Tribune. Les propos exprimés dans cette tribune n’engagent que leur auteur, François Drouin, 20 ans d’expérience dans le restructuring, spécialiste en analyse financière des PME et en droit des entreprises en difficulté.
En résumé
Explosion des défaillances
- Record en 2025 : 69.957 défaillances, 267.200 emplois menacés
- Les procédures amiables (mandat ad hoc, conciliation) aussi en forte hausse
Les mesures COVID = un redressement judiciaire déguisé
- PGE (jusqu’à 25% du CA), reports fiscaux et gel des prêts : mécanisme identique à une procédure collective, mais remboursement en 4 ans au lieu de 10
- Les PME devaient atteindre +10% de rentabilité/an pour honorer leurs dettes, impossible pour la plupart (moyenne : 2-8%)
- Les banques ont refusé tout nouveau financement, bloquant toute sortie par la croissance
Une accumulation de crises depuis 2009
- Subprimes, gilets jaunes, COVID, inflation, guerre en Ukraine, instabilité politique, droits de douane US, guerre en Iran : les marges n’ont jamais pu se reconstituer
Aggravants structurels
- Délais de paiement allongés par les grandes entreprises (52% paient à +60 jours)
- Part de l’industrie française passée sous les 10% du PIB pour la 1ère fois en 2025
Perspective
- Fin de la crise aiguë attendue mi-2026, reprise possible ensuite… sauf nouveau choc
Depuis 2022 et la sortie de la partie sanitaire de la crise, le nombre de défaillances d’entreprises1 en France ne cesse d’augmenter pour arriver à une année record en 2025 :
- 2019 : 52.144 défaillances représentant 173.800 emplois menacés, dont 357 entreprises de plus de 50 salariés,
- 2022 : 42.514 défaillances représentant 143.500 emplois menacés, dont 286 entreprises de plus de 50 salariés,
- 2023 : 57.729 défaillances représentant 243.000 emplois menacés, dont 420 entreprises de plus de 50 salariés,
- 2024 : 67.830 défaillances représentant 255.700 emplois menacés, dont 553 entreprises de plus de 50 salariés,
- 2025 : 69.957 défaillances représentant 267.200 emplois menacés, dont 569 entreprises de plus de 50 salariés et au total 2.139 entreprises de plus de 20 salariés.
A tous ces chiffres doivent être ajoutés ceux des entreprises passant par une procédure amiable de prévention des difficultés (mandat ad hoc ou conciliation), par essence confidentiels, afin de restructurer l’endettement et dont on sait via les chiffres des tribunaux de commerce que leur nombre est en constante augmentation (5.678 procédures amiables de prévention en 2021, 7.225 en 2022, 8.174 en 2023, 8.773 en 2024, 7.790 au 24/11/2025). Le volume d’entreprises traversant des difficultés économiques et financières est donc significativement supérieur à celui des entreprises en procédures collectives (sauvegarde, redressement judiciaire et liquidation judiciaire) et ne se limite pas à de simples entreprises fantômes dont la disparition n’avait été que retardée.
En effet, les explications et commentaires avancés de manière récurrente sont que l’arrêt du soutien avec de l’argent public entraine le « rattrapage » des défaillances qui auraient dû avoir lieu en 2020 et 2021 dans un contexte économique normal et que le nombre très important de « faillites » provient de la disparition « d’entreprises fantômes ».
Si ce phénomène de rattrapage ne saurait être nié, il a surtout eu lieu en 2022 et 2023 avec notamment le concours de la double crise inflationniste du 2e semestre 2021 (reprise mondiale ayant entrainé une demande supérieure à l’offre sur les matières premières) et de 2022 (crise énergétique sur fond de guerre en Ukraine). Ainsi, résumer toutes les défaillances de 2022 à 2025 à ce simple prisme empêche de se poser les véritables questions relatives à la situation réelle des PME en France., la question des TPE étant différente.
En effet, depuis 2024, la part des PME dans les défaillances d’entreprises a atteint et même dépassé celui connu dans le cadre de la crise des subprimes en 2009, preuve s’il en était besoin que les difficultés rencontrées ne concernent pas que des entreprises fantômes. La comparaison entre ces deux crises, pourtant différentes dans leur origine et dans leur nature, demeure néanmoins intéressante. Dans les deux cas, les PME françaises ont été victimes d’un évènement exogène subite, impactant tous les secteurs de l’économie et générant un nombre important de défaillances. La grande différence se situe dans la temporalité. Là où la crise des subprimes s’est étalée sur 7 ans (de 2009 à 2016)2 sans réelle politique d’aides publiques avant de retrouver une période économique plus favorable (2017 à 2019), les conséquences de la crise COVID-19 sont de même ampleur mais sont concentrées sur 2 ans : de mi-2024 à mi-2026.
Mesures COVID-19 et PGE, un redressement judiciaire généralisé qui ne dit pas son nom
Développons. Afin de faire face à la crise sanitaire et d’éviter un nombre très significatif de défaillances d’entreprises consécutivement aux différentes périodes de confinement et de limitation d’activité, l’Etat français a mis en place un ensemble de mesures destinées à préserver la trésorerie des PME. D’une part, des mesures assimilables à des subventions, à savoir l’activité partielle (avec prise en charge des salaires) et un fonds de soutien. D’autre part, des mesures générant une accumulation de dettes à rembourser à terme. Bien entendu, il y a les Prêts Garantis par l’Etat (PGE), pouvant atteindre 25% du CAHT de l’entreprise et remboursable à taux réduit sur 4 ans après 2 années de différé. Mais il y a eu aussi un report de plusieurs mois de cotisations sociales et fiscales à rembourser sur 2 ans après une période de différé et un accord avec les établissements bancaires sur le gel des prêts moyen terme en cours pendant 6 mois (avec report d’échéance et rallongement des termes contractuels), nonobstant la demande de soutien formulée auprès des bailleurs sur un report de quelques mois de loyers commerciaux.
Si toutes ces mesures ont permis de sauvegarder, à minima temporairement, la trésorerie des entreprises du territoire et donc les activités et les emplois, la mécanique d’endettement et de remboursement des dettes constituées est totalement similaire à ce qui se passe dans le cadre d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire. En effet, de manière simplifiée, les dettes nées antérieurement à l’ouverture d’une procédure collective se voient gelées pendant 1 an (période d’observation) ce qui inclut les prêts bancaires, les dettes fiscales et sociales et les dettes fournisseurs. Puis, quand cela est possible (ce qui est régulièrement le cas pour les entreprises de plus de 20 salariés), un plan de continuation est adopté prévoyant un remboursement des dettes sur un maximum de 10 ans (15 ans pour les agriculteurs) dont la 1ère échéance intervient 1 an après l’adoption dudit plan.
Par comparaison, le gel sur 6 mois des prêts moyen terme et le report de plusieurs échéances fiscales sont équivalents au gel des dettes en procédure collective, les PGE venant remplacer les dettes fournisseurs (qui ont d’ailleurs été payées grâce aux PGE). La période différée avant mise en place d’un échéancier pour les dettes fiscales et sociales et les 2 ans de différé avant remboursement des PGE revient à l’année de période d’observation et l’année de report pour le paiement de la 1ère échéance. Enfin, le remboursement du tout se fait sur plusieurs années. En clair, c’est comme si nous avions mis toutes les PME de France en sauvegarde ou en redressement judiciaire sans le dire. La différence majeure se situe dans le délai de remboursement : là où les plans de continuation ont une durée légale maximale de 10 ans, les dettes constituées au cours de la crise sanitaire COVID-19 devaient être remboursées… sur 4 ans !
Le remboursement des dettes COVID-19, un défi quasi-impossible à relever
Lorsqu’un plan de continuation est adopté à l’issue d’une procédure collective, la compatibilité entre le total des dettes et la capacité de remboursement de l’entreprise a été préalablement vérifiée. Au demeurant, même si le ratio suivant doit s’adapter selon les secteurs d’activité, il peut être considérer qu’une entreprise dont les dettes nées antérieurement à l’ouverture d’une procédure collective et admises au plan sont supérieures à 40% du CAHT, alors l’entreprise n’est pas « redressable ». En effet, un plan sur 10 ans génère mathématiquement une nécessité de réalisation d’au moins 4 % de rentabilité (capacité d’autofinancement3) par an pendant 10 ans (40% divisé par 10 ans) pour faire face aux échéances du plan, sans même prendre en considération les besoins d’investissements (car une entreprise industrielle qui n’investit pas pendant 10 ans pour rembourser ses dettes mourra guérie : plus de dettes mais outil de production obsolète) et le financement des variations éventuelles à la hausse du besoin en fonds de roulement4. Or, la rentabilité moyenne d’une TPE/PME en France étant comprise entre 2% et 8%, il devient extrêmement difficile de transformer une entreprise généralement déficitaire antérieurement à la procédure collective dont elle fait l’objet en une entreprise qui réalise plus de 4% de rentabilité par an.
Pour les mesures COVID-19, le défi était encore plus grand. En effet, comme nous l’avons vu, les PGE pouvaient atteindre 25% du CAHT à rembourser sur 4 ans après 2 ans de différé. Ainsi, mathématiquement, les TPE/PME devaient atteindre 6,25% de rentabilité par an pendant 4 ans (25% divisé par 4 ans) de 2022 à 2026 juste pour rembourser les PGE. Si vous ajoutez à cela les échéanciers fiscaux et sociaux sur 2022 et 2023 ainsi que les échéanciers des prêts bancaires souscrits antérieurement à la crise COVID-19, la rentabilité cible devient supérieure à 10% par an !!!! Impossible pour la plupart des PME françaises.
Nous touchons là à la quadrature du cercle. Pour pouvoir faire face, les entreprises n’avaient pas d’autre choix que de jeter toutes leurs forces dans une recherche de croissance afin d’augmenter leur CAHT et donc de diminuer par le volume le taux de performance à atteindre. Or, toute croissance nécessite le financement de l’augmentation du besoin en fonds de roulement et la réalisation d’investissements permettant d’accroitre la capacité de production. Ces financements nécessitent la souscription de nouveaux prêts bancaires à défaut d’actionnaires capables d’apporter les sommes suffisantes (ce qui est généralement le cas dans les PME). Mais les établissements bancaires, après avoir accordé dans un 1er temps des PGE sans regarder la capacité de remboursement, et malgré la garantie de l’Etat à hauteur de 90% sur lesdits PGE, ont refusé d’accorder de nouveaux prêts en raison de l’existence de dettes trop importantes et/ou d’une capacité de remboursement insuffisante. La messe était dite.
Pour tout spécialiste des entreprises en difficulté, il ne fallait pas être grand clerc pour anticiper que les PME françaises allaient se débattre pendant 1 an ou deux ans à compter de 2022, fin de la période de différé, pour rembourser leur PGE avant de ne plus pouvoir faire face à partir de 2024 faute non pas de viabilité des modèles économiques ni même de rentabilité dans l’absolu, mais d’une rentabilité insuffisante compte tenu du poids de l’ensemble des dettes COVID et avant COVID. De plus, dans sa grande schizophrénie, l’Etat pousse à juste titre dans sa législation commerciale à l’utilisation des procédures amiables de prévention des difficultés (mandat ad hoc, conciliation) mais parallèlement, toute demande de rallongement d’un PGE dans ce cadre entraine de facto une révision à la hausse du taux d’emprunt et une inscription sur le fichier BANQUE DE France des incidents de paiement bloquant toute nouvelle souscription d’emprunts tant que le PGE n’est pas intégralement remboursé. Beaucoup de PME ne pouvait pas se permettre de subir une telle inscription et les directeurs locaux de la BANQUE DE France déconseillaient eux-mêmes la médiation du crédit pour renégocier les PGE.
Ainsi, le sujet des dettes résultant de la crise COVID sera totalement traité à compter du 2e semestre 2026 : soit les PME auront réussi à rembourser les PGE (il en existe mais à quel prix), soit les dettes COVID-19 auront été rééchelonnées via une procédure de conciliation malgré les conséquences d’une révision des PGE, soit les entreprises auront fait l’objet d’une procédure collective.
Nous arrivons donc à ce jour vers la fin de ce processus. Mais un problème n’arrivant jamais seul, les PME françaises doivent en plus composer avec un ensemble d’évènements ultérieurs à la crise sanitaire COVID-19 qui vient entamer leur rentabilité et/ou leurs perspectives commerciales.
PME Française ou la crise permanente
Être dirigeant d’une PME en France n’est clairement pas une sinécure actuellement. N’ayons pas la mémoire courte. Depuis la crise des subprimes, les entreprises françaises n’ont pas connu de réelles années de calme : crise des subprimes de 2009 à 2016, grève des gilets jaunes fin 2018, grève sur la réforme des retraites en 2019, crise COVID-19 en 2020 et 2021, crise inflationniste des matières premières au 2e semestre 2021, crise inflationniste de l’énergie suite à la guerre en Ukraine début 2022, nouvelles grèves sur la réforme des retraites en 2023, dissolution de l’assemblée nationale en 2024, augmentation des droits de douane par les USA en 2025, guerre en Iran en 2026.
De manière pratique, les crises inflationnistes de 2021 ont entrainé une forte augmentation du coût des matières premières au 2e semestre et même des ruptures d’approvisionnement. La crise de l’énergie en 2022 a entrainé une augmentation très importante des coûts de production industrielle (électricité, gaz). Toutes les PME n’ont pas pu répercuter entièrement ces surcoûts dans leur prix de vente et cette répercussion s’est de toute façon opérée avec un décalage temporel. Cela a mécaniquement attaqué les marges au moment même où il fallait augmenter ces dernières pour pouvoir faire face à l’endettement COVID-19.
La dissolution de l’Assemblée nationale et la problématique budgétaire a généré un climat d’incertitude et un ralentissement de l’investissement public. Nous avons d’ailleurs pu observer une diminution du carnet de commandes des bureaux d’études au 1er trimestre 2024, signe du ralentissement des investissements privés à venir et préjugeant d’un ralentissement économique à partir de septembre 2024, période à laquelle les défaillances d’entreprises ont d’ailleurs commencé à réellement exploser.
Pour les PME exportatrices, la forte augmentation des droits de douanes des Etats-Unis a impacté significativement les carnets de commandes et a même causé des disparitions de PME.
Enfin, la guerre en Iran entraine actuellement une inflation des prix des carburants ce qui va de nouveau impacter la rentabilité des PME par augmentation significatif des coûts de transports qui ne pourront pas être répercutés immédiatement.
A cela doit s’ajouter la problématique des délais de paiement interentreprises (enjeu de 13 milliards d’euros). Les observations ALTARES et de la BANQUE DE France en 2024 et 2025 mettent en avant un allongement des délais de paiement des Grandes Entreprises, 52% d’entre elles payant à plus de 60 jours en 2024 et une part significative payant à plus de 90 jours fin 2025 (contre un délai maximum légal de 60 jours suite à la Loi de Modernisation de l’Economie dite LME de 2008), ainsi qu’une augmentation de 14,8% des retards de paiement des créances publiques au 4e trimestre 2025.
Je ne développerai pas ici les difficultés spécifiques de certains secteurs d’activité comme par exemple l’électrification expresse des véhicules qui a déstabilisé une industrie automobile déjà fragile ou les centrales d’achats des Grandes et Moyennes Surfaces qui négocient actuellement à la baisse les prix ou au mieux n’acceptent que des augmentations comprises entre 0% et 1% faisant ainsi pression sur la marge de leurs petits fournisseurs.
En conclusion, la disparition d’entreprises fantômes mais pas uniquement
La crise économique que nous vivons actuellement est donc multifactorielle. Elle résulte de la conjonction du poids de l’endettement des entreprises issu de la crise sanitaire COVID-19, de la limitation de la capacité d’investissements à cause de cet endettement et divers évènements nationaux et internationaux favorisant des phases inflationnistes ainsi que des difficultés à l’export. Dans ce contexte, les entreprises dites fantômes ont pour l’essentiel disparu entre 2022 et 2024.
Au demeurant, rappelons que 8 entreprises sur 10 disparaissent dans les 5 ans de leur création et que le mal français est la sous-capitalisation de ses entreprises. Parallèlement, plus de 90% des défaillances d’entreprises concernent des TPE de moins de 5 voire moins de 3 salariés (faisant généralement l’objet d’une liquidation judiciaire directe). Nous pouvons y voir ici un lien de cause à effet qui justifie d’un niveau constant de défaillances d’entreprises, pouvant être estimé entre 35.000 et 45.000 par an. C’est donc bien l’évolution du volume complémentaire, qui concerne les PME et les Grandes Entreprises qu’il est intéressant d’analyser au regard du contexte économique afin de ne pas tomber dans un raccourci pouvant amener à une analyse erronée.
Depuis septembre 2024, date du début de l’explosion des défaillances sur le territoire, ce sont bel et bien les PME et des grandes entreprises qui traversent des difficultés majeures. L’ultime chiffre démontrant cela est la part de l’industrie dans l’économie française passant pour la première fois de son histoire en dessous de la barre des 10% en 2025. La démonstration faite ci-dessus sur l’incompatibilité entre le poids des dettes COVID-19 et le niveau de performance des PME françaises a été portée sur le terrain dès 2021 par les professionnels de l’accompagnement des entreprises en difficultés auprès des services de l’Etat (Comité Economique des Préfectures…), sans pour autant être réellement entendu, et a même été rapportée (tardivement) par Monsieur Arnaud MONTEBOURG dans le cadre de la commission d’enquête sénatoriale en mai 2025.
La période qui va s’ouvrir à partir de septembre 2026 peut constituer une période de reprise après 2 à 3 ans de crise aigüe, la plupart des PME devant se trouver libérées du poids d’un endettement « mort » (c’est-à-dire non rattaché à de l’investissement) et pouvant de nouveau reprendre une politique d’investissements. Sous réserve que d’autres évènements nationaux ou internationaux, politiques ou économiques ou climatiques, ne viennent ajouter de nouvelles sources de difficultés…
Sources
Rapport ALTARES sur les défaillances d’entreprises 2019, 2022, 2023, 2024 et 2025
Rapport COFACE d’octobre 2025 relatif aux délais de paiement interentreprises
Bulletin de la BANQUE DE France d’octobre 2025 sur l’évolution des délais de paiement interentreprises
Observatoire des Données Economiques du Conseil National des Administrateurs Judiciaires et Mandataires judiciaires – Bilan 2022 et 2024 et Indicateurs au 24/11/2025
Ministère de la Justice – Rapport de l’activité civile et commerciales des juridictions 2013
SDSE RGC – Evolution des demandes et des ouvertures de mandat ad hoc et de conciliation 2006-2011 et 2011-2015
Notes :
1 C’est-à-dire faisant l’objet de procédure judiciaire de prévention ou de traitement des difficultés, à savoir la sauvegarde, le redressement judiciaire ou la liquidation judiciaire
2 63.700 défaillances et 2.477 procédures amiables de prévention en 2009, 64.000 défaillances et 1.913 procédures amiables de prévention en 2013 et 63.400 défaillances et 2.513 procédures amiables de prévention en 2015
3 Trésorerie potentiellement créée par l’entreprise sur une période données, généralement l’exercice comptable de 12 mois, servant en théorie à investir mais en réel à rembourser les prêts bancaires
4 Disponibilités dont l’entreprise doit disposer afin de faire face à ses charges quotidiennes avant d’encaisser le produit de ses ventes.
François Drouin – 20 ans d’expérience dans le restructuring, spécialiste en analyse financière des PME et en droit des entreprises en difficulté
