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Vérifié par : Jessica Guidon, certifiée AMF.

Cet article sur les oracles a été rédigé en partenariat avec Pyth Network à des fins éducatives.

Les oracles jouent un rôle crucial dans le monde de la crypto-monnaie. Ils sont comme des ponts qui relient notre monde réel au monde numérique des blockchains (les registres numériques utilisés dans la crypto-monnaie). Cette connexion est essentielle pour le bon fonctionnement de la finance décentralisée, un système financier qui fonctionne sans les banques traditionnelles.

Un des usages les plus passionnants des oracles est dans le domaine des « Real-World Assets » (RWA)*, ou « Actifs du monde réel » en français. Cela signifie prendre des choses comme des maisons ou de l’or et les leur attribuer un identifiant numérique infalsifiable sur la blockchain. Cette transformation, appelée « tokenisation », peut révolutionner la façon dont nous investissons dans ces actifs, en rendant l’investissement plus accessible et ouvert.

Bien que très importants, les oracles ne sont pas très connus en dehors du monde de la crypto. Cependant, ils offrent des opportunités d’investissement intéressantes et méritent une attention particulière.

Nous vous présenterons dans cet article l’origine du terme oracle, le fonctionnement de cette technologie, et nous comparerons les deux projets principaux dans le domaine : Pyth et Chainlink. 

Nous finirons par un examen approfondi des RWA et de la place qu’ont les Oracles dans ce cas d’usage potentiellement révolutionnaire de la blockchain.

Oracle : définition

Un oracle dans le domaine de la cryptomonnaie est un service qui fournit des données externes aux blockchains. Ces données peuvent être des informations de prix, des résultats d’événements, ou d’autres données du monde réel.

Les oracles sont essentiels car les blockchains ne peuvent pas accéder directement aux données en dehors de leur réseau. Ils jouent donc un rôle de pont entre le monde extérieur et les contrats intelligents sur la blockchain.

Imaginez les oracles comme des messagers qui apportent des informations du monde réel (comme les prix des actions, des nouvelles ou des conditions météorologiques) dans le monde de la blockchain, qui est un registre numérique sécurisé utilisé dans la crypto-monnaie. Ces informations sont cruciales pour que des applications comme les prêts ou les assurances décentralisées fonctionnent correctement.

MoneyRadar YouTube : 🔮ORACLES & PYTH network – Un narratif prêt à exploser ?

L’oracle dans l’histoire : quelle signification ?

Dans de nombreuses anciennes cultures, les oracles étaient des personnes spéciales, souvent considérées comme des intermédiaires entre les humains et le monde spirituel. Ils avaient pour rôle de prédire l’avenir ou de donner des conseils, en se connectant à un monde au-delà de notre réalité matérielle. 

Un exemple célèbre est celui de la Pythie dans la Grèce antique. Elle était l’oracle du temple d’Apollon à Delphes, une ville grecque. Les gens venaient de partout pour lui poser des questions sur leur avenir ou sur des problèmes importants. En tant qu’oracle, la Pythie transmettait les messages qu’elle recevait du dieu Apollon, bien que ces messages étaient souvent mystérieux et difficiles à interpréter. 

Cette pratique ancienne montre comment le terme « oracle » a toujours été associé à l’idée de fournir des informations précieuses et recherchées, un concept qui trouve un écho moderne dans les oracles de la blockchain.

Les oracles dans la finance et la crypto

Dans la finance moderne, le rôle des oracles est analogue : ils ont pour but de permettre l’importation et l’utilisation d’informations extérieures sur un marché.

Oracle en finance et cryptomonnaie : exemples

Pour mieux comprendre le rôle des oracles, considérons deux exemples courants : 

  • Dans le monde de l’assurance : Imaginez que vous ayez une assurance maison. Si votre maison est endommagée, par exemple, par une tempête, vous devez prouver à l’assurance que le sinistre a réellement eu lieu pour obtenir un remboursement. Dans le monde traditionnel, cela se fait généralement en fournissant des preuves comme des photos ou des rapports.
  • Dans les paris sportifs : Pensez à un pari sur un match de football ou une course de chevaux. Pour que les gagnants soient payés, il est crucial de connaître le résultat final. Les bookmakers s’appuient sur des informations fiables pour déterminer qui a gagné et qui doit être payé.

Dans le monde de la crypto-monnaie et de la finance décentralisée (un système financier qui fonctionne sur la blockchain et sans intermédiaires comme les banques), les oracles jouent un rôle similaire. Ils fournissent des informations essentielles du monde réel, comme les taux de change, nécessaires pour le bon fonctionnement des contrats intelligents.

Ces contrats intelligents sont des programmes automatisés sur la blockchain qui exécutent des actions financières, comme les échanges ou les paiements, en se basant sur ces informations fiables fournies par les oracles.

Attaques et manipulation d’oracle : ce qu’il faut savoir

Imaginons qu’un pirate informatique réussisse à truquer les informations sur le prix d’une monnaie numérique dans une application de crypto-monnaie (Dapp). En faisant cela, il pourrait voler beaucoup d’argent de cette application. C’est ce qu’on appelle une « attaque d’oracle » ou une « manipulation d’oracle ». C’est un peu comme si quelqu’un trichait avec les données pour gagner de l’argent de façon malhonnête.

Les problèmes d’oracles

Les oracles peuvent rencontrer des problèmes, surtout s’ils sont centralisés. Imaginez un oracle centralisé comme une grande bibliothèque où toutes les informations sont stockées en un seul endroit. Si ce lieu unique a un problème (comme une panne, des erreurs de gestion, ou même de la corruption), tout le système peut être affecté. C’est ce qu’on appelle le « problème de l’oracle ».

C’est pourquoi les oracles décentralisés sont importants. Au lieu d’avoir toutes les informations en un seul endroit, elles sont réparties sur plusieurs points. Cela rend le système plus sûr et moins vulnérable aux erreurs ou aux manipulations.

Les oracles, qu’ils soient centralisés ou décentralisés, jouent un rôle crucial. Ils connectent le monde de la crypto-monnaie au monde financier traditionnel et au monde réel. Sans eux, la finance décentralisée serait isolée et ne pourrait pas profiter pleinement des avantages de la technologie blockchain. Par exemple, pour la tokenisation d’actions ou de biens immobiliers, les oracles sont indispensables pour fournir les informations nécessaires. Pyth est un exemple d’oracle qui se concentre spécifiquement sur ces applications.

Quelle utilité pour la blockchain ?

Imaginez la blockchain comme un ordinateur qui ne peut accéder qu’à ses propres informations. Les oracles sont comme des assistants qui lui apportent des informations du monde extérieur, ce qu’on appelle des « données off-chain ». Ces informations peuvent être de tout genre, comme le prix actuel de l’or ou le résultat d’un match de football.

Les oracles sont cruciaux car la blockchain, par elle-même, ne peut pas chercher ou utiliser ces données externes. Pourquoi ? Parce que dans la blockchain, tout doit être cohérent. Si deux parties (appelées « nodes ») de la blockchain consultent une information en ligne (comme un taux de change) à des moments légèrement différents, elles pourraient obtenir des résultats différents, créant ainsi un désaccord.

Les oracles résolvent ce problème en fournissant des informations fiables et uniformes à la blockchain. Ainsi, tous les participants de la blockchain peuvent se mettre d’accord sur ces informations externes, ce qui est essentiel pour que la blockchain fonctionne correctement et en toute sécurité.

Chainlink : l’oracle le plus connu

L’oracle le plus connu est Chainlink, créé en 2017 par Serguey Nazarov, Steve Ellis et Ari Juels de l’université de Cornell.

Il est construit sur Ethereum. Le mécanisme de fonctionnement de Chainlink consiste à distribuer la vérification d’informations à différents opérateurs de nodes. Il prend en compte la réputation de chaque node en fonction de son historique et agrège de nombreux résultats pour retourner une valeur sur la blockchain.

Chainlink a récemment innové sur le versant de l’interopérabilité en lançant CCIP, un protocole standardisé qui permet de faire des échanges sécurisés avec différentes blockchains.

Plus important, il permet aussi une meilleure intégration avec SWIFT, et donc fonctionne avec la finance traditionnelle.

Selon Serguey Nazarov, l’idée d’une intégration du système bancaire avec tous les différents protocoles de la DeFi n’est pas réaliste. Il est en revanche beaucoup plus plausible de croire en l’adoption d’un seul système de standards par la finance traditionnelle.

📈 Le prix du jeton LINK a triplé depuis le mois de septembre 2023, et a été annonciateur du début d’une alt season, comme il l’avait été en 2020.

Sa capitalisation boursière totale, qui dépasse les 8 milliards de dollars le 6 janvier 2024, le place en 14ème position, et en fait l’un des projets phares de l’écosystème crypto.

Pyth un oracle focalisé sur la minimisation de la latence

Un autre projet d’oracle qui fait des émules depuis quelque temps est Pyth, nommé justement d’après la Pythie de Delphe dont vous nous parlions en introduction.

Il est le deuxième oracle en termes de taille, mais a une capitalisation plus modeste de 420 millions de dollars, ce qui le place en 124ème position. Il est 19 fois plus petit que Chainlink.

La technologie Pyth a cependant plusieurs avantages par rapport aux autres oracles.

Le projet, initialement construit sur Solana, est focalisé sur la minimisation de la latence.

C’est un élément très important dans la DeFi, où un flash crash (une chute très rapide et considérable du prix d’une monnaie numérique, souvent en quelques minutes ou secondes, suivie généralement par un rebond tout aussi rapide) peut se produire, et où les traders sont perpétuellement à la recherche d’un alpha microscopique pour faire des arbitrages.

Non seulement les oracles doivent fournir des informations fiables, mais en plus celles-ci doivent être disponibles de manière quasi instantanée.

C’est pour répondre à ce triple problème que Pyth a été construit d’une manière qui le sépare des autres oracles.

Un oracle basé sur un réseau d’éditeurs

Pyth est un type spécial d’oracle qui fonctionne grâce à un réseau d’éditeurs. Contrairement à d’autres oracles comme Chainlink, où des observateurs collectent et transmettent les informations, Pyth permet aux propriétaires des données eux-mêmes de partager directement leurs informations. Cela signifie que les entreprises ou institutions qui détiennent des données utiles les envoient elles-mêmes sur le réseau de Pyth.

À titre d’exemple, en janvier 2023, Pyth avait plus de 90 contributeurs de données, y compris des noms connus comme Osmosis, Binance, et d’autres. De plus, Pyth a développé son propre système de communication, appelé Pythnet, qui permet à ces éditeurs d’échanger des informations facilement, sans dépendre entièrement de la blockchain Solana.

Une structure moins flexible, mais moins chère

La structure de Pyth n’offre pas autant de flexibilité d’information qu’un réseau de reporters, mais est moins chère et plus performante que ses concurrents. Elle est particulièrement bien pensée pour transmettre des prix et des taux de change.

Les données fournies par les éditeurs permettent au protocole de parvenir à un résultat en agrégeant différentes sources d’informations,en utilisant des intervalles de confiance.

Les nodes du réseau sont récompensées en token en fonction de la qualité de leur contribution.

Les innovations de Pyth 2.0: Pythnet, Low Latency Pull Oracle

Le whitepaper ou livre blanc de la deuxième version de Pyth a été publié le 28 septembre 2023.

Il détaille plusieurs innovations importantes :

Une nouvelle intégration

Le lancement de Pythnet, qui permet au projet de s’émanciper de Solana, lui a permis de faire une intégration avec Wormhole, un bridge cross-chain. Cette intégration permet à Pyth d’être utilisé sur 50 blockchains différentes, et de proposer plus de 400 flux de prix sur chacune d’entre elles. Elle le rend donc plus attractif pour un plus grand nombre de clients potentiels. La blockchain de Pyth est en outre auditable publiquement, et le nombre grandissant d’éditeurs fait progresser sa décentralisation.

L’implémentation d’un nouveau système de transmission de données

La seconde version de Pyth a d’autre part permis l’implémentation d’un système de transmission des données différent et de devenir un « low latency pull oracle ».

Le terme peut sembler barbare, mais il désigne un fonctionnement simple à expliquer : 

Un oracle traditionnel envoie à intervalle régulier des informations off-chain, des informations du monde réel, au smart contracts d’un DEX, par exemple celui de Synthetix, qui permet de s’exposer au prix de commodités comme l’or et l’argent.  

Ce système d’envoie s’appelle un système push : l’oracle dispatche régulièrement des informations. Pyth est récemment passé à un système pull, c’est-à-dire à un système qui envoie des informations uniquement quand un utilisateur en fait la demande.

D’une part, cela permet de réduire la latence pour l’utilisateur, qui dispose de l’information la plus récente possible, avec un taux de rafraîchissement de 0,4 secondes.

D’autre part, cela permet d’économiser des frais, qui ne sont payés que lorsqu’une requête est faite, ce qui a pour effet de rendre le protocole plus économique.

Une intégration avec l’application Synthetix

Depuis le 16 octobre 2022, Pyth est d’ailleurs intégré avec l’application Synthetix sur la blockchain Optimism, layer 2 d’Ethereum, et plus récemment, avec la layer 2 Base, développée par l’exchange Coinbase. 

Pyth vs Chainlink

Requête pull et réseau d’éditeurs : les principaux avantages

Le système de requêtes pull constitue le principal avantage de Pyth par rapport à Chainlink, qui lui distribue des informations à intervalles réguliers.

Selon Brian Selkis de Messari, le réseau d’éditeurs a aussi un avantage indirect par rapport à un réseau de reporters.

Les réseaux de reporters souffrent souvent d’une fragmentation des données qui les rend peu fiables pour les investisseurs institutionnels qui déplacent beaucoup de capitaux. 

Le volume peut être facilement manipulé, et la communication de différentes API cause des problèmes de latence et de mauvaise évaluation des actifs et des frais.

Les market makers sont généralement enclins à débourser de l’argent pour obtenir des données.

Le modèle de Pyth est très intéressant pour eux, puisque non seulement il propose de les payer s’ils deviennent des éditeurs, mais en plus il leur permet d’avoir accès à de meilleures données globales, étant donné que leur participation collective permet de reconstituer des flux de prix corrects.

Pyth peut-il prendre des parts de marché à Chainlink ?

Ryan Selkis ne se prononce pas sur les chances qu’a Pyth de prendre des parts de marchés à Chainlink, mais il mentionne en revanche la possibilité que les plateformes de DeFi choisissent d’utiliser plusieurs oracles différents pour ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier.

C’est le cas de Synthetix, qui comme nous l’avons dit utilise Pyth sur Optimism, mais qui l’utilise aussi en combinaison avec Chainlink sur d’autres blockchains pour s’assurer d’avoir le prix le plus juste possible. 

L’existence de différentes technologies d’oracles est un plus pour l’écosystème crypto dans son ensemble, qui dispose d’un plus grand nombre d’outils composables pour parvenir à ses fins.

Les RWA : un marché haussier et prometteur

L’une des raisons qui peut expliquer leur dynamisme est la montée en puissance du narrative des RWA, les real world assets, la tokenisation des actifs du monde réel.

Il s’agit d’un marché potentiel d’une taille gigantesque puisqu’on parle d’émettre des tokens représentants des biens immobiliers, des commodités comme le pétrole ou les métaux précieux, des actions, des obligations et des œuvres d’art fractionnalisées. 

Soit dit en passant, on peut considérer les stablecoins, LE succès majeur de la crypto jusqu’à maintenant, comme des RWA. Concrètement, ce sont des devises tokenisées, et probablement le cas d’usage le plus solide de l’écosystème actuellement.

Pour vous donner une idée de la taille du marché dont on parle, dites vous que la capitalisation boursière totale du marché de l’immobilier mondial se situe entre 350 et 400 trillions de dollars, selon les estimations.

Si ne serait-ce qu’un pourcent de ce marché était tokenisé, ces actifs représentraient plus de triple de la capitalisation du marché crypto dans son ensemble.

Cependant, il y a actuellement beaucoup de signes encourageants qui tendent à montrer que l’heure de gloire des RWA est peut-être arrivée.

Une fiabilité prouvée

Tout d’abord, ceux-ci ont relativement peu souffert pendant en 2023, année de bear market, ce qui a tendance à montrer que les investisseurs leur attribuent une certaine fiabilité.

D’autre part, une étude de la firme de consulting BCG prédit l’émergence d’un marché d’actifs tokenisés de 16 trillions de dollars d’ici à 2030.

Deux autres études, respectivement de Northern Trust et de HSBC, prévoient une tokenisation de 5 à 10% des actifs mondiaux, ce qui représente plus de 50 trillions de valeur.

Des applications crypto qui se portent bien

Les applications crypto RWA comme Goldfinch et Maple Finance semblent bien se porter.

Le leader du secteur centrifuge.io a actuellement plus de 250 millions de dollars en prêts actifs sur son application.

La tokenisation des bons de trésor américains en progression

La tokenisation des bons du trésor américain a aussi le vent en poupe. La firme d’investissement américaine Franklin Templeton a investi plus de 330 millions dans le domaine.

D’un point de vue narratif, on peut voir la tokenisation des actifs du monde réel comme la réciproque crypto de l’ETF Bitcoin spot.

En d’autres termes, l’objectif des ETFs Bitcoin est de permettre aux acteurs de la finance traditionnelle de s’exposer facilement au prix du Bitcoin. De la même manière, l’objectif des RWA est de permettre aux utilisateurs cryptos de manipuler on-chain des actifs divers et variés.

Cette perméabilité présage d’un flux de capital majeur dans le secteur crypto, même si elle met en péril la relative indépendance de ce dernier.

L’ouverture à de nouveaux marchés

Au-delà des actifs de la finance traditionnelle, il est probable que la tokenisation ouvre de nouveaux marchés et accessibles à un public plus large de particuliers.

Les RWAs pourraient par exemple faciliter la financiarisation d’actifs peu liquides ou jusqu’ici réservés à des investisseurs accrédités sur des marchés privés.

Ils ont en outre l’avantage de faire baisser la friction existant actuellement sur les marchés en réduisant drastiquement le nombre d’intermédiaires entre l’émetteur d’un actif et son détenteur, et en automatisant certaines opérations.

On peut imaginer l’émergence de nouveaux produits financiers, comme des options sur le prix d’une fraction tokenisée d’un tableau de Léonard de Vinci ou d’une chanson de Beyoncé.

Si ceux-ci sont mis à disposition du plus grand nombre, ils seront sans doute une arme à double tranchant, comme le sont déjà aujourd’hui les produits structurés complexes, avec lesquels beaucoup d’investisseurs se sont brûlés. 

RWA et oracles : quel est le positionnement de Pyth sur le marché ?

Vous voyez sans doute où nous voulons en venir avec cette incise sur les RWA : ceux-ci ont besoin d’oracles pour fonctionner.

Propriété, suivi du prix, preuves de réserves … difficile d’imaginer la tokenisation de la finance traditionnelle sans le recours aux oracles pour assurer la fiabilité des jetons associés aux actifs du monde réel.

Les oracles sont un maillon clé dans le processus d’intégration on-chain des RWA, ce qui explique l’effervescence dont ils font l’objet.

Pyth pour s’exposer à des actifs tokenisés

L’oracle Pyth permet déjà aux utilisateurs de la DeFi de s’exposer à de l’or et de l’argent tokenisés sur l’application Synthetix, ainsi qu’au forex, et à certaines actions tokenisées

L’application Duet Protocol propose elle aussi des actions américaines tokenisées dont les prix sont basés sur les flux de Pyth, qui soit dit en passant, devrait prendre en charge très rapidement aussi les prix des ETFs Bitcoin nouvellement approuvés. 

De faibles frais et une rapidité optimale

Ses frais bas et son fonctionnement minimisant la latence pourraient continuer de séduire les développeurs d’applications RWA qui recherchent une performance maximale pour leurs jetons.

Pyth a déjà établi de nombreux partenariats avec des projets cryptos comme Sui, Aptos, Solend, Vela, HMX et Angle.

Les autres autres avantages des RWA

Comme nous le disions au début de cet article, les oracles et la tokenisation ont le potentiel d’ouvrir les vannes de réservoirs de capitaux totalisant plusieurs milliards de dollars, mais ceci n’est que l’un des avantages de l’entrée des RWA sur les blockchains.

L’utilisation comme collatéral d’actifs du monde réel permettrait d’autre part de solidifier l’écosystème crypto dans son ensemble, en donnant la possibilité à ses acteurs de se diversifier sur d’autres classes d’actifs.

C’est d’autre part un cas d’usage qui permettrait à la finance traditionnelle de créer de nouveaux produits financiers rentables.

Cette perspective semble séduire plusieurs grandes entreprises puisque BlackRock, J.P. Morgan et Bank of America ont d’ores et déjà exprimé leur enthousiasme pour les technologies de la tokenisation. 

Nul ne sait de quoi demain sera fait, mais il semble que le narratif des RWA, et des Oracles qui rendent leur fonctionnement possible s’impose de plus en plus dans le secteur crypto. 

Difficile d’imaginer l’écosystème dans 5 ans sans un progrès notable de la compatibilité entre finance traditionnelle et finance digitale. 

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