
Faut-il acheter l’action Renault (RNO) ? Prévisions 2026
Résultats officiels du T1 2026 publiés par Renault le 23 avril 2026
| Stock | Symbol | Price | 52 Week Range | Dividend Rate | Dividend Yield | Industry | Country | EPS | Shares | Last Updated | Currency | Type |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
RENAULT RNO.PA | RNO.PA | 26,61 € | 2,20 | 8,11% | Auto Manufacturers | France | 39,99 | 289.840.337 | 16 minutes ago | EUR | EQUITY |
| Information | Détail |
|---|---|
| Code ISIN | FR0000131906 |
| Code mnémonique | RNO |
| Secteur | Automobile |
| Indice de référence | CAC 40 |
| Éligibilité PEA | Oui |
Avis : faut-il acheter l’action aujourd’hui ?
Oui, Renault peut trouver sa place dans votre portefeuille en 2026, à condition d’accepter une dose de volatilité en échange d’un pari sur la revalorisation à moyen terme.
Ce qui plaide pour l’achat, c’est d’abord une valorisation exceptionnellement basse : le titre se paye moins de 4 fois les bénéfices attendus en 2026, alors que le groupe affiche une trésorerie nette record de 7,4 milliards d’euros. Cette décote reflète surtout la méfiance du marché envers l’automobile européenne, pas la santé réelle de l’entreprise. Vous touchez en parallèle un dividende maintenu à 2,20 €, soit un rendement proche de 8 %, soutenu par une génération de cash solide et une notation Investment Grade retrouvée.
Le virage électrique tient ses promesses : la Renault 5 E-Tech dépasse 100 000 unités produites en quinze mois et le Scénic E-Tech a été élu voiture de l’année, ce qui valide les choix technologiques du groupe.
Côté bémols, la pression concurrentielle reste intense, notamment face aux constructeurs chinois et à Tesla. La marge opérationnelle a été abaissée à 5,5 % pour 2026, et les coûts liés au passage aux véhicules définis par logiciel pèsent encore sur la rentabilité à court terme.
En clair, si vous cherchez un titre décoté à fort rendement et acceptez une trajectoire un peu chahutée, Renault offre un vrai potentiel de revalorisation sur trois ans. À loger en priorité dans votre PEA pour profiter pleinement du dividende et de la fiscalité avantageuse.
Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital
Avantages de l’action Renault en 2026
- Valorisation historiquement basse avec un P/B de 0,37x et un PER forward de 3,86x,
- Trésorerie nette de 7,4 milliards d’euros offrant une marge de manœuvre stratégique,
- Dividende stable de 2,20 € par action avec un rendement de 7,69 %,
- Succès commercial de la Renault 5 E-Tech et du Scénic E-Tech voiture de l’année,
- Lancement du premier véhicule défini par logiciel prévu fin 2026,
- Position dominante sur le segment des utilitaires électriques avec Flexis,
- Deuxième place sur le marché hybride européen avec 24 % de part de marché.
Inconvénients de l’action Renault en 2026
- Compression de la marge opérationnelle guidée à 5,5 % contre 6,3 % en 2025,
- Guerre des prix intensifiée avec les constructeurs chinois comme BYD,
- Exposition monétaire aux marchés turcs et argentins créant de la volatilité,
- Transition managériale après le départ de Luca de Meo,
- Ralentissement de la croissance du marché électrique européen,
- Free Cash Flow en baisse guidé à 1 milliard d’euros pour 2026.
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⚠️ L’investissement en bourse comporte un risque de perte en capital. Ce contenu est informatif et peut contenir des erreurs. Il ne constitue pas un conseil en investissement : faites vos propres recherches.
Cours Renault en direct
Voici le cours de l’action Renault en direct :
Résultats financiers & objectifs Renault
| Indicateur | 2025 | T1 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires consolidé | 57,92 Md€ | 12,53 Md€ | +3,0 % (2025) / +7,3 % (T1) |
| Marge opérationnelle | 6,3 % | – | -130 pb vs 2024 (7,6 %) |
| Résultat net comptable | -10,93 Md€ | – | Perte historique* |
| Free Cash Flow automobile | 1,47 Md€ | – | Maintenu |
| Position nette financière | 7,37 Md€ | – | Record |
Voici les performances par segment au premier trimestre 2026 :
- Automobile : l’activité industrielle génère 10,81 milliards d’euros au T1 2026 (+6,5 %), portée par un effet mix-produit positif malgré un recul des volumes de 3,3 %. Le succès des lancements récents (Renault 5 E-Tech, Renault 4 E-Tech, Scénic E-Tech) compense largement la baisse temporaire de Dacia (-16,3 %) liée à des perturbations logistiques dans le détroit de Gibraltar. La marque Renault progresse de 2,2 % en volumes, tandis qu’Alpine enregistre une envolée de 54,7 % avec l’A290.
- Mobilize Financial Services : cette division affiche une croissance remarquable de 13,0 % au T1 2026 pour atteindre 1,72 milliard d’euros, contribuant de manière récurrente et solide à la rentabilité du groupe via le financement automobile et les services de mobilité.
- Électrification en Europe : la part des ventes électrifiées atteint 52,3 % du mix au T1 2026 (contre 43,2 % un an plus tôt), avec une progression de 20,9 % des véhicules 100 % électriques. Le segment des utilitaires légers progresse de 15,1 %, renforcé par l’acquisition de 100 % de Flexis en février 2026.
Objectifs et perspectives 2026 :
Pour l’exercice complet 2026, Renault vise une croissance du chiffre d’affaires à environ 60,7 milliards d’euros, soit une progression « mid-single digit » malgré un environnement déflationniste sur les prix des véhicules électriques.
La direction a revu sa guidance de marge opérationnelle à 5,5 % (contre 6,3 % en 2025), reflétant l’intensification de la concurrence par les prix, notamment face aux constructeurs chinois comme BYD. Le groupe entend compenser cette érosion par le lancement massif de nouveaux modèles issus du plan stratégique « futuREady » et le déploiement du premier véhicule défini par logiciel (SDV) développé en partenariat avec Qualcomm et Google, avec une production à Sandouville attendue fin 2026.
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Les facteurs influant le cours de l’action Renault
Le succès de l’offensive électrique de masse
La Renault 5 E-Tech dépasse les 100 000 unités produites en seulement 15 mois, devenant un pilier du marché électrique européen. Le lancement de la Renault 4 E-Tech et la performance du Scénic E-Tech (élu voiture de l’année 2025) renforcent cette dynamique.
La capacité du groupe à maintenir son leadership sur le segment électrique de masse en Europe face à l’arrivée des constructeurs chinois déterminera directement l’évolution du cours.
Au premier trimestre 2026, les ventes de véhicules électriques progressent de 20,9 %, portant la part électrifiée à 52,3 % du mix européen.
La compression des marges opérationnelles
La marge opérationnelle recule de 6,3 % en 2025 à une guidance de 5,5 % pour 2026, sous la pression de la guerre des prix menée par Tesla et les constructeurs chinois. L’effet mix prix négatif de 733 millions d’euros en 2025 illustre cette érosion.
Toute nouvelle révision à la baisse des perspectives de marge serait immédiatement sanctionnée par le marché, tandis qu’une stabilisation rassurerait les investisseurs institutionnels qui valorisent le titre à seulement 0,38 fois sa valeur comptable.
La révolution Software-Defined Vehicle
Le lancement fin 2026 du premier véhicule utilitaire entièrement piloté par logiciel via Flexis représente un tournant stratégique. Développé avec Qualcomm et Google sur une architecture 800V, ce système permet des mises à jour à distance et réduit drastiquement les coûts de production.
Si Renault parvient à démontrer la supériorité de sa plateforme logicielle, l’action changera de statut pour devenir une valeur technologique, justifiant une revalorisation significative au-delà de son PER actuel de 3,86.
La domination sur les utilitaires électriques
La prise de contrôle total de Flexis en février 2026 et le démarrage de la production à Sandouville consolident la position sur un marché en croissance de 15,1 % au T1 2026. La coentreprise Horse Powertrain avec Geely et Aramco permet de mutualiser les coûts massifs de R&D sur les hybrides. Chaque nouveau contrat client pour Horse ou chaque partenariat technologique pour Flexis constituera un catalyseur haussier direct, validant la pertinence de la stratégie d’entités spécialisées.
La transition managériale et l’exécution du plan futuREady
Le départ de Luca de Meo en juillet 2025 constitue un facteur d’incertitude. François Provost, nouveau CEO, doit prouver sa capacité à maintenir l’agilité de la Renaulution tout en déployant le plan futuREady (2 millions de véhicules d’ici 2030, dont 50 % hors Europe).
Les deux prochains trimestres seront déterminants pour mesurer l’efficacité opérationnelle de la nouvelle direction, particulièrement sur la maîtrise des coûts et l’accélération internationale où son expertise en Asie sera scrutée.
L’intensification de la concurrence chinoise
BYD détient déjà 6,8 % de part de marché électrique en Europe début 2026, et la guerre des prix lancée en Chine s’exporte progressivement. Les constructeurs chinois multiplient par trois leurs ventes européennes au T1 2026.
La capacité de Renault à maintenir son positionnement prix sur les modèles électriques sans sacrifier sa rentabilité face à des concurrents intégrés verticalement sera décisive.
Parallèlement, la volatilité des marchés émergents (impact de change négatif de 814 millions en 2025 en Turquie et Argentine) reste une épée de Damoclès pour la performance consolidée.
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Analyse fondamentale Renault
Un chiffre d’affaires en croissance portée par la montée en gamme
Le Groupe Renault confirme sa dynamique commerciale avec un chiffre d’affaires de 57,92 milliards d’euros sur l’exercice 2025, en progression de 3,0 % (+4,5 % à taux de change constants). Cette performance s’inscrit dans un marché automobile mondial atone, démontrant l’efficacité de la stratégie de montée en gamme.
Le premier trimestre 2026 amplifie cette tendance avec un chiffre d’affaires de 12,53 milliards d’euros (+7,3 %), porté par un effet mix-produit positif qui compense le recul des volumes de 3,3 %. Le succès de la Renault 5 E-Tech (plus de 100 000 unités produites en 15 mois) et du Scénic E-Tech prouve que le groupe vend moins de voitures, mais les vend nettement mieux.
Des marges opérationnelles sous pression mais résilientes
La rentabilité opérationnelle s’établit à 6,3 % en 2025, en retrait par rapport aux 7,6 % de 2024, sous l’effet de la guerre des prix sur les véhicules électriques et d’un impact négatif du mix prix/enrichissement de 733 millions d’euros.
Pour 2026, le groupe guide vers une marge autour de 5,5 %, reflétant un environnement concurrentiel féroce marqué par l’arrivée des constructeurs chinois. Toutefois, cette performance reste supérieure à celle de la plupart des constructeurs généralistes européens, notamment Stellantis qui affiche une perte de 22,3 milliards d’euros en 2025 et Volkswagen qui stagne à 3,3 % de marge.
Renault démontre ainsi que sa restructuration profonde lui permet de maintenir une profitabilité industrielle solide.
Une trésorerie record qui finance la transformation
La santé financière du groupe atteint un niveau historique avec une position de trésorerie nette automobile de 7,37 milliards d’euros fin 2025, contre 3,7 milliards d’euros deux ans plus tôt. Cette réserve de cash permet d’autofinancer les investissements massifs dans l’électrification et les logiciels sans dégrader le profil de risque.
Le Free Cash Flow automobile s’élève à 1,47 milliard d’euros en 2025, avec un objectif maintenu autour de 1,0 milliard d’euros pour 2026 malgré les investissements accrus dans Ampere et Flexis. La notation de crédit relevée à « BBB- » (Investment Grade) par S&P en décembre 2025 confirme la solidité structurelle du bilan et réduit les coûts de refinancement.
Une valorisation boursière anormalement basse
Les ratios de marché révèlent une décote massive. Avec un ratio Price-to-Book de 0,38x, le marché valorise Renault à moins de 40 % de ses capitaux propres. Le PER forward ressort entre 3,1x et 4,8x sur la base d’un BPA attendu à 9,08 euros pour 2026, soit l’un des niveaux les plus bas du secteur automobile.
Cette anomalie s’explique par les pertes comptables de 10,93 milliards d’euros en 2025 (liées à la dépréciation de la participation Nissan) et les doutes sur la pérennité des marges électriques.
L’avance technologique validée par les partenariats stratégiques
La transformation de Renault en entreprise de technologie automobile franchit une étape décisive en 2026 avec le plan « futuREady » lancé en mars.
Le lancement du premier Software-Defined Vehicle (SDV) fin 2026 à Sandouville, développé en partenariat avec Qualcomm et Google, marque une rupture technologique majeure avec une architecture centralisée sur plateforme 800V. La coentreprise Horse Powertrain (avec Geely et Aramco) mutualise les coûts de R&D pour les moteurs hybrides de nouvelle génération destinés aux marchés émergents. L’acquisition de 100 % de Flexis en février 2026 permet de contrôler totalement le développement de la prochaine génération de fourgons électriques.
Ces avancées transforment Ampere et Horse de centres de coûts en actifs stratégiques valorisables, renforçant la position du groupe face à la concurrence chinoise.
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Action Renault : quelles prévisions ?
2026 : l’année du virage stratégique
L’année 2026 s’annonce comme une période charnière où le groupe affronte un dilemme entre volume et rentabilité. La guidance de marge opérationnelle abaissée à 5,5 % témoigne d’un environnement concurrentiel féroce, notamment sur les véhicules électriques où la guerre des prix fait rage. Malgré ce contexte, le Free Cash Flow devrait se maintenir autour de 1,0 milliard d’euros grâce à une discipline financière rigoureuse.
L’enjeu majeur sera de réussir la montée en puissance commerciale du Scénic E-Tech et de la Renault 5 E-Tech sans sacrifier les marges face à l’offensive chinoise, BYD s’imposant désormais comme troisième acteur du marché électrique européen avec 6,8 % de parts de marché.
2027 : le retour attendu de la profitabilité
Le consensus des analystes table sur un redressement marqué en 2027, avec un bénéfice par action estimé à 9,08 euros et une normalisation du résultat net après la perte comptable historique de 10,93 milliards d’euros en 2025.
Cette amélioration devrait s’appuyer sur la pleine contribution du Software-Defined Vehicle, dont le lancement est prévu fin 2026 à Sandouville, ainsi que sur la montée en régime de Horse Powertrain qui permettra de mutualiser les coûts de R&D sur les motorisations hybrides.
2030 : la transformation en acteur technologique
À l’horizon 2030, la stratégie « futuREady » vise à repositionner Renault comme un leader européen du logiciel automobile, avec un objectif de plus de 2 millions de véhicules vendus dont 50 % générés hors Europe. Cette mutation profonde s’accompagnera d’une révision complète du modèle économique, où les revenus récurrents liés aux services connectés et aux mises à jour logicielles prendront une part croissante.
Le plan prévoit le lancement de 12 nouveaux produits basés sur la plateforme RGEV medium 2.0 avec architecture 800V, développée notamment au sein de Flexis dont Renault a pris le contrôle total en février 2026.
L’ambition de sortir définitivement de la décote de valorisation qui caractérise aujourd’hui les constructeurs généralistes européens repose sur cette transformation technologique profonde.
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Où acheter des actions Renault ?
Pour acquérir des actions Renault, plusieurs solutions s’offrent aux investisseurs :
Les banques traditionnelles
Les établissements bancaires classiques proposent des services d’investissement permettant l’achat d’actions Renault. Cependant, ils appliquent généralement des frais de transaction plus élevés que les courtiers en ligne.
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Les courtiers en ligne (brokers)
Les plateformes de courtage en ligne offrent une alternative moderne et souvent plus économique pour l’achat d’actions. Parmi les courtiers recommandés :
- Trade Republic : Application intuitive, frais ultra-compétitifs (1 € par transaction), idéale pour les investisseurs débutants.
- XTB : Excellent pour les investisseurs expérimentés, avec une plateforme complète et un dépôt minimum de seulement 10€.
- Boursobank : Filiale de SG, elle propose un accès au PEA et à l’achat d’actions à des tarifs attractifs, tout en bénéficiant de la sécurité d’un grand groupe bancaire.
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Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)
Le PEA est un compte spécifique permettant d’investir dans des actions européennes, dont Renault, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux après cinq ans de détention.
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ETF contenant l’action Renault
| Nom de l’ETF | Pondération Renault |
|---|---|
| iShares STOXX Europe 600 Automobiles & Parts | 3,75 % |
| Deka EURO iSTOXX ex Fin Dividend+ | 2,93 % |
| Global X MSCI SuperDividend EAFE | 1,95 % |
| BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS | 0,82 % |
| Xtrackers CAC 40 UCITS ETF | 0,32 % |
Note : Les pondérations peuvent varier légèrement selon les rebalancements quotidiens des fonds.
Historique et chiffres clés
Événements majeurs de Renault :
| Année | Événement clé |
|---|---|
| 1898 | Fondation par Louis Renault avec le dépôt du brevet de la prise directe (Type A) |
| 1905 | Adoption des techniques de production de masse pour la commande des Taxis de la Marne |
| 1945 | Nationalisation et création de la Régie Nationale des Usines Renault (RNUR) |
| 1961 | Lancement de la Renault 4, premier hayon moderne |
| 1984 | Lancement de l’Espace, pionnier du monospace en Europe |
| 1996 | Privatisation de Renault |
| 1999 | Formation de l’Alliance avec Nissan et rachat de Dacia |
| 2021 | Lancement du plan « Renaulution » sous la direction de Luca de Meo |
| 2024 | Création d’Ampere (électrique) et Horse Powertrain (thermique/hybride avec Geely et Aramco) |
| 2025 | Réduction de la participation dans Nissan à 15 % et départ de Luca de Meo |
| 2026 | François Provost devient CEO — Lancement du plan « futuREady » et du premier véhicule défini par logiciel (SDV) |
Chiffres clés de Renault (exercice 2025) :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires 2025 | 57,92 milliards d’euros (+3,0 % vs 2024) |
| Résultat d’exploitation 2025 | 3,63 milliards d’euros |
| Marge opérationnelle 2025 | 6,3 % (contre 7,6 % en 2024) |
| Résultat net 2025 | -10,93 milliards d’euros (charge exceptionnelle liée à Nissan) |
| Position de trésorerie nette automobile | 7,37 milliards d’euros (record historique) |
| Free Cash Flow automobile 2025 | 1,47 milliard d’euros |
| Chiffre d’affaires T1 2026 | 12,53 milliards d’euros (+7,3 % vs T1 2025) |
| Part de marché BEV Europe T1 2026 | Croissance de 20,9 % des ventes BEV |
| Position en Europe (PC + LCV) | 2e constructeur |
| Nombre d’employés | 100 541 (2026) |
| Marques principales | Renault, Dacia, Alpine, Ampere, Horse, Flexis |
| Sites de production Ampere | 4 usines en Europe (dont Douai pour la Renault 5 E-Tech) |
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Renault face à la concurrence
| Concurrent | Description | Marques principales | Chiffre d’affaires (2025) |
|---|---|---|---|
| Volkswagen Group | Leader européen avec 26 % de part de marché BEV, mais confronté à une baisse de revenus de 2,5 % et une marge opérationnelle faible à 3,3 % | Volkswagen, Audi, Skoda, SEAT, Porsche | ~320 Md€ |
| Stellantis | Groupe franco-italo-américain en crise profonde avec une perte nette de 22,3 milliards d’euros et des charges de restructuration massives | Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Jeep | 153,5 Md€ |
| BMW Group | Constructeur premium allemand en difficulté, avec un bénéfice net en chute de 25 % et des ventes en recul de 10 % en Chine | BMW, Mini, Rolls-Royce | ~150 Md€ |
| Toyota Motor | Leader mondial de l’hybride avec un ROE de 10,6 %, maintenant une valorisation boursière stable malgré les tensions tarifaires | Toyota, Lexus | ~310 Md€ |
| BYD / Constructeurs chinois | Troisième acteur BEV en Europe avec 6,8 % de parts de marché, exerçant une pression déflationniste massive sur les prix | BYD, Chang’an, Wuling, Leapmotor | Croissance rapide (ventes BYD x3 en Europe) |
En 2026, le paysage concurrentiel automobile européen connaît une fragmentation sans précédent, avec une intensification de la guerre des prix menée par les constructeurs chinois et une crise de rentabilité chez les acteurs historiques. Renault parvient à se maintenir sur le podium européen avec un chiffre d’affaires de 57,9 milliards d’euros et une marge opérationnelle de 6,3 %, surpassant nettement Volkswagen (3,3 %) et Stellantis qui affiche une marge négative après une perte colossale de 22,3 milliards d’euros en 2025.
Face à cette concurrence, Renault se distingue par son approche hybride duale et sa stratégie de valorisation plutôt que de volume. Le groupe occupe la deuxième place sur le marché européen avec 10,2 % de parts de marché PC + LCV, affichant une croissance de chiffre d’affaires de 7,3 % au premier trimestre 2026 contre des reculs chez la plupart de ses rivaux.
- Renault affiche une résilience opérationnelle remarquable avec une marge de 6,3 %, largement supérieure à celle de Volkswagen (3,3 %) et de Stellantis (négative), malgré un environnement inflationniste et des tensions sur les chaînes logistiques.
- Le groupe domine le segment des véhicules utilitaires légers en Europe avec une progression de 15,1 % au T1 2026, notamment grâce à l’acquisition de 100 % de Flexis et au lancement prochain de fourgons électriques définis par logiciel (SDV).
- La valorisation boursière reste déconnectée des fondamentaux : avec un ratio Price-to-Book de 0,38 contre 0,98 pour Toyota, le marché valorise Renault à moins de 40 % de ses actifs nets, une décote massive qui ne reflète ni la solidité du bilan (7,4 milliards d’euros de position nette financière) ni le potentiel technologique du plan futuREady.
Contrairement à BMW et Mercedes-Benz qui souffrent d’une dépendance excessive au marché chinois (ventes en recul de 10 % pour BMW au T1 2026), Renault construit une exposition équilibrée avec 50 % des ventes électrifiées en Europe et un objectif de 50 % de volumes hors Europe d’ici 2030.
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- Action TotalEnergies,
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- Action Amazon,
- Action FDJ,
- Action Renault,
- Action Tesla,
- Action Air Liquide,
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FAQ sur l’action Renault
L’action Renault est-elle éligible au PEA ?
Oui, l’action Renault (code ISIN FR0000131906) est une société française cotée à la Bourse de Paris. Elle est donc pleinement éligible au Plan d’Épargne en Actions (PEA).
Puis-je acheter des actions Ampere ou Horse séparément ?
Non, il n’est pas possible d’acheter des actions Ampere ou Horse de manière distincte pour le moment. L’introduction en bourse d’Ampere a été annulée en 2024, la filiale restant intégrée au groupe Renault. Quant à Horse, il s’agit d’une coentreprise dédiée aux moteurs thermiques et hybrides développée avec Geely et Aramco, qui n’est pas cotée en bourse.
Pourquoi le cours de l’action est-il sensible aux nouvelles de Nissan ?
Bien que Renault ait réduit sa participation directe dans Nissan à 15 %, les deux constructeurs demeurent des partenaires industriels au sein de l’Alliance. Les résultats financiers de Nissan impactent directement les comptes de Renault via la méthode de mise en équivalence. En 2025, la cession et la dépréciation des actions Nissan ont généré une charge comptable non décaissable de 9,3 milliards d’euros. Le marché continue d’associer la santé de l’un à celle de l’autre, ce qui explique pourquoi une mauvaise nouvelle venant du Japon peut faire baisser le titre Renault à Paris.
Quand les résultats financiers sont-ils publiés ?
Le calendrier financier de Renault suit un rythme semestriel classique. Les résultats annuels sont publiés à la mi-février (le 19 février 2026 pour l’exercice 2025), tandis que les résultats du premier semestre sont dévoilés à la fin du mois de juillet. Le rapport d’activité du premier trimestre paraît fin avril (le 23 avril 2026 pour le T1 2026). Ces publications sont des moments clés pour l’action, car elles permettent de valider l’atteinte des objectifs de marge opérationnelle (5,5 % attendu pour 2026) et de génération de trésorerie (free cash-flow d’environ 1 milliard d’euros) fixés par la direction.

Fort d’une première expérience dans le commerce, je me consacre aujourd’hui à décrypter l’univers de la finance en ligne. Ma mission est double : d’une part, rendre les grands sujets économiques accessibles à tous, et d’autre part, analyser en profondeur les plateformes bancaires et d’investissement. Mon objectif est de vous fournir des éclairages clairs et factuels pour vous permettre de naviguer dans cet écosystème et de faire vos propres choix de manière éclairée.

