Logements meublés touristiques, ce qui change en 2024 !

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Suspension inattendue de la réforme fiscale des meublés de tourisme : ce que cela signifie pour vous ! Découvrez comment les propriétaires peuvent encore bénéficier des règles avantageuses de 2023 pour leurs revenus locatifs cette année. Entre avantages maintenus et nouvelles options à explorer, notre guide complet vous éclaire pour naviguer au mieux dans ce labyrinthe fiscal. Ne manquez pas nos conseils pour optimiser votre situation !

Résumé :

  • Les réformes fiscales concernant les meublés de tourisme classés ont été suspendus après leur vote
  • Il est possible sur demande de conserver la réglementation de 2023 pour les meublés de tourisme non classés
  • Les logements situé dans des zones non tendues pourront bénéficier d’un abattement supplémentaire
  • Des réformes sont à venir pour 2025 afin d’aligner la fiscalité des meublés sur celle des locations vides

Quel propriétaire louant des meublés de tourisme n’a pas craint un alourdissement de sa fiscalité avec la réforme prévue pour 2024 ? Mais coup de théâtre, le gouvernement a fait marche arrière ! L’objectif initial de durcir la fiscalité des meublés classés a en effet été abandonné. À la place, les députés ont voté une réforme des meublés non classés… aussitôt suspendue par Bercy.

Résultat, les règles fiscales avantageuses appliquées en 2023 sont finalement prolongées pour vos loyers perçus cette année. Une bouffée d’oxygène pour la rentabilité de votre investissement locatif ! Mais les subtilités de ce revirement sont nombreuses et différentes options s’offrent à vous selon votre situation. Pas de panique, on vous explique tout pour que vous puissiez faire les bons choix.

Les nouvelles règles pour les meublés non classés

Si vous louez un meublé de tourisme sans classement, comme sur les plateformes type Airbnb, les règles changent cette année. Mais pas de panique, c’est plutôt une bonne nouvelle ! Jusqu’ici, vos loyers relevaient du régime fiscal micro-BIC jusqu’à 77 700€ de recettes annuelles, avec un abattement forfaitaire pour charges de 50%. Désormais, ce seuil est abaissé à 15 000€ et l’abattement n’est plus que de 30%.

Mais rassurez-vous, vous avez le choix. L’administration fiscale vous permet en effet de conserver les règles de 2023 si vous le souhaitez, et donc de rester en micro-BIC jusqu’à 77 700€ de loyers avec 50% d’abattement. Une option à saisir si vos charges réelles sont inférieures à ce montant forfaitaire.

L’autre possibilité est d’opter dès cette année pour les nouvelles règles, c’est-à-dire le seuil de 15 000€. L’intérêt ? Pouvoir basculer dans le régime réel d’imposition dès que vos loyers dépassent ce montant. Cela vous permettra de déduire vos charges pour leur montant réel (intérêts d’emprunt, assurance, taxe foncière…) mais aussi d’amortir le logement et le mobilier. 

De quoi réduire fortement votre base fiscale ! Attention toutefois, ce régime nécessite une comptabilité bien tenue et des déclarations plus compliquées. En cas d’irrégularités, vous risquez un redressement fiscal..

Les règles maintenues pour les meublés classés en 2023

Vous avez fait classer votre meublé en « meublé de tourisme » ? Bonne pioche, les règles fiscales de 2023 sont maintenues pour vos loyers de cette année ! Vous restez donc en micro-BIC jusqu’à 188 700€ de loyers annuels, avec un abattement forfaitaire confortable de 71%.

Et ce n’est pas tout. Si votre logement se situe en zone non tendue (autrement dit hors des grandes agglomérations) et que vos loyers de 2022 étaient inférieurs à 15 000€, vous bénéficiez même d’un abattement supplémentaire de 21% ! Cumulé au 71% habituel, cela vous fait une base fiscale réduite à seulement 8% de vos loyers perçus. Prenons un exemple : pour 10 000€ de recettes locatives en 2023, seuls 800€ seront imposables. À vous les économies d’impôts substantielles !

Mais n’oubliez pas qu’à terme, la fiscalité des meublés classés ou non devrait être alignée sur celle des locations vides. C’est l’objet d’une proposition de loi en cours, qui pourrait s’appliquer dès 2025. Seul le régime micro-BIC serait concerné. Vous conserveriez en revanche les atouts fiscaux du régime réel. Une bonne raison pour envisager dès maintenant d’y basculer !

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