, passage sous les 5 €, lanterne rouge du CAC 40 | – |
| 30 juillet 2026 | Résultats du premier semestre : retour aux bénéfices, +670 M€ | – |
La séance du 6 février 2026 mérite d’être retenue : -25,24 % en une journée, la plus forte baisse jamais enregistrée par le titre. Ce jour-là, le groupe annonce qu’il passe des charges massives pour déprécier ses actifs électriques et solder ses stocks américains. Le marché ne sanctionne pas une perte de trésorerie, mais l’aveu que la stratégie des trois années précédentes était fausse.
Résultats financiers de Stellantis et objectifs
Le premier semestre 2026 : le retour dans le vert
| Indicateur | S1 2025 | S1 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires net | 74 261 M€ | 81 614 M€ | +10,0 % |
| Résultat opérationnel ajusté | 540 M€ | 1 733 M€ | +221 % |
| Marge opérationnelle ajustée | 0,7 % | 2,1 % | +140 points de base |
| Résultat net part du groupe | -2 256 M€ | +670 M€ | retour aux bénéfices |
| Bénéfice par action dilué | -0,78 € | +0,20 € | – |
| Flux de trésorerie industriel | -3 005 M€ | -921 M€ | amélioration de 69 % |
| Livraisons | 2 664 000 | 2 958 000 | +11,0 % |
Trois lectures cohabitent dans ce tableau, et il faut les tenir ensemble. Le retour aux bénéfices est réel : 670 M€ après une perte de plus de 2 Mds €. Mais il se compare à un point bas exceptionnel : le premier semestre 2025 avait été plombé par l’apurement des stocks. Une progression de 221 % sur une base aussi dégradée ne dit pas grand-chose de la trajectoire normale.
Le signal le plus solide est ailleurs, dans une ligne qui ne figure pas dans les titres de presse : le flux de trésorerie industriel est redevenu positif au deuxième trimestre, à +1,0 Md€. C’est ce qui permet de dire que la machine à cash se réamorce, indépendamment des effets de base comptables.
Ce que rapporte chaque zone
| Zone | CA T2 2026 | Croissance | Résultat opérationnel | Marge | Livraisons |
|---|---|---|---|---|---|
| Amérique du Nord | 18 193 M€ | +32,0 % | +284 M€ | +1,6 % | 445 000 (+38 %) |
| Europe élargie | 16 426 M€ | +0,2 % | -94 M€ | -0,6 % | 762 000 (+5 %) |
| Amérique du Sud | 4 338 M€ | +6,0 % | +402 M€ | +9,3 % | 231 000 (-2 %) |
| Moyen-Orient et Afrique | 2 565 M€ | -4,0 % | +329 M€ | +12,8 % | 121 000 (-3 %) |
| Asie-Pacifique | 499 M€ | -5,0 % | +27 M€ | +5,4 % | 38 000 (-29 %) |
| Total consolidé | 43 482 M€ | +13,1 % | +773 M€ | +1,8 % | 1 597 000 (+10 %) |
- L’Amérique du Nord redevient le moteur : première zone en chiffre d’affaires, croissance de 32 %, livraisons en hausse de 38 % après la normalisation des stocks, et une marge repassée en territoire positif. Mais 1,6 % de marge reste très éloigné des plus de 12 % dégagés en 2022 et 2023 : le potentiel de rattrapage est là, la preuve reste à faire.
- L’Europe fait du volume sans profit : première zone en livraisons avec 762 000 unités, mais un résultat opérationnel négatif de 94 M€. Les utilitaires tiennent, avec plus de 30 % de parts de marché et de vraies marges ; les voitures particulières souffrent de la guerre des prix et du coût des quotas de CO2.
- L’Amérique du Sud et l’Afrique amortissent : 9,3 % et 12,8 % de marge, des niveaux que ni l’Europe ni l’Amérique du Nord n’approchent. Le leadership brésilien et l’outil industriel marocain à bas coût font de ces zones les vaches à lait discrètes du groupe.
- L’Asie reste marginale : 499 M€ de chiffre d’affaires, soit à peine 1 % du total. Le pari se joue à travers Leapmotor International, détenue à 51 %, qui distribue des véhicules électriques d’entrée de gamme assemblés en Pologne.
💡 Une précision de lecture pour qui recalculerait les totaux : la somme des zones ne tombe pas exactement sur le consolidé, ni pour le chiffre d’affaires ni pour le résultat opérationnel. Ces écarts s’expliquent par les activités de financement et les éliminations internes. C’est le chiffre consolidé qui fait foi.
Les objectifs pour 2026
Lors de la publication du 30 juillet, la direction a confirmé ses objectifs annuels. Croissance du chiffre d’affaires de 4 à 6 %, marge opérationnelle ajustée entre 2,0 et 3,5 %, et une nette amélioration du flux de trésorerie industriel, après absorption d’environ 2 Mds € de décaissements liés aux restructurations. L’impact douanier net est estimé entre 1,0 et 1,2 Md€, et les dépenses d’investissement et de recherche doivent représenter 6,5 à 7,0 % du chiffre d’affaires.
L’objectif qui compte vraiment est fixé à 2027 : un flux de trésorerie industriel structurellement positif. C’est la condition du retour du dividende, et l’indicateur qui tranchera le débat sur le redressement.
Action éligible au PEA : la plus-value échappe à l’impôt sur le revenu après cinq ans de détention.
Analyse fondamentale de l’action Stellantis
Une décote de bilan qui se chiffre
Le point de départ de toute thèse sur Stellantis est là. Les capitaux propres part du groupe atteignent 53,6 Mds € au 30 juin 2026, soit une valeur comptable de 19,38 € par action. Au cours de 4,465 €, le marché valorise donc le groupe à 0,23 fois son actif net. Pour un constructeur qui possède des usines, des marques et des réseaux, une telle décote traduit une défiance profonde sur la capacité à rentabiliser ces actifs.
⚠️ Attention aux capitalisations affichées par les sites financiers. Rapportée aux quelque 2,90 milliards d’actions en circulation, la capitalisation de Stellantis ressort à environ 13 Mds € au cours du 26 août. Certains agrégateurs affichent près de 17 Mds €, un chiffre incohérent avec le nombre d’actions comme avec le bénéfice par action publié. Tous les multiples calculés à partir de cette valeur gonflée sont à revoir.
Des multiples déformés par la purge comptable
| Indicateur | Valeur | Lecture |
|---|---|---|
| Cours sur actif net | 0,23x | Décote de plus de 75 % sur la valeur comptable |
| Valeur d’entreprise sur chiffre d’affaires | 0,21x | Le marché valorise moins d’un quart d’une année de ventes |
| PER sur bénéfice 2026 attendu | environ 7x | Sur un bénéfice par action estimé à 0,64 € |
| PER sur bénéfice 2027 attendu | environ 4x | Sur un bénéfice par action estimé à 1,19 € |
| Résultat net glissant | -19,5 Mds € | Traîne encore la perte 2025, sans valeur prédictive |
Un ratio doit être écarté d’emblée. La valeur d’entreprise rapportée à l’excédent brut d’exploitation des douze derniers mois ressort à des niveaux absurdes, tout simplement parce que cet excédent a été laminé par les charges de 2025. Sur une base normalisée 2026, le même ratio retomberait sous 4. Un multiple calculé sur une année de purge comptable ne mesure rien.
Un bilan qui donne du temps
C’est le contrepoids sérieux à la thèse baissière. Au 30 juin 2026, Stellantis dispose de 31,95 Mds € de trésorerie, auxquels s’ajoutent environ 12,15 Mds € de lignes de crédit confirmées non tirées. Soit une liquidité industrielle de 44,1 Mds €, qui représente 27 % du chiffre d’affaires annuel, dans le haut de la cible interne de 25 à 30 %.
Mieux : la dette nette industrielle est négative, à environ -1,26 Md€. Sur le périmètre automobile, le groupe détient donc plus de trésorerie que de dette. La dette financière brute de 52,1 Mds € inclut 23,5 Mds € portés par les filiales de financement, adossés à des créances clients. La dette obligataire industrielle est à taux fixe, autour de 3,8 % en moyenne, et à maturité longue.
Conclusion pratique : Stellantis a les moyens d’absorber les 3,6 Mds € de décaissements exceptionnels restants d’ici 2029 sans mettre sa solvabilité en jeu. Le risque du dossier n’est pas la faillite, c’est la durée du redressement.
Ce que la perte 2025 recouvrait vraiment
Les 22,3 Mds € de perte annoncés pour 2025 découlent de 25,4 Mds € de charges inhabituelles nettes sur l’exercice, dont environ 22,2 Mds € concentrés sur le seul second semestre. Le détail communiqué tient en trois lignes : 14,8 Mds € de dépréciations d’actifs liés à l’électrique, 4,2 Mds € d’apurement des stocks nord-américains et de repositionnement tarifaire, et 3,2 Mds € de provisions de restructuration et de rappels, dont les airbags Takata.
💡 Ces charges sont en grande partie non monétaires : déprécier un actif ne fait pas sortir d’argent. Sur les 25,4 Mds €, environ 6,5 Mds € donneront lieu à des décaissements réels, étalés de 2026 à 2029, dont 2 Mds € sur l’exercice en cours. C’est ce qui explique qu’une perte comptable historique n’ait pas mis le bilan en danger.
Les facteurs qui font bouger le cours
La reconquête américaine, variable numéro un
Tout se joue là. L’Amérique du Nord pèse 42 % du chiffre d’affaires et représentait historiquement l’essentiel du résultat. Sa marge est remontée à 1,6 % au deuxième trimestre après un passage en négatif, avec des parts de marché en progression et un rebond des ventes de pick-up Ram. Chaque point de marge regagné sur cette zone vaut plusieurs centaines de millions d’euros de résultat opérationnel.
Stellantis y engage 13 milliards de dollars d’investissements industriels entre 2025 et 2029, répartis sur les sites de Belvidere, Toledo, Warren, Detroit et Kokomo. L’objectif est double : relancer les volumes et neutraliser l’exposition douanière en produisant sur le sol américain ce qui venait du Mexique et du Canada.
Les droits de douane américains
La facture nette est estimée entre 1,0 et 1,2 Md€ pour 2026, soit davantage que le résultat opérationnel semestriel. C’est une variable exogène : elle dépend de décisions politiques américaines attendues à l’automne, sur lesquelles le groupe n’a aucune prise à court terme. Une aggravation annulerait mécaniquement une partie du redressement de la marge.
L’Europe et la guerre des prix
Première zone en volumes, l’Europe élargie affiche une marge négative. Deux pressions s’y additionnent : la concurrence tarifaire des constructeurs chinois et de Tesla sur les véhicules électriques, et le coût du respect des quotas d’émissions européens. La riposte passe par les plateformes multi-énergies, capables de produire thermique, hybride et électrique sur une même base industrielle. Et par la fermeture de capacités : l’usine de Douvrin cesse son activité le 30 octobre 2026.
Le plan FaSTLAne 2030 et la crédibilité de la direction
Antonio Filosa, nommé après le départ de Carlos Tavares fin 2024, a présenté le 21 mai 2026 un plan à horizon 2030 doté de 60 Mds € d’investissements sur cinq ans. Trois axes : recentrage autour de Jeep et Ram, rentabilisation de quatre plateformes multi-énergies, et gouvernance décentralisée rendant leur autonomie aux marques et aux régions.
Le marché n’a pas applaudi : le titre a continué de baisser après cette présentation. C’est le cœur du problème de perception. Après trois années de communication démentie par les faits, la direction doit prouver par les chiffres avant d’être crue sur parole.
Le pari Leapmotor
Faute d’avoir réussi seul sa transition électrique, Stellantis distribue les véhicules du chinois Leapmotor via une coentreprise détenue à 51 %, avec des modèles assemblés en Pologne et en Malaisie. La logique est de combler un retard technologique par un partenariat plutôt que par des milliards de recherche. L’exécution reste à démontrer sur les volumes.
Négociable au SRD pour qui recherche un effet de levier, à manier avec prudence sur une valeur aussi volatile.
Qui contrôle Stellantis ?
La structure du capital explique une partie de la stabilité du groupe malgré la crise. Le droit néerlandais permet d’attribuer un droit de vote double aux titres détenus au nominatif depuis plus de trois ans, ce qui décale fortement le pouvoir par rapport au capital détenu.
| Actionnaire | Part du capital | Part des droits de vote |
|---|---|---|
| Exor (famille Agnelli-Elkann) | 15,48 % | environ 24,8 % |
| Peugeot Invest et famille Peugeot | 7,72 % | environ 11,5 % |
| Bpifrance (État français) | 6,64 % | environ 9,8 % |
| BlackRock | 3,10 % | – |
| Actionnariat salarié | 1,80 % | – |
| Flottant | 65,26 % | environ 50 % |
Le résultat est net : les trois actionnaires historiques réunissent environ 46 % des droits de vote pour moins de 30 % du capital. Cette configuration garantit la continuité stratégique et écarte toute prise de contrôle hostile, y compris au plus fort de la crise. Elle limite en revanche le poids des minoritaires, qui détiennent les deux tiers du capital pour la moitié des voix.
💡 Deux précautions de lecture. Les parts d’« initiés » et d’institutionnels affichées par les agrégateurs financiers ne correspondent pas à cette structure : ce sont des agrégats automatiques peu fiables. Et aucune cession de titres par des dirigeants n’a été publiée sur la période récente, ce qui signifie qu’il n’en existe pas de trace, non qu’il est acquis qu’aucune n’a eu lieu.
Une décote de bilan rare, à mettre en regard d’une rentabilité encore très faible.
Action Stellantis : quelles prévisions ?
Ce qu’attendent les analystes
Le consensus rassemble une vingtaine de bureaux et se situe sur une position d’attente, ni achat ni vente. L’objectif moyen ressort à 5,78 € et le médian à 5,68 €, soit environ 29 % de potentiel par rapport au cours du 26 août. La dispersion est très large, de 3,65 € à 9,50 €, ce qui traduit un désaccord profond sur l’issue du redressement.
| Bureau d’analyse | Objectif | Opinion | Date |
|---|---|---|---|
| Jefferies | 9,50 € | Achat | 27 mai 2026 |
| Morgan Stanley | 7,10 € | Pondération en ligne | 3 juin 2026 |
| UBS | 5,80 € | Neutre, abaissé depuis 9,50 € | 3 août 2026 |
| TD Cowen | 5,50 € | Conserver | 26 août 2026 |
| Bank of America | 5,50 € | Sous-performance | 11 mai 2026 |
| Goldman Sachs | 5,00 € | Neutre | 13 août 2026 |
| Bernstein | 4,00 € | Sous-performance | 20 août 2026 |
| Piper Sandler | 3,65 € | Sous-pondérer | 19 août 2026 |
⚠️ La chronologie de ce tableau est plus parlante que les chiffres eux-mêmes. Les objectifs les plus élevés sont les plus anciens : Jefferies date de mai, Morgan Stanley de juin. Les avis d’août sont tous inférieurs à 6 €, et les deux plus récents, Bernstein et Piper Sandler, visent moins que le cours actuel. UBS a divisé son objectif par près de deux début août. Le consensus ne s’est pas amélioré depuis les résultats : il s’est resserré vers la prudence.
Trois trajectoires possibles d’ici un an
| Scénario | Objectif | Potentiel | Conditions |
|---|---|---|---|
| Défavorable | 4,00 € | -10,4 % | Marge bloquée sous 2 %, remises forcées en Amérique du Nord, Europe toujours déficitaire, facture douanière au-delà de 1,5 Md€ |
| Central | 6,15 € | +37,7 % | Marge de 2,4 % en 2026 puis 3,7 % en 2027, Amérique du Nord entre 3,5 et 4,5 %, Europe à l’équilibre, douane contenue |
| Favorable | 8,75 € | +96,0 % | Marge de 3,2 % puis 5,5 %, Amérique du Nord au-delà de 6,5 %, Europe redevenue bénéficiaire, désescalade douanière |
⚠️ Le tableau ci-dessus ne reprend aucun objectif publié par un bureau d’études : nous l’avons construit à partir des bornes du consensus et d’hypothèses de marge explicites. Notez surtout leur asymétrie : le scénario défavorable place le titre à 4,00 €, soit à peine sous les niveaux actuels, alors que le favorable suppose un doublement. C’est la signature d’une valeur déjà très décotée, où le potentiel de baisse paraît limité mais où la hausse dépend entièrement de l’exécution.
Les prévisions de résultats
Les estimations disponibles tablent sur un chiffre d’affaires stabilisé autour de 161 Mds € en 2026, puis 166 et 172 Mds € les deux années suivantes. Le bénéfice par action passerait de 0,64 € en 2026 à 1,19 € en 2027 puis 1,76 € en 2028, avec un flux de trésorerie industriel qui redeviendrait positif dès 2027, à environ 1,8 Md€.
Rapportés au cours actuel, ces chiffres donnent un PER d’environ 7 pour 2026 et de moins de 4 pour 2027. C’est peu, y compris pour un constructeur automobile. Encore faut-il que la marge suive : l’écart entre 2,1 % aujourd’hui et les 4,9 % projetés pour 2028 représente l’essentiel du pari.
Le calendrier des prochaines échéances
| Date | Événement | Enjeu |
|---|---|---|
| 28 octobre 2026 | Chiffre d’affaires et volumes du troisième trimestre | Premier test chiffré du redressement américain et du plan FaSTLAne |
| 30 octobre 2026 | Arrêt de l’usine de Douvrin | Signal de l’ajustement des capacités européennes |
| Novembre 2026 | Décisions commerciales américaines | Clarification de la facture douanière sur les flux mexicains et canadiens |
| Décembre 2026 | Point d’étape sur l’exécution de FaSTLAne | Crédibilité du plan et trajectoire de trésorerie |
| Janvier 2027 | Bilan des immatriculations mondiales 2026 | Parts de marché aux États-Unis et résistance en Europe |
| Fin février 2027 | Résultats annuels 2026 et objectifs 2027 | Confirmation du retour aux bénéfices et arbitrage sur le dividende |
| Avril 2027 | Assemblée générale annuelle | Vote des comptes et décision sur la distribution |
| Mai 2027 | Retour éventuel du dividende | Conditionné à un flux de trésorerie industriel positif |
Deux dates dominent. Le 28 octobre livrera le premier point chiffré depuis les résultats semestriels : c’est là que se vérifiera si le rebond américain tient. Et les décisions douanières de novembre constituent la principale inconnue exogène du dossier, capable à elle seule de décaler la trajectoire de marge de plusieurs dixièmes de point.
Dividende de l’action Stellantis
| Critère | Détail |
|---|---|
| Dividende au titre de 2025 | 0,00 € : suspendu par décision de l’assemblée générale du 14 avril 2026 |
| Dernier dividende versé | 0,68 € par action, détaché le 22 avril 2025 |
| Dividende versé en 2024 | 1,55 € par action |
| Rendement actuel | nul |
| Politique historique | distribution de 25 à 30 % du résultat net |
| Retour envisagé | mai 2027 au plus tôt, sous condition |
Pourquoi le dividende a été suspendu
La décision est cohérente avec les comptes. Après une perte annuelle de 22,3 Mds €, avec des décaissements de restructuration à financer et un flux de trésorerie industriel encore négatif sur le semestre, distribuer aurait signifié s’endetter pour payer les actionnaires. Le conseil a choisi de préserver la trésorerie, et c’est défendable.
⚠️ Rappel utile pour éviter une confusion fréquente : Stellantis a versé 1,55 € au titre de 2023, puis 0,68 € détaché en avril 2025, avant la suspension totale. Certaines pages présentent encore le 1,55 € comme le dernier dividende, ce qui surestime le rendement historique du titre d’un facteur deux.
Quand le dividende peut-il revenir ?
La condition posée par la direction est claire : un flux de trésorerie industriel structurellement positif, objectif fixé à 2027. Si l’exercice 2026 se solde par un résultat net positif et une trésorerie qui se reconstitue, un vote de distribution pourrait intervenir à l’assemblée générale d’avril 2027, pour un versement en mai.
Les projections disponibles situent ce premier dividende entre 0,23 € et 0,40 € par action selon les sources, ce qui représenterait entre 5 et 9 % de rendement au cours actuel. Ces montants restent hypothétiques : ils supposent que la trajectoire de trésorerie se confirme.
Offre soumise à conditions.
Où et comment acheter des actions Stellantis ?
Trois points valent d’être posés avant de choisir son intermédiaire. Stellantis est cotée à Paris sous le mnémonique STLAP, à Milan sous STLAM et à New York sous STLA, mais il s’agit de la même société et du même code international, NL00150001Q9. Le titre est éligible au PEA malgré son siège néerlandais, puisque le plan accepte les sociétés de l’Union européenne. Il se négocie enfin au SRD.
Dans un PEA, l’option la plus efficace
C’est l’enveloppe à privilégier pour ce dossier. Après cinq ans, les plus-values échappent à l’impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux, contre une flat tax de 31,4 % en compte-titres depuis le 1er janvier 2026. Sur un pari de retournement où le gain espéré est une plus-value et non un revenu, l’écart est substantiel. Notre classement des meilleurs PEA compare les frais de chaque intermédiaire.
Dans un compte-titres
Le compte-titres n’offre aucun avantage fiscal mais aucune restriction : il donne accès aux trois places de cotation, dont le NYSE. Les gains y sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Si le dividende revient, la retenue à la source néerlandaise de 15 % s’appliquera, imputable sur l’impôt français au titre de la convention fiscale entre les deux pays. Voir notre guide du compte-titres.
Chez un courtier en ligne ou une banque
Les courtiers en ligne facturent quelques euros par ordre sur Euronext Paris, place où la liquidité du titre est la plus forte. Les banques de réseau proposent le même accès avec un accompagnement en agence, mais des frais de courtage et des droits de garde sensiblement plus élevés. Sur une position destinée à être conservée deux ou trois ans, cette différence pèse. Notre comparatif des courtiers en bourse détaille les grilles.
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Quels ETF contiennent l’action Stellantis ?
Stellantis figure dans les indices français et italiens, ce qui la rend accessible indirectement via plusieurs fonds indiciels :
| Indice répliqué | Exposition à Stellantis | Éligible PEA |
|---|---|---|
| CAC 40 | environ 1 % de l’indice | Oui |
| FTSE MIB (Italie) | pondération significative, le groupe étant italo-français | Selon le fonds |
| STOXX Europe 600 | pondération faible, indice très diversifié | Selon la réplication |
| MSCI World | pondération marginale | Selon la réplication |
⚠️ Une correction utile : Stellantis ne fait pas partie de l’EURO STOXX 50. La composition officielle de l’indice relevée fin août 2026 ne la mentionne pas. Plusieurs pages affirment encore le contraire et citent des pondérations précises dans des fonds répliquant cet indice : c’est inexact.
Pour un investisseur français qui souhaite s’exposer au secteur sans jouer une valeur unique, un tracker CAC 40 logé dans un PEA reste la voie la plus simple. La contrepartie est évidente : Stellantis n’y pèse qu’environ 1 %, ce qui dilue autant le risque que le potentiel de rebond.
Historique de Stellantis et chiffres clés
Stellantis est née le 16 janvier 2021 de la fusion entre le français PSA et l’italo-américain Fiat Chrysler, donnant naissance au quatrième constructeur mondial. Quatorze marques y cohabitent, de Peugeot à Jeep en passant par Fiat, Citroën, Opel, Alfa Romeo, Ram, Chrysler et Maserati.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Cours de référence | 4,465 € (clôture du 26/08/2026) |
| Capitalisation boursière | environ 13 Mds € |
| Extrêmes sur 52 semaines | 4,375 € et 10,494 € |
| Nombre d’actions | environ 2,90 milliards |
| Chiffre d’affaires glissant | 160,9 Mds € |
| Résultat net semestriel 2026 | +670 M€ |
| Capitaux propres part du groupe | 53,6 Mds € |
| Valeur comptable par action | 19,38 € |
| Liquidité industrielle | 44,1 Mds € |
| Effectif | environ 258 700 collaborateurs |
Stellantis face à ses concurrents
Le secteur automobile mondial traverse la même transition, mais tous les constructeurs ne l’abordent pas avec les mêmes marges ni les mêmes valorisations.
| Constructeur | Positionnement | Situation |
|---|---|---|
| Stellantis | 🇫🇷🇮🇹 Généraliste multi-marques, 14 marques | Sortie de crise, marge à 2,1 %, valorisation à 0,23 fois l’actif net |
| Volkswagen | 🇩🇪 Généraliste, du populaire au premium | Restructuration en cours, forte exposition à la Chine |
| Renault | 🇫🇷 Généraliste européen | Redressement plus avancé, exposition européenne dominante |
| Toyota | 🇯🇵 Généraliste mondial | Rentabilité de référence, stratégie hybride payante |
| General Motors | 🇺🇸 Généraliste nord-américain | Marges solides sur les pick-up, marché domestique protégé |
La comparaison est cruelle sur un point : Stellantis affiche la valorisation la plus basse du secteur, et c’est justifié par sa rentabilité actuelle. Avec 2,1 % de marge opérationnelle ajustée, le groupe se situe très en dessous de Toyota ou de General Motors. La question posée aux investisseurs n’est donc pas de savoir si la décote est méritée aujourd’hui, mais si elle le restera dans deux ans.
Restent des atouts que la crise n’a pas effacés. La première position européenne sur les véhicules utilitaires. Une présence dominante au Brésil et en Argentine. Un outil industriel à bas coût au Maroc. Et des plateformes qui évitent de doubler les investissements pour couvrir thermique, hybride et électrique.
Sources : communiqué de résultats semestriels du 30 juillet 2026, comptes annuels 2025 publiés le 26 février 2026, journée investisseurs du 21 mai 2026, données de marché arrêtées au 27 août 2026, éligibilité PEA et SRD vérifiée auprès de deux intermédiaires financiers français.
⚠️ Précision de méthode : les données financières citées sur cette page proviennent des communications du groupe telles que relayées par les sources de marché, sans lecture directe des dépôts réglementaires. Les chiffres de valorisation dépendent du nombre d’actions retenu, qui varie d’un agrégateur à l’autre. Cette page est mise à jour à chaque publication trimestrielle.
Questions fréquentes sur l’action Stellantis
Pourquoi l’action Stellantis s’est-elle effondrée ?
Pour trois raisons enchaînées. Une crise de stocks aux États-Unis en 2024, qui a fait chuter les ventes et les marges. Le départ brutal de Carlos Tavares en décembre 2024, qui a ouvert une période d’incertitude. Et surtout le « reset » du 6 février 2026 : 25,4 Mds € de charges pour déprécier les actifs électriques et solder les stocks. La perte annuelle atteint 22,3 Mds €, et le titre chute de 25,24 % en une séance, du jamais vu dans son histoire.
L’action Stellantis est-elle éligible au PEA ?
Oui. Bien que son siège social soit à Hoofddorp aux Pays-Bas, Stellantis est une société de droit européen, ce qui la rend éligible au plan d’épargne en actions. C’est l’enveloppe la plus adaptée pour ce dossier : après cinq ans, la plus-value échappe à l’impôt sur le revenu, contre une flat tax de 31,4 % en compte-titres. Le titre est par ailleurs négociable au SRD.
Le dividende Stellantis est-il maintenu ?
Non, il est suspendu. L’assemblée générale d’avril 2026 n’a voté aucune distribution au titre de l’exercice 2025. Le dernier versement remonte à avril 2025, pour 0,68 € par action. Un retour est envisagé en mai 2027, à une condition posée par la direction : que le flux de trésorerie industriel soit devenu structurellement positif. Les projections situent ce premier dividende entre 0,23 € et 0,40 € par action.
Quel est l’objectif de cours des analystes ?
Le consensus d’une vingtaine de bureaux vise 5,78 € en moyenne et 5,68 € en médiane, soit environ 29 % de potentiel par rapport au cours du 26 août. Mais la recommandation dominante est de conserver, et la dispersion est large, de 3,65 € à 9,50 €. Point important : les objectifs les plus élevés sont les plus anciens, et les deux avis les plus récents, Bernstein et Piper Sandler, visent moins que le cours actuel.
Que valent les résultats du premier semestre 2026 ?
Ils marquent un vrai retour dans le vert : 670 M€ de résultat net contre une perte de 2 256 M€ un an plus tôt, un chiffre d’affaires en hausse de 10 %, une marge opérationnelle passée de 0,7 % à 2,1 %. Deux nuances toutefois : la comparaison se fait sur une base 2025 exceptionnellement dégradée, et 2,1 % de marge reste très faible pour un constructeur. Le signal le plus solide est le retour à un flux de trésorerie industriel positif au deuxième trimestre, à +1,0 Md€.
Est-ce le bon moment pour acheter des actions Stellantis ?
Deux éléments limitent mécaniquement le potentiel de baisse supplémentaire : un cours déjà collé à son plancher annuel, et une valorisation à 0,23 fois l’actif net : même le scénario défavorable place l’action à 4,00 €. Mais le redressement n’est pas confirmé, et deux échéances proches trancheront : la publication du 28 octobre et les décisions douanières américaines de novembre. Un investisseur patient peut construire une position progressivement ; attendre ces deux rendez-vous se défend tout autant.
Stellantis peut-elle faire faillite ?
Rien dans les comptes ne va dans ce sens. Le groupe dispose de 44,1 Mds € de liquidité industrielle, soit 27 % de son chiffre d’affaires annuel. Sa dette nette industrielle est même négative : il détient plus de trésorerie que de dette sur son périmètre automobile. La perte de 2025 était en grande partie comptable, seuls 6,5 Mds € donnant lieu à des sorties de trésorerie étalées jusqu’en 2029. Le risque du dossier porte sur la durée du redressement, pas sur la solvabilité.
Pourquoi Stellantis mise-t-elle sur les plateformes multi-énergies ?
Parce que la demande de véhicules électriques a progressé moins vite que prévu, et que le groupe a payé cette erreur d’anticipation par 14,8 Mds € de dépréciations en 2025. Les plateformes multi-énergies permettent de produire une même voiture en version thermique, hybride ou électrique sur une seule base industrielle, donc de suivre la demande réelle sans multiplier les investissements. C’est un pari de flexibilité plutôt que de conviction technologique.
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