
Faut-il acheter l’action Meta ? Analyse et prévisions 2026
| Stock | Symbol | Price | 52 Week Range | Dividend Rate | Dividend Yield | Industry | Country | EPS | Shares | Last Updated | Currency | Type |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Meta Platforms, Inc. META | META | 629,31 € | 2,10 | 0,28% | Internet Content & Information | United States | 25,26 | 2.205.128.509 | 13 heures ago | EUR | EQUITY |
| Information | Détail |
|---|---|
| Société | Meta Platforms, Inc. (Facebook, Inc. jusqu’en octobre 2021) |
| Code ISIN | US30303M1027 |
| Code mnémonique | META (FB jusqu’en juin 2022) |
| Marché | Nasdaq Global Select Market |
| Secteur | Services de communication, réseaux sociaux et publicité en ligne |
| Indices de référence | S&P 500, Nasdaq-100, S&P 100, MSCI World |
| Éligibilité PEA | Non (action américaine, compte-titres uniquement) |
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Faut-il acheter l’action Meta (META) ?
Meta s’adresse à l’investisseur qui croit à la publicité en ligne portée par l’intelligence artificielle et qui accepte une forte volatilité en attendant que les investissements se transforment en cash. Facebook, Instagram et WhatsApp forment une machine à revenus rare : 3,6 milliards de personnes utilisent chaque jour au moins une application du groupe, et la publicité assure 98 % du chiffre d’affaires.
La croissance, elle, accélère. Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires progresse de 28 % à 60,8 milliards de dollars, et Meta devrait devenir cette année le premier vendeur de publicité numérique au monde, devant Google. Le consensus des analystes reste à l’achat, avec un objectif moyen de 790 $, soit environ 10 % au-dessus du cours de 715,62 $ du 28 septembre 2026.
Le revers se lit dans les comptes. Les dépenses d’investissement prévues pour 2026 atteignent 130 à 145 milliards de dollars, surtout pour des centres de données dédiés à l’IA : au deuxième trimestre, elles ont absorbé presque tout le cash généré, et la marge opérationnelle est tombée de 43 % à 31 %.
S’y ajoutent un accord pouvant aller jusqu’à 18 milliards de dollars sur l’addiction des jeunes, et le contrôle quasi absolu de Mark Zuckerberg. Si vous cherchez un dividende ou une trajectoire lisse, ce n’est pas le bon titre.
Notre lecture : le titre a déjà couru vers les objectifs des analystes : +31 % en quatre semaines, porté par le lancement de Muse, l’agent IA personnel de Meta, disponible aux États-Unis seulement. Les résultats du troisième trimestre, attendus fin octobre, diront si les investissements commencent à payer. Meta peut convenir à un investisseur de long terme qui l’achète en compte-titres, par étapes, et sur une petite part de son portefeuille.
Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital
Avantages de l’action Meta en 2026
- Leader mondial de la publicité sociale, avec 60 % des dépenses du secteur en 2025,
- Chiffre d’affaires en accélération : +22 % en 2025, +28 % au deuxième trimestre 2026,
- Applications historiques très rentables, avec une marge opérationnelle de 52 % en 2025,
- 3,6 milliards d’utilisateurs quotidiens, une base que peu de groupes peuvent monétiser,
- Muse, un agent IA lancé en septembre 2026, déjà en tête de l’App Store américain,
- Bilan solide : 90 milliards de dollars de trésorerie et placements fin juin 2026,
- Dividende versé depuis 2024 et consensus des analystes massivement à l’achat.
Inconvénients de l’action Meta en 2026
- Investissements IA de 130 à 145 milliards de dollars en 2026, qui écrasent le cash-flow libre,
- Marge opérationnelle tombée à 31 % au deuxième trimestre 2026, contre 43 % un an plus tôt,
- Reality Labs perd plus de 19 milliards de dollars par an sans horizon de rentabilité,
- Risques juridiques lourds : accord jusqu’à 18 milliards de dollars, appel de la FTC, régulation européenne,
- Mark Zuckerberg détient 60,8 % des droits de vote : les actionnaires minoritaires ne pèsent pas,
- Action non éligible au PEA et historique de chutes violentes (-76 % entre 2021 et 2022).
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⚠️ L’équipe MoneyRadar vous rappelle que l’investissement en bourse comporte des risques. Notre contenu a une vocation informationnelle et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Nous vous encourageons à réaliser vos propres recherches (et à comparer différentes sources) avant d’investir. N’investissez que dans les limites de vos capacités financières, et veillez à assurer une épargne de sécurité avant tout !
Cours de l’action Meta
Voici le prix de l’action Meta en direct :
Au 28 septembre 2026, l’action clôture à 715,62 $, en baisse de 4,8 % sur la séance, après une hausse d’environ 31 % en quatre semaines, portée par le lancement de l’agent IA Muse et la conférence Meta Connect.
Sur un an, l’action évolue entre 520,26 $ et 779,82 $ ; son record absolu reste le 796,25 $ touché le 15 août 2025. Aucune nouvelle unique n’explique le repli du 28 septembre, qui ressemble surtout à une prise de bénéfices.
Résultats financiers et objectifs de Meta
2025 : une croissance record, un bénéfice faussé par l’impôt
Meta a publié en janvier 2026 des comptes annuels qui confirment la puissance de son moteur publicitaire. Le recul du bénéfice net ne vient pas de l’activité : il vient d’une charge fiscale exceptionnelle de 15,9 milliards de dollars, liée à la réforme fiscale américaine de 2025, qui a porté le taux d’impôt à 29,6 % au lieu d’environ 13 %.
- Chiffre d’affaires : 200,97 milliards de dollars (+22 %)
- Dont publicité : 196,18 milliards de dollars, soit 97,6 % du total
- Résultat opérationnel : 83,28 milliards de dollars, marge de 41 %
- Résultat net : 60,46 milliards de dollars (-3 %)
- Bénéfice par action dilué : 23,49 $
Deuxième trimestre 2026 : le chiffre d’affaires accélère, le cash disparaît
Le trimestre publié le 29 juillet résume le dossier Meta. Les revenus battent un record, mais les coûts progressent deux fois plus vite, et le cash-flow libre tombe à 0,8 milliard de dollars. Le marché a sanctionné le titre d’environ 6,6 % le lendemain.
| Indicateur | T2 2026 | T2 2025 | Variation |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 60,80 Mds $ | 47,52 Mds $ | +28 % |
| Résultat opérationnel | 18,78 Mds $ | 20,44 Mds $ | -8 % |
| Marge opérationnelle | 31 % | 43 % | -12 points |
| Résultat net | 15,85 Mds $ | 18,34 Mds $ | -14 % |
| Bénéfice par action dilué | 6,18 $ | 7,14 $ | -13 % |
| Dépenses d’investissement | 31,08 Mds $ | n. c. | |
| Cash-flow libre | 0,78 Md $ | n. c. |
Une partie de la baisse de marge est ponctuelle : 2,4 milliards de dollars de charges judiciaires et 1,18 milliard d’indemnités de départ, après la suppression d’environ 8 000 postes en mai. Sans ces 3,6 milliards, la marge du trimestre serait d’environ 37 %, toujours loin des 43 % d’un an plus tôt. La hausse des amortissements et des salaires liés à l’IA pèse durablement.
Deux activités qui n’ont rien à voir
Meta publie ses comptes en deux segments, et l’écart entre les deux est la clé du modèle. Family of Apps finance tout : Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et Threads. Reality Labs, qui regroupe les casques Quest et les lunettes connectées, reste un centre de coûts.
| Segment | Chiffre d’affaires 2025 | Croissance | Résultat opérationnel 2025 |
|---|---|---|---|
| Family of Apps | 198,76 Mds $ | +22 % | +102,47 Mds $ (marge de 51,6 %) |
| Reality Labs | 2,21 Mds $ | +3 % | -19,19 Mds $ |
Au deuxième trimestre 2026, la marge de Family of Apps retombe à 38,8 %, et Reality Labs perd encore 4,6 milliards de dollars sur trois mois. Côté audience, les impressions publicitaires progressent de 14 % et le prix moyen par publicité de 12 %.
Les objectifs de Meta pour 2026
La direction a relevé ses prévisions d’investissement lors de la publication du deuxième trimestre. Elle vise :
- Chiffre d’affaires du troisième trimestre : 61 à 64 milliards de dollars
- Dépenses totales 2026 : 165 à 169 milliards de dollars
- Dépenses d’investissement 2026 : 130 à 145 milliards de dollars (contre 125 à 145 annoncés plus tôt)
- Résultat opérationnel 2026 : supérieur à celui de 2025
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Les facteurs qui influencent le cours de l’action Meta
Le pari de l’intelligence artificielle
Meta investit plus que presque toute autre entreprise au monde dans l’IA : centres de données, puces, modèles Llama, assistants. En plus des 130 à 145 milliards de dollars d’investissements 2026, le groupe a pris 349 milliards de dollars d’engagements non annulables pour ses infrastructures et ses capacités de calcul.
Pour financer ce programme, le groupe a émis 30 milliards de dollars d’obligations en novembre 2025. Il a aussi monté une coentreprise de 14 milliards avec BlackRock pour un centre de données au Texas.
La dépense est certaine, la monétisation ne l’est pas encore. C’est la question qui fera le cours en 2027 : le ciblage publicitaire amélioré par l’IA, les agents conversationnels, WhatsApp pour les entreprises et les lunettes connectées rapporteront-ils assez pour justifier ces montants ?
Muse, l’agent IA qui a relancé le titre
Le 8 septembre 2026, Meta a lancé Muse, un agent IA personnel qui agit à la place de l’utilisateur. On lui parle comme à un contact, dans son application ou directement dans WhatsApp, et il exécute : envoyer un e-mail, réserver un voyage, remplir un formulaire, comparer des prix, acheter. Il s’appuie sur Muse Spark, le modèle le plus puissant de Meta à ce jour.
Le démarrage a surpris. L’application s’est hissée en tête de l’App Store américain en une dizaine de jours, avec environ 900 000 téléchargements selon les estimations publiées, un rythme plus rapide que celui de ChatGPT à ses débuts. À la conférence Meta Connect des 23 et 24 septembre, Meta a annoncé l’arrivée de Muse sur ses lunettes connectées et un petit appareil dédié, Muse Charm.
Pour l’investisseur, la question est de savoir comment Muse rapportera. Meta affirme que les conversations avec l’agent ne servent pas à ses systèmes publicitaires : le modèle repose sur des abonnements pour les usages avancés et sur le commerce, avec des partenaires comme Walmart, Best Buy, Sephora, Shopify ou PayPal. Mi-septembre, le groupe a aussi lancé Meta One, une offre d’abonnement qui revendique déjà 15 millions d’abonnements et d’essais.
- Disponibilité : États-Unis uniquement pour l’instant, sur iOS, Android et le site muse.ai ; aucune date annoncée pour la France,
- Prix : gratuit pour l’essentiel des usages, avec des formules payantes pour aller plus loin,
- Points de vigilance : Reuters a révélé que des sous-traitants humains traitent en coulisses certains appels passés par l’agent, un journaliste accuse Muse d’avoir copié ses messages sur Mac malgré son refus, et Amazon bloque l’agent sur son site.
Muse ne pèse encore rien dans les comptes. Mais c’est la première preuve tangible que les investissements massifs dans l’IA peuvent produire un produit grand public qui attire les utilisateurs, et c’est ce que le marché a acheté en septembre.
Le risque juridique a changé d’échelle
Fin août 2026, Meta a accepté de payer jusqu’à 18 milliards de dollars pour solder des poursuites d’États américains sur l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux, avec des changements imposés sur Facebook et Instagram. L’accord réduit l’incertitude, mais il s’ajoute à d’autres fronts :
- Nouveau-Mexique : 375 millions de dollars de pénalité en mars, puis 567 millions pour un fonds de santé mentale des jeunes en août 2026, et un jury qui conclut en septembre que Meta a trompé les utilisateurs sur ses pratiques de données,
- FTC : Meta a gagné en novembre 2025 le procès antitrust sur les rachats d’Instagram et de WhatsApp, mais l’autorité a fait appel en janvier 2026 ; un revers en appel rouvrirait le risque de démantèlement,
- Europe : amende de 200 millions d’euros au titre du règlement sur les marchés numériques en 2025, contestée, et surveillance renforcée sur la protection des mineurs et l’accès à l’IA dans WhatsApp.
Mark Zuckerberg décide seul
Meta fonctionne avec deux classes d’actions. Les actions A, cotées, donnent une voix ; les actions B, non cotées, en donnent dix. Avec 341,8 millions d’actions B, Mark Zuckerberg contrôle 60,8 % des droits de vote. Le taux de 0,15 % de capital détenu par les dirigeants, parfois cité, ne compte que les actions A et ne reflète pas ce pouvoir.
Pour un actionnaire, c’est un choix de confiance : aucune assemblée ne peut freiner le programme d’investissements s’il dérape. Ce trait structurel ne disparaîtra pas.
Reality Labs et les lunettes connectées
Les lunettes Meta Ray-Ban Display, avec écran intégré, arrivent en France le 13 octobre 2026 à 899 €. C’est le premier test grand public de la stratégie matérielle depuis les casques Quest. Un succès commercial ne changerait pas les comptes à court terme (Reality Labs pèse 1 % du chiffre d’affaires), mais il donnerait du crédit aux 19 milliards de dollars perdus chaque année.
Le calendrier à surveiller
| Date | Événement | Ce qui se joue |
|---|---|---|
| 13 octobre 2026 | Lancement de Meta Ray-Ban Display en France, en Allemagne et en Italie | Premiers signaux de demande pour Reality Labs |
| Fin octobre 2026 (date à confirmer) | Résultats du troisième trimestre | Chiffre d’affaires face à la fourchette de 61 à 64 Mds $, première indication sur les investissements 2027 |
| Fin 2026 (sans date précise) | Arrivée de Muse sur les lunettes IA de Meta, détails sur l’appareil Muse Charm | Premiers usages de l’agent hors du téléphone |
| Novembre et décembre 2026 | Ventes de fin d’année des casques et lunettes | Réduction ou non des pertes de Reality Labs |
| Fin janvier 2027 | Résultats annuels et prévisions 2027 | Arbitrage entre croissance, investissements et cash-flow libre |
| Courant 2027 | Audience en appel dans le dossier FTC | Risque résiduel sur Instagram et WhatsApp |
Analyse fondamentale de l’action Meta
Valorisation
Au cours de 715,62 $, Meta vaut environ 1 823 milliards de dollars en bourse, en comptant les actions A et B (2,54 milliards de titres au total). Le PER, rapport entre le cours et le bénéfice par action, dépend de l’année retenue :
| Indicateur | Valeur | Base de calcul |
|---|---|---|
| PER sur 12 mois glissants | 28,3 | Bénéfice par action de 25,26 $ |
| PER 2026 estimé | 22,9 | Bénéfice par action attendu de 31,21 $ |
| PER 2027 estimé | 20,6 | Bénéfice par action attendu de 34,83 $ |
| Valeur d’entreprise / EBITDA | 16,8 | Sur 12 mois glissants |
| Cours / valeur comptable | 7,0 | Valeur comptable de 102,52 $ par action |
Un PER de 20 à 23 fois les bénéfices attendus reste raisonnable pour un chiffre d’affaires qui croît de plus de 20 %, et sans commune mesure avec celui de Tesla. Le problème n’est pas le bénéfice comptable, c’est sa conversion en cash, que le PER ne mesure pas.
Cash-flow libre : le vrai juge de paix
Meta génère 130 milliards de dollars de trésorerie d’exploitation sur un an, mais ses investissements en absorbent la plus grande partie. Le cash-flow libre sur douze mois se situe entre 21,6 et 37,9 milliards de dollars selon la méthode de calcul, et il a presque disparu au deuxième trimestre 2026 (0,8 milliard). Tant que ce chiffre ne remonte pas, le titre reste suspendu à la promesse de l’IA.
Bilan et endettement
Le bilan reste solide, avec 90,3 milliards de dollars de trésorerie et placements fin juin 2026. Mais la dette à long terme est passée de 58,7 à 83,7 milliards de dollars en six mois, après l’émission obligataire de novembre 2025. Meta n’a pas de problème de solvabilité : le groupe change simplement de modèle, d’une entreprise qui accumule du cash à une entreprise qui emprunte pour investir.
Rentabilité
Les ratios restent parmi les meilleurs du marché : marge nette de 29,8 % et rentabilité des capitaux propres de 29,8 % sur douze mois. La tendance, elle, se retourne : la marge opérationnelle trimestrielle a perdu 12 points en un an.
Rachats d’actions et dividende
Meta a longtemps rendu son cash aux actionnaires surtout par des rachats d’actions : 30,1 milliards de dollars en 2024 et 26,2 milliards en 2025, tous effectués sur les neuf premiers mois. D’après ses rapports trimestriels, le groupe n’a racheté aucune action au premier semestre 2026, alors qu’il lui restait une autorisation de 25 milliards de dollars fin 2025. Le cash va désormais aux centres de données.
Meta en compte-titres : commission de 0 % chez XTB, change à 0,5 % sur les actions en dollars
Action Meta : quelles prévisions pour 2026 et 2027 ?
Ce que prévoient les analystes
Le consensus est massivement à l’achat : sur une soixantaine d’avis, un seul recommande de vendre. L’objectif moyen s’établit à 790,27 $, soit 10,4 % de hausse potentielle, dans une fourchette allant de 580 $ (BMO, 30 juillet 2026) à 1 000 $ (Rothschild & Co Redburn, 21 juillet 2026).
Fin septembre 2026, après le lancement de Muse et la conférence Meta Connect, de nombreux analystes ont relevé leur objectif, souvent de 100 à 200 $ : JPMorgan à 920 $, Jefferies à 875 $, Piper Sandler à 875 $, Raymond James à 860 $. Le potentiel moyen reste pourtant modeste, parce que le titre avait déjà monté de 31 % en un mois.
Prévisions 2026 et 2027
| Exercice | Chiffre d’affaires attendu | Croissance | Bénéfice par action attendu |
|---|---|---|---|
| 2026 | 254,2 Mds $ | +26,5 % | 31,21 $ |
| 2027 | 306,4 Mds $ | +20,6 % | environ 34 à 35 $ |
Les prévisions de bénéfice pour 2026 baissent depuis l’été : 45 révisions à la baisse contre 4 à la hausse sur trente jours, et une estimation passée de 33,05 $ à 31,21 $ en deux mois. Le chiffre d’affaires, lui, n’inquiète personne ; ce sont les coûts qui font bouger les prévisions.
Trois scénarios à douze mois
Nous avons construit trois scénarios à partir des objectifs extrêmes et médians des analystes. Ce ne sont pas des probabilités publiées, mais une grille pour savoir quoi surveiller : tout se joue sur les investissements 2027 et leur conversion en cash.
| Scénario | Objectif de cours | Écart avec 715,62 $ | Ce qu’il suppose |
|---|---|---|---|
| Prudent | 580 $ | -19 % | Investissements 2027 qui dérapent vers 150 Mds $, régulation européenne plus dure, cash-flow libre faible |
| Central | 790 $ | +10 % | Publicité en croissance de 14 à 16 %, investissements stabilisés autour de 120 Mds $, cash-flow libre qui remonte |
| Optimiste | 1 000 $ | +40 % | Monétisation rapide de Muse, des abonnements Meta One et de WhatsApp, investissements ramenés vers 105 Mds $ |
💡 Le premier juge de ces scénarios arrive fin octobre 2026 : la publication du troisième trimestre donnera la première indication sur les investissements de 2027.
Dividende de l’action Meta
| Critère | Détail |
|---|---|
| Dividende trimestriel | 0,525 $ par action |
| Dividende annuel | 2,10 $ par action |
| Rendement | Environ 0,3 % au cours de 715,62 $ |
| Taux de distribution | Environ 8 % du bénéfice |
| Fréquence | Trimestrielle (mars, juin, septembre, décembre) |
| Dernier détachement | 21 septembre 2026 |
Meta verse un dividende depuis février 2024 : 0,50 $ par trimestre la première année, puis 0,525 $ depuis mars 2025, sans hausse en 2026. Le dividende a coûté 5,3 milliards de dollars en 2025, une somme faible face aux investissements. Personne n’achète Meta pour son rendement.
Comment le dividende est-il imposé en France ?
Les États-Unis prélèvent une retenue à la source sur les dividendes : 30 % par défaut, ramenés à 15 % si vous avez rempli le formulaire W-8BEN auprès de votre courtier, grâce à la convention fiscale franco-américaine.
Ces 15 % donnent droit à un crédit d’impôt en France, qui ne s’impute pas sur les prélèvements sociaux. Le dividende est ensuite soumis à la flat tax de 31,4 %, ou au barème si vous le choisissez. Un conseil : vérifiez que votre W-8BEN est actif avant la date de détachement.
Où et comment acheter l’action Meta ?
Meta est une société américaine : son action ne peut pas entrer dans un PEA. Elle s’achète dans un compte-titres ordinaire, chez un courtier en ligne ou dans une banque.
Chez un courtier en ligne
C’est la solution la moins chère. Mais chaque courtier facture à sa façon la commission et la conversion des euros en dollars, qui pèse sur toute action cotée au Nasdaq :
- XTB : 0 % de commission jusqu’à 100 000 € d’ordres par mois, change à 0,5 % en semaine,
- Trade Republic : 1 € par ordre, fractions d’actions et plans d’investissement programmés,
- eToro : 1 $ par ordre à l’achat comme à la vente, compte tenu en dollars avec un change à 0,75 %,
- Interactive Brokers : 0,005 $ par action et change quasi gratuit, pour les profils avancés.
Un compte ouvert chez un courtier étranger se déclare chaque année avec le formulaire 3916. Les plus-values sont imposées à la flat tax de 31,4 %, sans retenue américaine. Pour aller plus loin, voyez notre comparatif des meilleurs courtiers et celui des meilleurs comptes-titres.
Chez un courtier ou une banque établis en France
Les banques de réseau, BoursoBank ou le courtier Bourse Direct donnent aussi accès au Nasdaq en compte-titres. Leur avantage : un compte tenu en France, donc un IFU fourni, une déclaration préremplie et pas de formulaire 3916. Les frais sur les actions américaines y sont en revanche plus élevés.
Et avec un PEA ?
Un PEA ne peut pas détenir l’action Meta, mais il peut porter un ETF qui réplique le S&P 500 ou le Nasdaq-100, dont Meta fait partie. Le poids de Meta y reste modeste. C’est la seule façon d’y être exposé avec la fiscalité du PEA : voyez notre comparatif des meilleurs PEA et notre guide CTO ou PEA.
Voici selon nous les meilleurs courtiers pour acheter l’action Meta :
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Quels ETF contiennent l’action Meta ?
Meta fait partie des indices S&P 500, Nasdaq-100 et MSCI World : la plupart des ETF actions mondiales ou américaines en contiennent. Les ETF à réplication physique détiennent réellement l’action, dans la proportion de l’indice :
| Nom de l’ETF | Place | Indice répliqué | Poids de Meta |
|---|---|---|---|
| iShares NASDAQ 100 UCITS ETF (CNDX) | Londres | Nasdaq-100 | Environ 2,7 % |
| iShares Core S&P 500 UCITS ETF (CSPX) | Londres | S&P 500 | Environ 1,9 % |
| iShares Core MSCI World UCITS ETF (IWDA) | Amsterdam | MSCI World | Environ 1,4 % |
Les ETF Amundi cotés à Paris utilisent une réplication synthétique : ils suivent l’indice par un contrat d’échange, et le panier qu’ils détiennent peut différer de l’indice. Leur exposition réelle à Meta suit celle de l’indice, quel que soit le poids de l’action dans leur panier.
| Nom de l’ETF | Code ISIN | Indice répliqué | Éligible PEA |
|---|---|---|---|
| Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF (PSP5) | FR0011871128 | S&P 500 | Oui |
| Amundi Nasdaq-100 Swap UCITS ETF (ANX) | LU1681038243 | Nasdaq-100 | Non |
| Amundi Core Nasdaq-100 Swap UCITS ETF (UST) | LU1829221024 | Nasdaq-100 | Non |
| Amundi MSCI World Swap UCITS ETF (CW8) | LU1681043599 | MSCI World | Oui |
Pour une exposition plus ciblée sur le thème, voyez notre sélection d’ETF intelligence artificielle et notre comparatif des meilleurs ETF.
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Historique de Meta et principaux chiffres
Fondée par Mark Zuckerberg dans une chambre d’étudiant de Harvard, l’entreprise est devenue en vingt ans le premier groupe de réseaux sociaux du monde. Ses rachats les plus audacieux, Instagram puis WhatsApp, forment aujourd’hui avec Facebook l’essentiel de son audience.
| Année | Événement |
|---|---|
| 2004 | Lancement de TheFacebook à Harvard |
| 2006 | Fil d’actualité et ouverture de Facebook au grand public |
| 2012 | Rachat d’Instagram pour environ 1 milliard de dollars, puis entrée en bourse au Nasdaq à 38 $ |
| 2014 | Rachat de WhatsApp (environ 16 milliards de dollars) et d’Oculus (environ 2 milliards) |
| 2018 | Scandale Cambridge Analytica |
| 2019 | Accord avec la FTC et amende record de 5 milliards de dollars |
| 2021 | Facebook, Inc. devient Meta Platforms et fait du métavers un axe stratégique |
| 2022 | Plus de 11 000 suppressions de postes ; le ticker FB devient META |
| 2023 | « Année de l’efficacité » et lancement de Threads |
| 2024 | Premier dividende de l’histoire du groupe |
| 2026 | Investissements IA de 130 à 145 milliards de dollars, environ 8 000 suppressions de postes, accord sur l’addiction des jeunes |
En bourse, le parcours est tout sauf linéaire. L’action a gagné environ 1 770 % depuis sa première cotation, mais elle a aussi perdu 76,7 % entre septembre 2021 et novembre 2022, avant de tripler en 2023 :
| Période | Ce qui s’est passé | Repère de cours |
|---|---|---|
| 2012 | Introduction difficile, incidents techniques au Nasdaq | Creux à 17,55 $ en septembre |
| 2018 | Cambridge Analytica et avertissement sur la croissance | De 217,50 $ en juillet à 124,06 $ en décembre |
| 2021-2022 | Pari du métavers et ralentissement publicitaire | De 382,18 $ à 88,91 $ (-76,7 %) |
| 2023 | Plan d’économies et reprise publicitaire | +194 % sur l’année |
| 2024 | Premier dividende | +65 % sur l’année |
| 2025 | Croissance publicitaire et premiers gros investissements IA | Record à 796,25 $ le 15 août |
| 2026 (au 28 septembre) | Choc de marge puis relèvements d’objectifs | 715,62 $, +8,4 % depuis janvier |
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires 2025 | 200,97 milliards de dollars |
| Résultat net 2025 | 60,46 milliards de dollars |
| Personnes actives chaque jour sur les applications du groupe | 3,6 milliards (juin 2026) |
| Effectif | 75 472 salariés (30 juin 2026) |
| Trésorerie et placements | 90,3 milliards de dollars (30 juin 2026) |
| Dette à long terme | 83,7 milliards de dollars (30 juin 2026) |
| Siège | Menlo Park, Californie |
Meta face à la concurrence
Meta se bat sur deux terrains : les budgets publicitaires et le temps d’attention. Sur le premier, il affronte Google et Amazon ; sur le second, TikTok, YouTube et Snapchat.
| Entreprise | Chiffre d’affaires 2025 | Croissance 2025 | Valeur en bourse (sept. 2026) | Part de la publicité numérique mondiale en 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Meta | 200,97 Mds $ | +22 % | 1 823 Mds $ | 26,8 % (prévision) |
| Alphabet (Google, YouTube) | 402,84 Mds $ | +15 % | 4 147 Mds $ | 26,4 % (prévision) |
| Amazon | 716,92 Mds $ | +12 % | 2 655 Mds $ | 9,0 % (prévision) |
| ByteDance (TikTok) | Environ 186 Mds $ (estimation) | Environ +20 % | Non cotée, valorisée 480 Mds $ | 7,9 % (prévision) |
| Snap (Snapchat) | 5,93 Mds $ | +11 % | 8,8 Mds $ | Moins de 1 % |
Le fait marquant de 2026 : Meta devrait dépasser Google comme premier vendeur de publicité numérique au monde, avec 26,8 % du marché contre 26,4 %, selon EMARKETER. Dans la publicité sociale, sa domination est encore plus nette, avec 60,1 % des dépenses mondiales en 2025 selon WARC, loin devant TikTok (10,3 %).
Ses points faibles se trouvent sur les autres marchés. Google garde 86 % de la publicité liée aux recherches, Amazon 35 % de la publicité sur les sites marchands. Meta n’a ni cloud à vendre, ni présence en Chine, où ByteDance règne avec Douyin. Reels et Threads ? Des ripostes à TikTok et à X, pas des conquêtes.
Avec Muse, Meta ouvre aussi un nouveau front face à ChatGPT d’OpenAI et à Gemini de Google : celui des agents IA grand public. Son atout, c’est la distribution, puisque l’agent est aussi accessible dans WhatsApp. Sa limite, c’est la confiance, après un démarrage marqué par des questions sur la vie privée.
Pour comparer avec d’autres géants américains, lisez nos analyses de l’action Amazon et de l’action Nvidia, qui fournit une partie des puces achetées par Meta.
Nos sources :
- Meta, rapport annuel 2025 (formulaire 10-K), SEC
- Meta, rapport du deuxième trimestre 2026 (formulaire 10-Q), SEC
- Meta, document de convocation à l’assemblée générale 2026, SEC
- Meta, présentation de Muse, 8 septembre 2026
- Meta, annonces de Meta Connect, 24 septembre 2026
- Meta, présentation de Meta One, septembre 2026
- Rapports annuels 2025 d’Alphabet, d’Amazon et de Snap
- WARC et EMARKETER, parts de marché publicitaires 2025 et 2026
- Convention fiscale entre la France et les États-Unis, IRS
- Objectifs de cours et consensus : Yahoo Finance, MarketBeat, S&P Global, relevés du 28 et du 29 septembre 2026
📚 Nos autres analyses :
- Action TotalEnergies,
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FAQ : questions fréquentes sur l’action Meta
L’action Meta est-elle éligible au PEA ?
Non. Meta est une société américaine, et le PEA est réservé aux actions européennes. L’action s’achète en compte-titres ordinaire. Pour être exposé à Meta dans un PEA, il faut passer par un ETF éligible qui réplique le S&P 500 ou le Nasdaq-100.
Quel est le code ISIN de l’action Meta ?
Le code ISIN de l’action Meta Platforms est US30303M1027. Elle est cotée au Nasdaq sous le mnémonique META, qui a remplacé FB en juin 2022.
Meta verse-t-elle un dividende ?
Oui, depuis février 2024. Le dividende est de 0,525 $ par trimestre, soit 2,10 $ par an et un rendement d’environ 0,3 %. Il est versé en mars, juin, septembre et décembre.
Comment éviter la retenue de 30 % sur les dividendes de Meta ?
Il faut remplir le formulaire W-8BEN auprès de votre courtier. Il ramène la retenue américaine à 15 %, grâce à la convention fiscale franco-américaine, et ces 15 % ouvrent droit à un crédit d’impôt en France.
Quel est l’objectif de cours des analystes pour Meta ?
Au 28 septembre 2026, l’objectif moyen est de 790 $, environ 10 % au-dessus du cours. Les extrêmes vont de 580 $ (BMO) à 1 000 $ (Rothschild & Co Redburn).
Quand Meta publie-t-elle ses prochains résultats ?
Les résultats du troisième trimestre 2026 sont attendus fin octobre 2026, après la clôture de Wall Street. La date exacte reste à confirmer par Meta.
Muse, l’agent IA de Meta, est-il disponible en France ?
Pas encore. Muse est disponible uniquement aux États-Unis depuis septembre 2026, sur iOS, Android et le site muse.ai. Meta n’a annoncé aucune date pour la France ni pour l’Europe.

Fort d’une première expérience dans le commerce, je me consacre aujourd’hui à décrypter l’univers de la finance en ligne. Ma mission est double : d’une part, rendre les grands sujets économiques accessibles à tous, et d’autre part, analyser en profondeur les plateformes bancaires et d’investissement. Mon objectif est de vous fournir des éclairages clairs et factuels pour vous permettre de naviguer dans cet écosystème et de faire vos propres choix de manière éclairée.

