Investir en Assurance Vie : le Guide Complet 2026

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L’assurance-vie reste le placement préféré des Français, et 2026 lui redonne même des couleurs : collecte record, fonds euros revigorés, et un avantage fiscal inattendu offert par la dernière loi de financement. Ce guide couvre tout le cycle de vie du contrat : comprendre, choisir, ouvrir, alimenter, et récupérer son argent le moment venu.

Comment investir en Assurance Vie : en résumé

L’essentiel à connaître avant d’ouvrir un contrat :

  • Une enveloppe, deux moteurs : le fonds euros à capital garanti (2,63 % de rendement moyen en 2025 selon l’ACPR, 3 à 3,5 % pour les meilleurs contrats) et les unités de compte, plus risquées mais plus rémunératrices sur la durée,
  • Le privilège fiscal 2026 : l’assurance-vie est la grande épargnée de la hausse de la CSG. Ses prélèvements sociaux restent à 17,2 % quand tout le reste passe à 18,6 %, et sa flat tax à 30 % quand celle des autres placements grimpe à 31,4 %,
  • Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple) rend la plupart des retraits quasi indolores fiscalement,
  • À la transmission, chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € sans droits de succession (versements avant 70 ans),
  • L’argent n’est jamais bloqué : un rachat est possible à tout moment, l’assureur a 2 mois maximum pour payer,
  • Le nerf de la guerre : les frais. 0 % de frais de versement chez les bons contrats en ligne, jusqu’à 5 % chez certains acteurs traditionnels.
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🥇 Notre assurance-vie préférée en 2026

Comment fonctionne une assurance-vie ?

L’assurance-vie est un contrat d’épargne conclu entre trois acteurs : le souscripteur (vous), l’assureur (qui gère le contrat), et le ou les bénéficiaires (qui recevront le capital en cas de décès). Vous versez de l’argent librement, il fructifie sur les supports de votre choix, et vous le récupérez quand vous voulez : contrairement à une idée tenace, rien n’est bloqué, ni pendant 8 ans ni jamais.

Deux formes de contrats coexistent : le monosupport, tout en fonds euros à capital garanti, et le multisupport, qui combine fonds euros et unités de compte (actions, obligations, immobilier, ETF). C’est ce dernier qui domine le marché, car il permet de doser librement sécurité et performance. Autres libertés appréciables : aucun plafond de versement (contrairement au PEA et aux livrets), et la possibilité de détenir plusieurs contrats en parallèle, ce qui aide à comparer les assureurs et à séparer les projets.

Transmettre un capital hors succession

C’est la vocation historique du produit : la clause bénéficiaire désigne librement qui recevra le capital à votre décès, famille ou non, et ce capital échappe au circuit classique de la succession. Chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu’à 152 500 € totalement exonérés (pour les versements effectués avant vos 70 ans) : avec deux bénéficiaires, ce sont déjà 305 000 € transmis sans droits. Pour une personne sans lien de parenté, qui serait taxée à 60 % dans une succession ordinaire, l’avantage est décisif.

Faire fructifier son épargne

L’assurance-vie est aussi, tout simplement, une machine à capitaliser : tant que l’argent reste dans le contrat, aucun impôt ne vient freiner la croissance, et les intérêts composés s’appliquent chaque année à un capital jamais raboté. Des versements programmés de quelques dizaines d’euros par mois suffisent à construire un capital sérieux sur dix ou quinze ans.

Graphique comparant l'évolution de 10 000 € plus 100 € par mois sur 15 ans en assurance-vie selon trois profils : 34 400 € en prudent, 40 400 € en équilibré, 53 000 € en dynamique, pour 28 000 € versés
Projections à titre d’illustration, hors fiscalité : les mêmes 28 000 € versés aboutissent à des capitaux très différents selon la répartition fonds euros / unités de compte.
ProfilRendement annualiséCapital après 15 ans
Prudent (fonds euros majoritaire)2 %Environ 34 400 €
Équilibré (fonds euros + UC)3,5 %Environ 40 400 €
Dynamique (UC majoritaires)6 %Environ 53 000 €
Ce que deviennent 10 000 € + 100 €/mois après 15 ans (28 000 € versés au total, hypothèses d’illustration)

Trois profils, trois arrivées, pour les mêmes 28 000 € versés : c’est tout l’enjeu du choix des supports, qu’on détaille plus bas. Ces projections sont des illustrations pédagogiques, pas des promesses.

Préparer un complément de retraite

Au moment de la retraite, deux mécaniques transforment le capital en revenus : la rente viagère (l’assureur vous verse un revenu à vie, en échange du capital) ou, plus souple, les rachats partiels programmés : vous piochez chaque mois ou chaque trimestre dans votre contrat, en profitant de la fiscalité adoucie des contrats de plus de 8 ans.

⚠️ Une confusion à dissiper d’emblée : l’assurance-vie n’est pas l’assurance décès. La seconde est une pure assurance : vous cotisez à fonds perdus pour garantir un capital à vos proches si vous disparaissez pendant la durée du contrat. L’assurance-vie, elle, est un placement dont vous profitez de votre vivant, la protection des proches venant en plus.

Pourquoi ouvrir une assurance-vie en 2026 ?

Le placement préféré des Français n’a jamais aussi bien porté son surnom : l’encours atteint 2 162 milliards d’euros à fin juin 2026 (+6 % sur un an), et la collecte du premier semestre, +36,5 milliards d’euros, signe son plus haut niveau depuis 2006 (chiffres France Assureurs). Trois raisons expliquent ce regain d’appétit.

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Les fonds euros rapportent à nouveau. Après une décennie de disette, le rendement moyen s’est stabilisé à 2,63 % en 2025 selon l’ACPR, et les meilleurs contrats servent 3 à 3,5 %, parfois davantage avec les bonifications temporaires. Le tout avec un capital garanti.

La fiscalité 2026 lui offre un avantage inédit. La loi de financement de la sécurité sociale 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital, portant les prélèvements sociaux à 18,6 % et la flat tax à 31,4 %… sauf pour l’assurance-vie, expressément épargnée : ses gains conservent les prélèvements sociaux à 17,2 % et sa flat tax à 30 %. Face à un compte-titres, l’écart fiscal s’est donc creusé en faveur de l’assurance-vie, avant même de parler du régime des 8 ans.

Elle reste inégalée sur la souplesse. Versements libres ou programmés, sans plafond ; retraits libres, sans fenêtre ni préavis ; choix entre gestion libre et pilotée ; et une palette de supports qui va du fonds euros garanti aux ETF actions, en passant par l’immobilier. Aucune autre enveloppe ne couvre un spectre aussi large.

Les inconvénients à connaître avant de signer

  • Un contrat ne se transfère pas d’un assureur à l’autre : en cas de contrat décevant, il faut en ouvrir un meilleur ailleurs et laisser mûrir l’ancien (la loi Pacte ne permet le transfert qu’au sein du même assureur). D’où l’importance de bien choisir dès le départ,
  • Les frais peuvent tout gâcher : jusqu’à 5 % de frais sur chaque versement et des frais de gestion élevés chez certains acteurs traditionnels, quand les meilleurs contrats en ligne sont à 0 % sur les versements. Sur 20 ans, l’écart se compte en milliers d’euros,
  • Avant 8 ans, la fiscalité est banale : flat tax de 30 % sur les gains rachetés (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). L’enveloppe ne déploie tout son intérêt qu’avec le temps,
  • Le fonds euros seul ne fait pas fortune : 2 à 3 % par an protègent le capital mais ne rivalisent pas avec les marchés actions sur longue période. La performance vient des unités de compte, avec le risque qui va de pair.

Fonds euros ou unités de compte : où va votre argent ?

Le fonds euros : la sécurité qui rapporte à nouveau

Le fonds euros est investi majoritairement en obligations d’États et d’entreprises, et il porte une garantie en capital : chaque année, les intérêts sont définitivement acquis (l’effet « cliquet »). Une nuance à connaître : selon les contrats, la garantie est totale ou brute de frais de gestion ; dans le second cas, une année à rendement nul peut légèrement entamer le capital, à hauteur des frais. Rendement moyen 2025 : 2,63 % (ACPR), avec un large écart entre contrats, des fonds boostés dépassant 4 à 5 % sous conditions de versement en unités de compte.

Les unités de compte : le moteur de performance

Les unités de compte (UC) logent tout le reste : fonds actions, obligations, ETF, immobilier (SCPI, SCI, OPCI), parfois titres en direct. Le capital n’y est pas garanti, mais l’historique donne des repères : environ 4 à 5 % par an pour l’immobilier collectif, 7 à 9 % pour les actions sur longue période, contre 2 à 3 % pour le fonds euros. Notre page dédiée aux rendements de l’assurance-vie détaille ces écarts contrat par contrat.

💡 Le cas des ETF mérite un mot : les contrats les plus fournis en référencent des dizaines, ce qui permet de répliquer un indice mondial pour des frais de support minimes (0,1 à 0,4 % par an). Attention au cumul : aux frais de l’ETF s’ajoutent les frais de gestion du contrat sur les UC. Un contrat à 0,5 % de gestion avec ETF reste imbattable ; le même montage à 1 % dans un contrat bancaire chargé perd beaucoup de son intérêt. Pour l’épargne engagée, la plupart des contrats proposent aussi des UC labellisées ISR ou Greenfin.

Gestion libre ou gestion pilotée ?

En gestion libre, vous choisissez vous-même votre répartition entre fonds euros et UC : c’est la voie des épargnants qui savent ce qu’ils font, et la moins chère. En gestion pilotée, un professionnel arbitre pour vous selon votre profil (prudent, équilibré, dynamique) : idéal pour déléguer, contre un surcoût annuel qui varie fortement selon les contrats. Le bon réflexe avant de payer : vérifier que la pilotée a historiquement fait mieux que son surcoût, ce qui est loin d’être systématique.

La fiscalité de l’assurance-vie en 2026

C’est le cœur du réacteur, et la raison d’être de l’enveloppe. Première règle : tant que vous ne retirez rien, vous ne payez rien. L’imposition n’intervient qu’au rachat, et uniquement sur la part de gains comprise dans le retrait, jamais sur le capital versé.

💡 La nouveauté 2026, à contre-courant de tous les autres placements : la hausse de la CSG votée fin 2025 a porté les prélèvements sociaux à 18,6 % et la flat tax à 31,4 % sur les revenus du capital… mais l’assurance-vie en est expressément exclue (source : service-public, fiche F2329). Ses gains restent taxés aux prélèvements sociaux de 17,2 % et à la flat tax de 30 % au maximum. Un CTO paie désormais 1,4 point de plus que l’assurance-vie sur les mêmes gains, avant même les abattements.

La fiscalité des rachats, avant et après 8 ans

SituationImpôt sur le revenuPrélèvements sociauxTotal
Avant 8 ans12,8 %17,2 %30 %
Après 8 ans, gains dans l’abattement (4 600 € / 9 200 €)0 %17,2 %17,2 %
Après 8 ans, au-delà de l’abattement (primes ≤ 150 000 €)7,5 %17,2 %24,7 %
Après 8 ans, au-delà de l’abattement (part des primes > 150 000 €)12,8 %17,2 %30 %
L’imposition des gains lors d’un rachat (versements depuis le 27/09/2017)

Deux précisions pour lire ce tableau. L’abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) porte sur les gains compris dans vos rachats de l’année, pas sur le montant retiré : en pratique, un retraité peut piocher plusieurs dizaines de milliers d’euros par an sans payer un centime d’impôt sur le revenu. Et le seuil de 150 000 € s’apprécie sur le total de vos primes versées (tous contrats confondus) : en dessous, le taux réduit de 7,5 % s’applique au-delà de l’abattement ; au-dessus, on retombe à 12,8 % sur la fraction excédentaire. À ne pas confondre avec le 152 500 € de la transmission, qui est un tout autre dispositif.

👉 Le réflexe qui découle de tout ça : ouvrez votre contrat le plus tôt possible, même avec 100 € : c’est la date d’ouverture qui déclenche le compteur des 8 ans, pas les versements. Notre guide complet de la fiscalité de l’assurance-vie détaille chaque cas, option barème comprise.

Graphique en barres comparant le net perçu sur 1 000 € de gains en 2026 : 686 € sur un compte-titres, 700 € en assurance-vie avant 8 ans, 753 € au-delà de l'abattement après 8 ans, 828 € dans l'abattement
Pour 1 000 € de gains compris dans un rachat : l’assurance-vie bat le compte-titres dès le premier jour, et l’écart se creuse après 8 ans (versements depuis le 27/09/2017).

Dernière subtilité : la flat tax n’est pas obligatoire. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, intéressant si votre tranche d’imposition est basse (0 ou 11 %), notamment pour les gains issus de versements antérieurs à septembre 2017 qui conservent leur régime historique. Le choix se fait au moment de la déclaration : un simple calcul comparatif avant de cocher la case peut faire gagner quelques centaines d’euros.

La transmission : le régime le plus doux du droit français

Pour les versements effectués avant 70 ans : chaque bénéficiaire dispose d’un abattement de 152 500 €, puis la part taxable subit un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Pour les versements après 70 ans (article 757 B du CGI) : un abattement unique de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires, les gains restant toutefois exonérés. Le conjoint ou partenaire de PACS, lui, ne paie rien dans tous les cas. Dernier conseil de prévoyance : signalez l’existence du contrat à vos bénéficiaires, des milliards d’euros dorment en déshérence ; l’AGIRA permet de vérifier gratuitement si l’on est bénéficiaire d’un contrat non réclamé.

Infographie des règles de transmission de l'assurance-vie : 152 500 € exonérés par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans puis 20 % et 31,25 %, abattement global de 30 500 € après 70 ans, conjoint et partenaire de PACS toujours exonérés
Les deux régimes de la transmission en assurance-vie (articles 990 I et 757 B du CGI) : c’est la date du versement, pas celle du décès, qui détermine le régime applicable.

Frais et critères : comment choisir son contrat

À supports identiques, c’est la structure de frais qui fait la différence entre un bon et un mauvais contrat. Les ordres de grandeur constatés sur le marché :

Type de fraisBons contrats en ligneActeurs traditionnels
Frais sur versement0 %Jusqu’à 5 % (souvent négociables)
Frais de gestion annuels (fonds euros)Environ 0,6 à 0,8 %Environ 0,6 à 1 %
Frais de gestion annuels (UC)Environ 0,5 à 0,85 %Souvent 0,8 à 1 %, et plus
Frais d’arbitrageGratuits le plus souventFacturés à l’opération ou en %
Gestion pilotée (surcoût)Environ 0,2 à 0,6 %Variable, souvent plus élevé
Les frais de l’assurance-vie : contrats en ligne vs acteurs traditionnels (ordres de grandeur 2026)
Graphique montrant l'écart de capital sur 20 ans entre un contrat d'assurance-vie en ligne à frais réduits (97 600 €) et un contrat chargé en frais (87 600 €) pour 50 000 € placés à rendement brut identique
Mêmes 50 000 €, même rendement brut de 4 % : seuls les frais diffèrent, et l’écart atteint 10 000 € en 20 ans. Hypothèses simplifiées à titre d’illustration.

Au-delà des frais, quatre critères font le tri : la qualité du fonds euros (historique de rendement sur au moins 3 ans, pas seulement l’année de promo), la profondeur du catalogue d’UC (des ETF ? des SCPI ?), le ticket d’entrée (souvent quelques centaines d’euros en ligne, à vérifier contrat par contrat), et la solidité de l’assureur qui porte le contrat. Notre comparatif des meilleures assurances-vie applique cette grille au marché ; nos avis détaillés sur Linxea Spirit 2 et Goodvest illustrent ce que valent les meilleurs contrats en ligne.

Ouvrir mon assurance-vie

💶 Des frais parmi les plus bas du marché

Combien investir en assurance-vie ?

La bonne réponse dépend de votre situation, mais quelques repères aident à se caler. La hiérarchie d’abord : l’assurance-vie vient après le matelas de sécurité (3 à 6 mois de dépenses sur livrets), jamais à sa place. Le dosage ensuite :

  • Pour débuter ou avant 35 ans : des versements programmés de 50 à 200 € par mois suffisent ; l’essentiel est d’ouvrir tôt pour prendre date fiscalement,
  • Pour un patrimoine constitué : l’assurance-vie loge confortablement 20 à 40 % d’une épargne long terme, aux côtés du PEA pour les actions et de l’immobilier,
  • Pour préparer une transmission : viser jusqu’à 152 500 € de versements par bénéficiaire avant 70 ans exploite l’abattement à plein,
  • Le ticket d’entrée varie d’un contrat à l’autre : de quelques dizaines à quelques centaines d’euros à l’ouverture chez les acteurs en ligne.

Et pour situer l’assurance-vie parmi ses concurrentes :

EnveloppePoints fortsFiscalité des gainsDisponibilité
Assurance-vieSouplesse totale, transmission, fonds euros garanti30 % max, 17,2 % à 24,7 % après 8 ansRachat à tout moment
PEAActions et ETF européens, la plus douce après 5 ans18,6 % après 5 ansRetrait avant 5 ans = clôture
PERVersements déductibles du revenu imposableImposition à la sortieBloqué jusqu’à la retraite (sauf cas légaux)
Livret AZéro risque, zéro impôtExonérésImmédiate, plafond 22 950 €
L’assurance-vie face aux autres enveloppes (2026)

La logique gagnante n’est pas « l’un ou l’autre » mais l’empilement : livrets pour la précaution, PEA pour les actions, PER pour la retraite si votre imposition le justifie, et l’assurance-vie comme couteau suisse au centre. Notre pilier investir en bourse complète le tableau côté marchés.

💼 Un mot pour les gros patrimoines : l’assurance-vie luxembourgeoise offre un cadre protecteur renforcé (le « super-privilège » qui place l’épargnant en créancier prioritaire) et des supports sur mesure, au prix de tickets d’entrée élevés, de plusieurs dizaines de milliers à plus de cent mille euros selon les contrats et les assureurs. Un sujet à creuser avec un conseiller au-delà de 250 000 € d’encours.

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📈 Fonds euros et ETF dans le même contrat

Ouvrir et alimenter son contrat, pas à pas

L’ouverture se fait aujourd’hui en ligne en une vingtaine de minutes : questionnaire de profil (obligatoire et utile, répondez honnêtement), pièce d’identité, justificatif de domicile, RIB, puis premier versement. L’assureur vous remet le Document d’Informations Clés (DIC) et le bulletin de souscription : lisez au moins la page des frais. Étape à ne pas bâcler : la clause bénéficiaire, qui désigne les personnes recevant le capital en cas de décès ; la clause standard (« mon conjoint, à défaut mes enfants… ») convient à la plupart des situations, mais elle se personnalise librement, et se révise au fil des événements de la vie (mariage, naissance, séparation).

Pour alimenter le contrat, deux écoles se combinent : les versements programmés (un virement mensuel automatique, la méthode la plus efficace pour lisser les points d’entrée sur les UC) et les versements libres au gré des rentrées d’argent. En multisupport et gestion libre, chaque versement se ventile entre fonds euros et UC selon la répartition que vous fixez ; en gestion pilotée, l’assureur applique l’allocation de votre profil.

Récupérer son argent : le guide du rachat

C’est souvent l’inquiétude cachée derrière l’ouverture d’un contrat : comment récupère-t-on son argent ? Trois portes existent, et aucune ne ferme le contrat sauf si vous videz tout.

  • Le rachat partiel : vous retirez la somme de votre choix, le reste continue de fructifier et le contrat garde son antériorité fiscale. C’est l’opération courante,
  • Le rachat total : vous récupérez tout et le contrat est clôturé, avec son antériorité perdue. À éviter sauf nécessité : un rachat partiel massif préserve la date du contrat,
  • L’avance : l’assureur vous prête temporairement une somme adossée à votre contrat, sans rachat ni fiscalité. Utile pour un besoin ponctuel, contre intérêts.

La démarche est simple : une demande depuis votre espace en ligne ou par courrier (avec RIB et pièce d’identité), en choisissant si possible l’option fiscale au moment du rachat. Côté délais, la loi est de votre côté : l’assureur dispose de 2 mois maximum pour verser les fonds ; au-delà, les sommes dues produisent des intérêts au taux dissuasif de 9,98 % pendant les deux premiers mois de retard, puis 13,30 % (source : service-public). En pratique, les bons contrats en ligne paient sous quelques jours.

Un exemple chiffré pour dédramatiser la fiscalité : vous rachetez 10 000 € sur un contrat de plus de 8 ans, dont 2 000 € de gains. L’abattement de 4 600 € absorbe la totalité des gains : zéro impôt sur le revenu, il ne reste que les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains, soit 344 €. Vous touchez 9 656 € sur 10 000 € retirés, en ayant retiré bien plus que vos seuls gains.

Risques, pièges et arnaques

Les risques honnêtes d’abord : les unités de compte peuvent perdre de la valeur, et un contrat chargé en frais peut transformer un bon fonds euros en placement médiocre. La parade tient dans le dosage (le fonds euros comme socle, les UC calibrées sur votre tolérance au risque) et dans le choix d’un contrat à frais bas.

Les pièges ensuite : les produits structurés proposés en UC, aux promesses de rendement conditionnel dont la protection saute dans les pires scénarios (l’ACPR a plusieurs fois mis en garde contre les fonds « à formule » complexes), et les fonds euros boostés dont le taux d’appel ne dure qu’un an ou deux. Lisez toujours ce qui se passe après la période de promotion.

Les arnaques enfin, en recrudescence : de faux contrats d’assurance-vie usurpant le nom d’assureurs ou d’associations connues circulent par démarchage, avec des « fonds euros » promettant 6 à 8 % garantis. Les réflexes sont les mêmes que partout : un rendement garanti anormalement élevé est un mensonge, un interlocuteur qui bouscule cherche à court-circuiter votre réflexion, et tout intermédiaire se vérifie sur le Regafi et les listes noires de l’ACPR et de l’AMF avant le moindre virement. Notre guide des arnaques financières détaille les schémas du moment.

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🛡️ Des contrats portés par de grands assureurs français

FAQ : vos questions sur l’assurance-vie

L’argent placé en assurance-vie est-il bloqué ?

Non, jamais. Un rachat partiel ou total est possible à tout moment, et l’assureur a 2 mois maximum pour verser les fonds. Le délai de 8 ans ne bloque rien : il marque simplement le moment où la fiscalité devient très avantageuse (abattement annuel de 4 600 € de gains, 9 200 € pour un couple).

Y a-t-il un plafond de versement en assurance-vie ?

Non, contrairement au PEA (150 000 €) ou au Livret A (22 950 €), l’assurance-vie n’a aucun plafond de versement. Deux seuils fiscaux existent en revanche : 150 000 € de primes pour le taux réduit de 7,5 % sur les rachats après 8 ans, et 152 500 € par bénéficiaire pour la transmission sans droits.

Peut-on perdre de l’argent avec une assurance-vie ?

Sur le fonds euros, non : le capital est garanti (parfois brut de frais de gestion, ce qui peut coûter quelques dixièmes de pourcent une mauvaise année). Sur les unités de compte, oui : actions, immobilier et ETF fluctuent, à la hausse comme à la baisse. C’est le dosage entre les deux qui fixe votre niveau de risque.

Quel rendement espérer d’une assurance-vie en 2026 ?

Le fonds euros moyen a servi 2,63 % en 2025 (chiffre ACPR), les contrats bien gérés entre 3 et 3,5 %. Les unités de compte dépendent des marchés : de l’ordre de 4 à 5 % par an pour l’immobilier collectif et 7 à 9 % pour les actions sur longue période, sans garantie. Un profil équilibré vise historiquement 3 à 5 % par an lissés.

Combien de contrats d’assurance-vie peut-on détenir ?

Autant que vous voulez. Détenir deux ou trois contrats est même une stratégie courante : comparer les performances réelles, séparer les projets, et diversifier les assureurs. Les abattements fiscaux des rachats s’apprécient toutefois globalement, tous contrats confondus.

Que se passe-t-il avant et après 8 ans ?

Avant 8 ans, les gains rachetés subissent la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple) s’applique, puis 24,7 % seulement jusqu’à 150 000 € de primes versées. La date d’ouverture déclenche le compteur : ouvrez tôt, même avec un petit montant.

L’assurance-vie échappe-t-elle vraiment à la hausse d’impôts 2026 ?

Oui. La hausse de la CSG au 1ᵉʳ janvier 2026 a porté les prélèvements sociaux à 18,6 % et la flat tax à 31,4 % sur la plupart des placements, mais le législateur a écarté l’assurance-vie du dispositif : ses gains restent à 17,2 % de prélèvements sociaux et 30 % de flat tax maximum. Un avantage relatif inédit face au compte-titres.

Assurance-vie ou PER pour la retraite ?

Le PER offre la déduction des versements du revenu imposable, mais bloque les fonds jusqu’à la retraite et impose à la sortie : il brille pour les contribuables fortement imposés. L’assurance-vie n’offre pas de déduction, mais reste disponible sans condition d’âge et transmet mieux. Beaucoup d’épargnants combinent les deux.

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